Madagascar annonce le blocage des sites diffusant des contenus obscènes
jeudi 9 juillet 2026
En Afrique, plusieurs pays adoptent des mesures pour encadrer les contenus en ligne. À Madagascar, le Conseil des ministres a décidé de réguler les plateformes diffusant des contenus jugés obscènes.
Lors du Conseil des ministres tenu mercredi 8 juillet, le gouvernement malgache a décidé de bloquer les sites Internet diffusant des images et des vidéos à caractère pornographique.
L’Exécutif justifie cette décision par la préservation de l’ordre public, estimant que la prolifération de ces contenus « favorise la recrudescence de diverses formes de délinquance et participe à la dégradation du climat sécuritaire ».
Les ministères et organismes publics concernés ont été chargés de travailler ensemble afin d’assurer l’application de la mesure, sans qu’un calendrier précis ni les mécanismes techniques de mise en œuvre ne soient précisés.
Cette décision intervient dans un contexte de durcissement progressif de la politique numérique malgache. En mai 2026, le ministère de la Communication et de la Culture avait déjà alerté sur la prolifération des contenus obscènes sur les réseaux sociaux. Le 15 juin, la ministre O’Gascar Fenosoa Mandrindrarivony avait évoqué l’élaboration d’une loi spécifique pour réguler les réseaux sociaux au nom de la lutte contre le harcèlement, la diffamation et la désinformation.
L’initiative malgache s’inscrit dans une tendance continentale. Selon Comparitech, 23 pays africains imposent déjà des restrictions à l’accès aux contenus pornographiques en ligne. Selon le rapport « Freedom on the Net 2025 » de Freedom House, plusieurs pays, dont le Soudan, disposent d’unités dédiées au filtrage de ce type de contenu, tandis qu’en Afrique du Nord, l’ensemble des États bloque l’accès à la pornographie au nom de législations relatives aux bonnes mœurs ou de considérations religieuses.
Adoni Conrad Quenum
(Source : WeAreTechAfrica, 9 juillet 2026)
OSIRIS