OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Décembre 2019 > Mactar Seck : « Faut-il passer à un RGPD africain ? Réponse à Yaoundé »

Mactar Seck : « Faut-il passer à un RGPD africain ? Réponse à Yaoundé »

mardi 3 décembre 2019

Portrait/Entretien

La réunion régionale africaine de suivi et d’examen du SMSI sur le thème : « les technologies de l’information et des communications au service de la réalisation des objectifs du développement durable » et la réunion du groupe des experts sur le thème : « Promouvoir le secteur privé africain à l’ère du Big Data » se sont ouvertes ce 03 décembre 2019 à Yaoundé au Cameroun. C’était en présence de la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng.

Durant deux jours, les décideurs, les experts et les entreprises du secteur des TIC et du secteur privé, les représentants des communautés économiques régionales et des organisations intergouvernementales, les représentants des organisations régionales et internationales, les praticiens des télécommunications, les acteurs de la société civile, les universitaires et chercheurs vont engager une réflexion sur la place et sur l’avenir des big data dans le secteur privé en Afrique.

Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA a, durant cette rencontre, souligné l’importance du rôle du secteur privé africain dans l’ère du Big Data. Il a par ailleurs présenté le contexte de l’activité du Centre numérique d’excellence de la CEA sur l’identification numérique, le commerce numérique et l’économie numérique. Digital Business Africa l’a rencontré pour son avis sur les défis de l’Afrique dans le secteur du big data.

Mactar Seck : « Le Big data comme on le dit est le nouveau pétrole »

La réunion du groupe des experts qui s’est ouverte ce 03 décembre 2019 à Yaoundé au Cameroun sur le thème : « promouvoir le secteur privé africain à l’ère du Big Data ». A quel niveau placez-vous l’importance de cette rencontre ?

L’importance est à plusieurs niveaux. Le Big data comme on le dit est le nouveau pétrole. Et cela peut donner beaucoup d’opportunités aux pays africains, notamment dans la création des emplois pour les jeunes Africains qui ont plus de possibilités avec le Big data. Il offre également des opportunités de développement de compétences et de savoir-faire, mais surtout des possibilités d’accès aux nouveaux marchés.

L’environnement en Afrique est-il propice pour que les jeunes et le secteur privé africain puissent effectivement bénéficier des possibilités du big data ?

Les Etats africains sont situés à plusieurs niveaux. Il y a des Etats qui sont avancés dans ce domaine et d’autres moins. En général, le big data existe en Afrique, mais les infrastructures adéquates ne sont pas disponibles. Le cadre réglementaire pour l’utilisation de ces big data pose également problème. Dans plusieurs pays, ce cadre réglementaire n’existe pas. Vous avez comme exemple la Convention de l’Union africaine (UA) sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel aussi appelée « Convention de Malabo » qui est actuellement ratifiée par six ou sept Etats membres seulement. Cela montre qu’il y a vraiment un gap au niveau réglementaire concernant les big data et concernant les données personnelles et les données publiques. Il n’y a pas encore de législation adéquate à ces problématiques-là dans les pays africains.

Vous envisagez donc clarifier tout cela et commencer à trouver une solution ici à Yaoundé lors de ces rencontres…

Les données en général sont gérées par des multinationales qui ne sont pas situées en Afrique. Ce sont les questions de souveraineté et de sécurité qui sont mis en jeu. Et cela concerne même des questions économiques, éthiques et sociales.

Effectivement ! Ajouté à cela, nous devons définir les opportunités, les enjeux et aussi faire les recommandations. Il y a des sessions plénières et les sessions de groupes où des experts réfléchissent sur les secteurs précis et formulent des réglementations. Ces recommandations permettront d’appréhender les Big data et de tirer profit.

Vous avez parlé de la Convention de Malabo sur les données à caractère personnel en Afrique. En Europe, il y a déjà le Règlement général sur la protection des données personnelles qui est entrée en vigueur il y a quelques années et qui contient des obligations et devoirs que sont tenus d’appliquer les grands acteurs de l’économie numérique et des big data comme les Gafa. J’ai par exemple discuté avec des responsables de Facebook il y a quelques temps et ils m’ont indiqué qu’ils appliquent en Afrique en grande partie les termes du RGPD. Pourquoi l’Afrique n’a-t-elle pas son propre RGPD, complet incluant toutes les problématiques soulevées par les Big data et les données personnelles, imposé aux Gafa et autres ?

C’est effectivement l’un des points de discussion de la réunion de Yaoundé. Faut-il améliorer la Convention de Malabo sur les données personnelles ? Faut-il passer à un RGPD africain ? Ces questions sont sur la table de discussion d’un panel à la réunion qui se tient actuellement à Yaoundé. Les conclusions, nous les auront demain. Les experts vont-ils proposer à la CEA de travailler avec ses partenaires de l’Union africaine pour mettre sur pied un RGPD africain ? Nous le saurons demain.

Les travaux sont actuellement en groupes, mais demain ils seront présentés en plénière. C’est un sujet très important et très sensible. Parce que les données en général sont gérées par des multinationales qui ne sont pas situées en Afrique. Ce sont les questions de souveraineté et de sécurité qui sont mis en jeu. Et cela concerne même des questions économiques, éthiques et sociales. La Convention de Malabo répond en partie à certaines de ces questions, mais toutes les questions ne sont pas traitées au sujet de ces problématiques.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

Jephté Tchemedie

(Source : Digital Business Africa, 3 décembre 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5076/5564 Régulation des télécoms
  • 384/5564 Télécentres/Cybercentres
  • 3888/5564 Economie numérique
  • 2014/5564 Politique nationale
  • 5564/5564 Fintech
  • 583/5564 Noms de domaine
  • 2159/5564 Produits et services
  • 1639/5564 Faits divers/Contentieux
  • 813/5564 Nouveau site web
  • 5514/5564 Infrastructures
  • 1945/5564 TIC pour l’éducation
  • 214/5564 Recherche
  • 266/5564 Projet
  • 4101/5564 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2061/5564 Sonatel/Orange
  • 1808/5564 Licences de télécommunications
  • 308/5564 Sudatel/Expresso
  • 1192/5564 Régulation des médias
  • 1397/5564 Applications
  • 1155/5564 Mouvements sociaux
  • 1815/5564 Données personnelles
  • 299/5564 Big Data/Données ouvertes
  • 654/5564 Mouvement consumériste
  • 398/5564 Médias
  • 711/5564 Appels internationaux entrants
  • 1932/5564 Formation
  • 109/5564 Logiciel libre
  • 2448/5564 Politiques africaines
  • 1162/5564 Fiscalité
  • 195/5564 Art et culture
  • 636/5564 Genre
  • 1941/5564 Point de vue
  • 1171/5564 Commerce électronique
  • 1618/5564 Manifestation
  • 345/5564 Presse en ligne
  • 144/5564 Piratage
  • 232/5564 Téléservices
  • 1213/5564 Biométrie/Identité numérique
  • 334/5564 Environnement/Santé
  • 388/5564 Législation/Réglementation
  • 481/5564 Gouvernance
  • 1956/5564 Portrait/Entretien
  • 159/5564 Radio
  • 1006/5564 TIC pour la santé
  • 311/5564 Propriété intellectuelle
  • 66/5564 Langues/Localisation
  • 1170/5564 Médias/Réseaux sociaux
  • 2252/5564 Téléphonie
  • 219/5564 Désengagement de l’Etat
  • 1222/5564 Internet
  • 122/5564 Collectivités locales
  • 463/5564 Dédouanement électronique
  • 1432/5564 Usages et comportements
  • 1175/5564 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 606/5564 Audiovisuel
  • 3651/5564 Transformation digitale
  • 439/5564 Affaire Global Voice
  • 169/5564 Géomatique/Géolocalisation
  • 414/5564 Service universel
  • 718/5564 Sentel/Tigo
  • 199/5564 Vie politique
  • 1719/5564 Distinction/Nomination
  • 40/5564 Handicapés
  • 783/5564 Enseignement à distance
  • 814/5564 Contenus numériques
  • 657/5564 Gestion de l’ARTP
  • 203/5564 Radios communautaires
  • 2152/5564 Qualité de service
  • 615/5564 Privatisation/Libéralisation
  • 143/5564 SMSI
  • 526/5564 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3100/5564 Innovation/Entreprenariat
  • 1496/5564 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5564 Internet des objets
  • 189/5564 Free Sénégal
  • 1021/5564 Intelligence artificielle
  • 223/5564 Editorial
  • 18/5564 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5564 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous