OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2008 > Libéralisation ne rime pas avec libération...

Libéralisation ne rime pas avec libération...

mardi 30 septembre 2008

Privatisation/Libéralisation

Dix ans après l’octroi d’une licence de téléphonie mobile à Sentel, le moment est venu de s’interroger sur ce qui a vraiment changé sur le marché sénégalais des télécommunications. Lorsque fut adopté la loi n° 96-03 du 22 février 1996 portant Code des télécommunications, il s’agissait de répondre aux exigences des institutions de Bretton Woods dont la devise est symbolisée par le triptyque « privatisation, libéralisation, régulation ». Les conséquences de cette loi furent la privatisation de la Sonatel en 1997 et l’instauration d’un régime de concurrence limitée pour la téléphonie mobile et d’un régime de concurrence totale pour les services à valeur ajoutée, la téléphonie fixe continuant à bénéficier d’un régime de monopole. L’année 1998 fut marquée par l’arrivée d’un second opérateur de téléphonie mobile, Sentel filiale de Millicom International, suite à un appel d’offres à propos duquel les Sénégalais ne reçurent pas la moindre information si ce n’est le résultat final ! La concurrence dans ce secteur permit à la fois la baisse du prix de l’abonnement et celui des tarifs des communications avec pour résultat un accroissement exponentiel du nombre d‘abonnés qui passera de 100.000 à 4.720.835 en une décennie et une extension de la couverture du réseau qui dessert aujourd’hui près de 90% de la population. En 2001, un nouveau code des télécommunications fut adopté qui permit notamment la création de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) dont la mise en place aurait dû précéder l’ouverture du marché à la concurrence L’existence d’une telle structure aurait peut être empêché que la Sonatel, usant et abusant de sa position dominante sur le marché des services Internet, n’oblige la douzaine de fournisseurs de services Internet (FSI) à mettre, l’un après l’autre, la clé sous la porte au point d’être actuellement la seule à offrir ce type de services. Conséquence directe, simple coïncidence ou raison parmi d’autres, toujours est-il que le nombre d’abonnés à Internet n’a que faiblement progressé durant cette période passant de 5000 en 1998 à un peu plus de 44.000 en juin 2008 quand un pays comme la Tunisie, qui compte à peu près le même nombre d’habitants que le Sénégal, en est à plus de 150.000 abonnés. L’année 2004 a été caractérisée par la décision de l’Etat de mettre officiellement fin au monopole accordée à la Sonatel pour la fourniture de services de téléphonie fixe, cela étant en l’absence d’un autre opérateur autorisé à fournir ce type de services, rien n’a changé dans ce secteur. Certes en 2008, une licence globale, fixe, mobile et Internet, a bien été accordée à Sudatel, après un processus d’appel d’offres peu orthodoxe qui a soulevé une vive polémique et de nombreuses questions, mais le démarrage des activités du nouvel opérateur n’est toujours pas effectif prolongent d’autant le monopole de facto la Sonatel. Au final malgré l’existence officielle de trois opérateurs (Sonatel, Sentel et Sudatel) sur le marché sénégalais des télécommunications, les segments de la terminaison et de la collecte de trafic sur les réseaux fixes, le transit national et international, la transmission de données, la location de capacités, le marché IP, l’accès aux services spéciaux et les services de signalisation nécessaires au roaming international, font l’objet d’un monopole de la Sonatel qui domine par ailleurs largement le segment de la téléphonie mobile dont elle détient 79,5% de parts en termes de trafic. Conclusion, les fruits de la libéralisation du marché des télécommunications n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Liberté de choix, amélioration de la qualité et diversification des services et baisse des tarifs, notamment nationaux, restent hypothétiques pour les Sénégalais dont la seule certitude est d’avoir perdu leur opérateur national passé entre les mains du grand capital international, comme quoi libéralisation ne rime pas avec libération !

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4633/5317 Régulation des télécoms
  • 357/5317 Télécentres/Cybercentres
  • 3421/5317 Economie numérique
  • 1874/5317 Politique nationale
  • 5186/5317 Fintech
  • 590/5317 Noms de domaine
  • 2171/5317 Produits et services
  • 1525/5317 Faits divers/Contentieux
  • 838/5317 Nouveau site web
  • 5317/5317 Infrastructures
  • 1968/5317 TIC pour l’éducation
  • 192/5317 Recherche
  • 249/5317 Projet
  • 3742/5317 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2067/5317 Sonatel/Orange
  • 1711/5317 Licences de télécommunications
  • 283/5317 Sudatel/Expresso
  • 1108/5317 Régulation des médias
  • 1336/5317 Applications
  • 1391/5317 Mouvements sociaux
  • 2023/5317 Données personnelles
  • 130/5317 Big Data/Données ouvertes
  • 613/5317 Mouvement consumériste
  • 379/5317 Médias
  • 725/5317 Appels internationaux entrants
  • 1704/5317 Formation
  • 92/5317 Logiciel libre
  • 2050/5317 Politiques africaines
  • 1088/5317 Fiscalité
  • 179/5317 Art et culture
  • 613/5317 Genre
  • 1885/5317 Point de vue
  • 1068/5317 Commerce électronique
  • 1523/5317 Manifestation
  • 414/5317 Presse en ligne
  • 132/5317 Piratage
  • 217/5317 Téléservices
  • 956/5317 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5317 Environnement/Santé
  • 377/5317 Législation/Réglementation
  • 358/5317 Gouvernance
  • 1874/5317 Portrait/Entretien
  • 153/5317 Radio
  • 761/5317 TIC pour la santé
  • 289/5317 Propriété intellectuelle
  • 60/5317 Langues/Localisation
  • 1267/5317 Médias/Réseaux sociaux
  • 2146/5317 Téléphonie
  • 263/5317 Désengagement de l’Etat
  • 1165/5317 Internet
  • 120/5317 Collectivités locales
  • 481/5317 Dédouanement électronique
  • 1193/5317 Usages et comportements
  • 1142/5317 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 566/5317 Audiovisuel
  • 3514/5317 Transformation digitale
  • 449/5317 Affaire Global Voice
  • 167/5317 Géomatique/Géolocalisation
  • 377/5317 Service universel
  • 684/5317 Sentel/Tigo
  • 189/5317 Vie politique
  • 1576/5317 Distinction/Nomination
  • 35/5317 Handicapés
  • 708/5317 Enseignement à distance
  • 902/5317 Contenus numériques
  • 676/5317 Gestion de l’ARTP
  • 188/5317 Radios communautaires
  • 1880/5317 Qualité de service
  • 455/5317 Privatisation/Libéralisation
  • 144/5317 SMSI
  • 533/5317 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2809/5317 Innovation/Entreprenariat
  • 1625/5317 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 76/5317 Internet des objets
  • 170/5317 Free Sénégal
  • 784/5317 Intelligence artificielle
  • 209/5317 Editorial
  • 54/5317 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5317 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous