OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2006 > Les TIC plus que jamais présentes sur le champ de bataille politique

Les TIC plus que jamais présentes sur le champ de bataille politique

dimanche 30 avril 2006

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) prennent une place grandissante dans la vie politique sénégalaise depuis une décennie. Certes, le fichier électoral avait bien été informatisé dès 1977, mais pendant longtemps cet aspect n’avait guère intéressé les Sénégalais et les Sénégalaises jusqu’à ce que la question de sa fiabilité soit au cœur de ce que l’on appela pendant des années « le contentieux pré-électoral ». Dès lors, l’utilisation des TIC, dans les différentes phases du processus électoral comme par les divers acteurs du champ politique, s’est banalisée. C’est ainsi que l’on a assisté à la mise en ligne sur Internet du fichier électoral par le ministère de l’Intérieur en 1998, à la création de sites Web par les partis politiques et même par l’organe indépendant chargé de la supervision des élections (ONEL), à l’utilisation combinée du téléphone portable et des radios privées, lors des élections législatives de 1998 et de la présidentielle de 2000, afin d’annihiler les tentatives de fraudes, à des opérations de marketing politique via le téléphone lors des législatives d’avril 2001 et tout dernièrement à l’instauration d’une carte nationale d’identité numérisée contenant des informations biométriques pour sécuriser définitivement le fameux fichier électoral. Au gré des soubresauts de la vie politique, des initiatives ont été lancées via Internet, des sites web créés pour faire le bilan du régime en place, des pétitions en ligne initiées pour demander la libération d’un responsable politique, des cédéroms envoyés dans les rédactions pour porter la contradiction politique de l’intérieur d’une prison, des manifestes mis en ligne, etc. De trois en 1999, le nombre de partis politiques disposant d’un site Web est passé à huit en 2006 et à coté de ces derniers, il existe de plus en plus de sites consacrés à des leaders politiques. Cependant, les sites Web ne sont pas tout et les blogues ont également fait leur apparition, animés par des citoyens anonymes ou par des acteurs politiques. Si l’utilisation du courrier électronique, et plus particulièrement des listes de diffusion lorsqu’il ne s’agit pas purement et simplement de « spams » à caractère politique, est moins visible, elle n’en est pas moins intensive. Enfin, le débat politique est fortement présent dans les journaux publiés sur Internet et plus particulièrement dans les forums en ligne même si les discussions se limitent souvent à l’échange d’invectives voire d’injures. Dans un pays où seules 20.000 personnes possèdent un abonnement à Internet et où le nombre d’internautes ne dépasse sans doute pas les 300.000 personnes sur une population totale de 10 millions d’habitants, il est clair que l’impact des TIC ne sera pas déterminant dans les futures batailles politiques. Cependant, il n’en est pas moins vrai qu’elles jouent désormais un rôle non négligeable à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. A l’extérieur, elles sont fortement utilisées par la diaspora sénégalaise qui exerce en retour une influence certaine sur des segments importants de l’électorat compte tenu des transferts de fonds auxquels elle procède. A l’intérieur, la presse locale, écrite ou parlée, reprend de plus en plus des informations publiées sur Internet leur donnant ainsi une audience qu’elles n’auraient pas eue autrement. Dès lors, il faut être conscient que si les TIC sont loin d’être un outil capable de peser de manière décisive sur le choix des électeurs, il est indéniable qu’elles font désormais partie de la panoplie des armes utilisées sur le champ de bataille politique sénégalais pour aller à la conquête des suffrages.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4379/4768 Régulation des télécoms
  • 347/4768 Télécentres/Cybercentres
  • 3166/4768 Economie numérique
  • 1662/4768 Politique nationale
  • 4768/4768 Fintech
  • 515/4768 Noms de domaine
  • 1696/4768 Produits et services
  • 1519/4768 Faits divers/Contentieux
  • 745/4768 Nouveau site web
  • 4607/4768 Infrastructures
  • 1645/4768 TIC pour l’éducation
  • 188/4768 Recherche
  • 242/4768 Projet
  • 3108/4768 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1745/4768 Sonatel/Orange
  • 1593/4768 Licences de télécommunications
  • 264/4768 Sudatel/Expresso
  • 950/4768 Régulation des médias
  • 1243/4768 Applications
  • 1022/4768 Mouvements sociaux
  • 1568/4768 Données personnelles
  • 133/4768 Big Data/Données ouvertes
  • 599/4768 Mouvement consumériste
  • 358/4768 Médias
  • 652/4768 Appels internationaux entrants
  • 1604/4768 Formation
  • 99/4768 Logiciel libre
  • 1875/4768 Politiques africaines
  • 937/4768 Fiscalité
  • 179/4768 Art et culture
  • 600/4768 Genre
  • 1545/4768 Point de vue
  • 1003/4768 Commerce électronique
  • 1495/4768 Manifestation
  • 312/4768 Presse en ligne
  • 124/4768 Piratage
  • 204/4768 Téléservices
  • 922/4768 Biométrie/Identité numérique
  • 314/4768 Environnement/Santé
  • 322/4768 Législation/Réglementation
  • 356/4768 Gouvernance
  • 1761/4768 Portrait/Entretien
  • 149/4768 Radio
  • 712/4768 TIC pour la santé
  • 268/4768 Propriété intellectuelle
  • 61/4768 Langues/Localisation
  • 1029/4768 Médias/Réseaux sociaux
  • 2035/4768 Téléphonie
  • 202/4768 Désengagement de l’Etat
  • 1006/4768 Internet
  • 114/4768 Collectivités locales
  • 406/4768 Dédouanement électronique
  • 1038/4768 Usages et comportements
  • 1032/4768 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/4768 Audiovisuel
  • 3005/4768 Transformation digitale
  • 404/4768 Affaire Global Voice
  • 171/4768 Géomatique/Géolocalisation
  • 362/4768 Service universel
  • 662/4768 Sentel/Tigo
  • 174/4768 Vie politique
  • 1520/4768 Distinction/Nomination
  • 34/4768 Handicapés
  • 703/4768 Enseignement à distance
  • 714/4768 Contenus numériques
  • 602/4768 Gestion de l’ARTP
  • 180/4768 Radios communautaires
  • 1768/4768 Qualité de service
  • 428/4768 Privatisation/Libéralisation
  • 133/4768 SMSI
  • 465/4768 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2664/4768 Innovation/Entreprenariat
  • 1321/4768 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/4768 Internet des objets
  • 171/4768 Free Sénégal
  • 529/4768 Intelligence artificielle
  • 206/4768 Editorial
  • 43/4768 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous