OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Mars 2014 > Les SMS, une menace pour l’orthographe des adolescents ?

Les SMS, une menace pour l’orthographe des adolescents ?

mardi 18 mars 2014

Usages et comportements

La pratique des SMS ou textos n’a pas d’influence sur l’orthographe des collégiens, c’est leur niveau en orthographe qui détermine le type de fautes présent dans les SMS. Cette conclusion a été établie grâce aux résultats d’une étude menée sur 4524 SMS produits par 19 jeunes adolescents français, âgés de douze ans par des chercheurs du Centre de Recherche sur la Cognition et l’Apprentissage (CNRS/Université de Poitiers/Université François-Rabelais Tours).

L’étude réalisée en collaboration avec des chercheurs de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et de l’Université Toulouse II – Le Mirail conclut en outre que les SMS ne constituent pas une menace pour le niveau en orthographe à l’école, mais sont une occasion nouvelle et supplémentaire de pratiquer l’écrit. Ces travaux viennent d’être publiés dans la revue Journal of Computer Assisted Learning.

L’apprentissage de l’orthographe est crucial pour la réussite scolaire comme pour l’insertion sociale et professionnelle. Les nouvelles technologies, et en particulier les SMS dont se sont emparés les adolescents, ont suscité de nouvelles pratiques quotidiennes et fréquentes de la langue écrite pour des échanges entre personnes, en dehors du cadre institutionnel. Les SMS prennent des formes très différentes de l’orthographe traditionnelle (cf. tableau 1), et sont souvent incriminés par les parents ou les enseignants comme la cause des difficultés en orthographe des élèves.

Les résultats de l’étude réalisée par les chercheurs du Centre de Recherche sur la Cognition et l’Apprentissage (CNRS/Université de Poitiers/Université François-Rabelais Tours) viennent pourtant nuancer ces idées reçues. En effet, ils montrent qu’en début de pratique des SMS, c’est le niveau en orthographe traditionnelle qui détermine la forme des SMS envoyés, et non pas les SMS qui influencent négativement l’orthographe traditionnelle. Lorsque la pratique des SMS est installée (au bout d’un an), il n’existe aucun lien entre le niveau en orthographe traditionnelle et la forme des SMS.

Le seul lien qui existe entre le niveau en orthographe et la densité de « textismes » (1) concerne ceux en rupture avec le code traditionnel (cf. tableau 2) au premier trimestre de pratique des SMS. Contrairement aux craintes souvent exprimées, ce sont les bons élèves en orthographe qui font beaucoup de « textismes » en rupture avec le code traditionnel et les moins bons qui en font le moins. Cette étude montre que l’écrit traditionnel et l’écrit SMS dépendent des mêmes capacités cognitives symboliques. Elle permet aussi de conclure que les SMS ne sont pas une menace pour le niveau en orthographe à l’école, mais une occasion nouvelle et supplémentaire de pratiquer l’écrit. Il est important de souligner que dans les SMS étudiés, si en moyenne 52% de mots contenaient des « textismes », 48% de mots étaient écrits selon les règles traditionnelles.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont constitué un corpus de 4524 SMS produits dans la vie quotidienne par 19 jeunes adolescents français de 12 ans. Les participants n’avaient jamais possédé ou utilisé de téléphone mobile avant le début de l’étude. Leurs SMS ont été recueillis par les chercheurs tous les mois pendant un an. Pour les étudier, ils ont caractérisé la densité de « textismes » des SMS et ont ajouté aux recherches déjà réalisées la distinction entre les « textismes » en accord avec le code traditionnel et ceux en rupture avec ce code, c’est-à-dire ceux qui sont les plus spécifiques du langage SMS (cf. tableau 2).

Des études récentes pour la langue anglaise et finlandaise avaient également démontré qu’il n’existe pas de lien entre le niveau en orthographe d’élèves de 9 à 12 ans et la densité de fautes dans les SMS. Le téléphone mobile et les SMS sont utilisés avec facilité et enthousiasme par les adolescents. Selon les chercheurs, ils pourraient donc être utilisés comme support d’apprentissages scolaires, idée que l’UNESCO avait déjà soutenue en 2010.

Communiqué de presse

(Source : CNRS, 18 mars 2014)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4565/4992 Régulation des télécoms
  • 366/4992 Télécentres/Cybercentres
  • 3458/4992 Economie numérique
  • 1800/4992 Politique nationale
  • 4992/4992 Fintech
  • 560/4992 Noms de domaine
  • 1948/4992 Produits et services
  • 1484/4992 Faits divers/Contentieux
  • 773/4992 Nouveau site web
  • 4931/4992 Infrastructures
  • 1741/4992 TIC pour l’éducation
  • 204/4992 Recherche
  • 250/4992 Projet
  • 3401/4992 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1970/4992 Sonatel/Orange
  • 1645/4992 Licences de télécommunications
  • 285/4992 Sudatel/Expresso
  • 1020/4992 Régulation des médias
  • 1373/4992 Applications
  • 1061/4992 Mouvements sociaux
  • 1658/4992 Données personnelles
  • 143/4992 Big Data/Données ouvertes
  • 619/4992 Mouvement consumériste
  • 368/4992 Médias
  • 672/4992 Appels internationaux entrants
  • 1626/4992 Formation
  • 99/4992 Logiciel libre
  • 2154/4992 Politiques africaines
  • 1010/4992 Fiscalité
  • 173/4992 Art et culture
  • 596/4992 Genre
  • 1880/4992 Point de vue
  • 1063/4992 Commerce électronique
  • 1491/4992 Manifestation
  • 350/4992 Presse en ligne
  • 128/4992 Piratage
  • 215/4992 Téléservices
  • 950/4992 Biométrie/Identité numérique
  • 319/4992 Environnement/Santé
  • 347/4992 Législation/Réglementation
  • 366/4992 Gouvernance
  • 1805/4992 Portrait/Entretien
  • 159/4992 Radio
  • 786/4992 TIC pour la santé
  • 286/4992 Propriété intellectuelle
  • 60/4992 Langues/Localisation
  • 1090/4992 Médias/Réseaux sociaux
  • 2007/4992 Téléphonie
  • 199/4992 Désengagement de l’Etat
  • 1065/4992 Internet
  • 122/4992 Collectivités locales
  • 413/4992 Dédouanement électronique
  • 1280/4992 Usages et comportements
  • 1042/4992 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/4992 Audiovisuel
  • 3211/4992 Transformation digitale
  • 413/4992 Affaire Global Voice
  • 171/4992 Géomatique/Géolocalisation
  • 343/4992 Service universel
  • 665/4992 Sentel/Tigo
  • 178/4992 Vie politique
  • 1586/4992 Distinction/Nomination
  • 34/4992 Handicapés
  • 726/4992 Enseignement à distance
  • 708/4992 Contenus numériques
  • 588/4992 Gestion de l’ARTP
  • 182/4992 Radios communautaires
  • 1829/4992 Qualité de service
  • 450/4992 Privatisation/Libéralisation
  • 134/4992 SMSI
  • 511/4992 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2718/4992 Innovation/Entreprenariat
  • 1364/4992 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 60/4992 Internet des objets
  • 173/4992 Free Sénégal
  • 652/4992 Intelligence artificielle
  • 210/4992 Editorial
  • 16/4992 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4992 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous