OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2025 > Novembre 2025 > Les mamans digitales : Ces héroïques cheffes d’orchestre du numérique

Les mamans digitales : Ces héroïques cheffes d’orchestre du numérique

mercredi 5 novembre 2025

Usages et comportements

Dakar, 10 h 30 un mardi matin. Dans le salon de Fatou, 45 ans, mère de quatre enfants, deux smartphones vibrent en parfaite synchronisation. L’un affiche une notification du groupe WhatsApp « Famille Diallo 2024 », l’autre une demande urgente d’un groupe Facebook où elle est membre active.

Sans même sourciller, elle pianote sur les deux écrans avec une aisance déconcertante, jonglant entre les deux conversations avec une dextérité remarquable. Bienvenue dans le quotidien des « mamans digitales », ces nouvelles stratèges du numérique qui révolutionnent la gestion familiale sénégalaise.

WhatsApp, QG des opérations familiales

Dans l’écosystème numérique sénégalais, les groupes WhatsApp familiaux sont devenus de véritables institutions parallèles. « Avant, pour organiser un mariage, il fallait des semaines de va-et-vient. Aujourd’hui, tout se décide en 48 heures dans le groupe familial », explique Aïda, créatrice du groupe « Famille Diop » qui compte 30 membres.

Ces groupes suivent une hiérarchie bien établie : la matriarche, souvent la grand-mère, en est la présidente d’honneur, même si elle ne maîtrise pas toujours l’outil. Ses filles et belles-filles assurent quant à elles la gestion opérationnelle au quotidien. On y trouve de tout : annonces de décès, invitations aux cérémonies, photos des nouveau-nés, et surtout ces fameuses conversations qui peuvent s’étendre sur des heures, débattant de l’organisation du prochain magal familial.

Si WhatsApp s’impose comme l’outil de gestion par excellence, Facebook devient l’espace privilégié de socialisation et de solidarité. Des groupes dédiés, qu’il s’agisse de communautés centrées sur la vente, le commerce, les tontines ou même la passion culinaire, se transforment en véritables réseaux d’entraide impressionnants. En un simple clic ou message, une solution émerge presque automatiquement.

Ces plateformes permettent également une transmission vivante du savoir-faire culinaire. Les vidéos de recettes, du thiéboudienne parfait au ndogou maison, rencontrent un succès fulgurant, cumulant des millions de vues et créant une bibliothèque virtuelle de la gastronomie sénégalaise.

Lorsqu’une urgence familiale survient, ces réseaux numériques se transforment instantanément en outils de mobilisation express, démontrant leur efficacité redoutable dans les situations critiques.

Même les commérages, souvent décriés mais profondément ancrés dans la vie sociale, ont opéré leur mue vers le numérique. Les « groupes de confidentiels » se multiplient, servant de cadre à des échanges variés : nouvelles du quartier, potins familiaux, ou conseils conjugaux entre initiées.

Cette digitalisation accélérée de la vie familiale n’est pas sans créer certaines tensions. Certaines mamans avouent se sentir submergées par cette charge mentale supplémentaire. « Je dois gérer mes huit groupes WhatsApp en plus de mon travail et de ma famille. Parfois, c’est tout simplement épuisant », confie une maman sous couvert d’anonymat.

Les conflits familiaux, quant à eux, prennent une dimension nouvelle. Un simple « vu » non suivi de réponse peut déclencher d’impressionnantes crises diplomatiques. Les « quitter le groupe » deviennent des actes de rupture symbolique, chargés de sens et de conséquences.

Pourtant, malgré ces nouveaux défis, les mamans digitales sénégalaises ont su trouver dans ces outils un moyen astucieux de moderniser leur rôle traditionnel de pilier familial. Elles sont devenues, sans toujours en avoir pleinement conscience, les gardiennes vigilantes du lien social à l’ère numérique, parvenant avec une remarquable dextérité à marier tradition et modernité.

P. A Sy

(Source. : Le Soleil, 5 novembre 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4298/5298 Régulation des télécoms
  • 346/5298 Télécentres/Cybercentres
  • 3473/5298 Economie numérique
  • 1746/5298 Politique nationale
  • 5298/5298 Fintech
  • 516/5298 Noms de domaine
  • 1871/5298 Produits et services
  • 1446/5298 Faits divers/Contentieux
  • 738/5298 Nouveau site web
  • 4908/5298 Infrastructures
  • 1646/5298 TIC pour l’éducation
  • 186/5298 Recherche
  • 242/5298 Projet
  • 3342/5298 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1757/5298 Sonatel/Orange
  • 1670/5298 Licences de télécommunications
  • 274/5298 Sudatel/Expresso
  • 1096/5298 Régulation des médias
  • 1480/5298 Applications
  • 1024/5298 Mouvements sociaux
  • 1578/5298 Données personnelles
  • 126/5298 Big Data/Données ouvertes
  • 645/5298 Mouvement consumériste
  • 358/5298 Médias
  • 646/5298 Appels internationaux entrants
  • 1630/5298 Formation
  • 92/5298 Logiciel libre
  • 2143/5298 Politiques africaines
  • 1403/5298 Fiscalité
  • 167/5298 Art et culture
  • 604/5298 Genre
  • 1711/5298 Point de vue
  • 1115/5298 Commerce électronique
  • 1512/5298 Manifestation
  • 318/5298 Presse en ligne
  • 124/5298 Piratage
  • 207/5298 Téléservices
  • 937/5298 Biométrie/Identité numérique
  • 307/5298 Environnement/Santé
  • 433/5298 Législation/Réglementation
  • 338/5298 Gouvernance
  • 1881/5298 Portrait/Entretien
  • 144/5298 Radio
  • 760/5298 TIC pour la santé
  • 268/5298 Propriété intellectuelle
  • 58/5298 Langues/Localisation
  • 1106/5298 Médias/Réseaux sociaux
  • 1953/5298 Téléphonie
  • 193/5298 Désengagement de l’Etat
  • 1206/5298 Internet
  • 115/5298 Collectivités locales
  • 398/5298 Dédouanement électronique
  • 1106/5298 Usages et comportements
  • 1029/5298 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5298 Audiovisuel
  • 3394/5298 Transformation digitale
  • 383/5298 Affaire Global Voice
  • 155/5298 Géomatique/Géolocalisation
  • 311/5298 Service universel
  • 661/5298 Sentel/Tigo
  • 174/5298 Vie politique
  • 1713/5298 Distinction/Nomination
  • 34/5298 Handicapés
  • 688/5298 Enseignement à distance
  • 688/5298 Contenus numériques
  • 588/5298 Gestion de l’ARTP
  • 179/5298 Radios communautaires
  • 1758/5298 Qualité de service
  • 424/5298 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5298 SMSI
  • 495/5298 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2823/5298 Innovation/Entreprenariat
  • 1319/5298 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5298 Internet des objets
  • 172/5298 Free Sénégal
  • 683/5298 Intelligence artificielle
  • 200/5298 Editorial
  • 22/5298 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous