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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Novembre 2013 > Les mairies les plus influentes au Sénégal sur Internet et les réseaux sociaux ?

Les mairies les plus influentes au Sénégal sur Internet et les réseaux sociaux ?

lundi 18 novembre 2013

Médias/Réseaux sociaux

Les communes du Sénégal sont des collectivités locales, au même titre que les communes d’arrondissement, les régions et les communautés rurales – contrairement aux villages, aux arrondissements et aux départements qui sont des circonscriptions administratives.

Au Sénégal les premières communes ont été créées à la fin du 19e siècle par l’administration coloniale, notamment celles désignées par l’appellation « Quatre communes » – c’est-à-dire Saint-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque. Par la suite, leur statut a subi une série de modifications et leur nombre n’a cessé de croître. Il y en avait 34 à la veille de l’indépendance, il y en a 113 depuis 2008.

Elles sont aujourd’hui administrées par un maire élu, assisté d’un Conseil municipal également élu. Leur mandat est de cinq ans.

Les dernières élections municipales ont eu lieu le 22 mars 2009, en même temps que les élections rurales et régionales.

Les principales communes du Sénégal sont, par ordre alphabétique et celles en vigueur lors des élections municipales du 22 mars 2009.

Dakar, Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor

L’étude porte uniquement sur les 14 communes ci-dessus énumérées

A quelques mois des prochaines élections municipales et locales, les maires des principales villes du Sénégal ne semblent pas avoir réellement pris la mesure du potentiel des réseaux sociaux en termes de communication politique, que ce soit leur action politique, la valorisation des bilans qu’ils permettent, ou encore le ciselage de leur propre image, ainsi bien sûr que la rencontre de leurs électeurs dans le cadre d’échanges quotidiens.

Car s’il est vrai que les réseaux sociaux restent en 2013 un risque en termes d’image, il faut désormais préciser que celui-ci concerne avant tout ceux qui n’y sont ni présents ni actifs. Peut être pour eux les réseaux sociaux et internet restent à leurs yeux un “gadget” et que les autres moyens de communication sont plus efficaces comme la télé, les journaux papiers ou la radio

Mais avoir un site internet à destination des usagers, un compte Facebook, twitter et Google+ ne suffisent pas à être influents, encore faut il savoir utiliser les nombreux outils sociaux mis à disposition.

Méthodologie

Ce baromètre a pour vocation de révéler quels sont les maires des 14 municipalités qui sont présents sur la planète digitale au Sénégal, ceux qui sont influents, et comment ils le sont. Par influence, j’entends la capacité à être visible, à susciter de l’interaction et du partage sur le net.

A quelques mois des prochaines élections municipales et locales et alors que l’on garde en mémoire le tour de force 2.0 de Barack Obama et les campagnes numériques de Macky2012, il me paraissait intéressant de faire un état des lieux sur la présence des 14 principales mairies du Sénégal sur le net

Au départ, j’ai tenu compte de trois paramètres pour établir ce classement : l’exposition, c’est à dire la taille de la ville (fans, followers, lecteurs), la part de voix (soit l’interaction avec les internautes) et l’écho (la faculté des maires à créer l’opinion et à être relayés sur les sujets qu’ils abordent) mais le vide sidéral numérique m’a vite facilité le travail

Ce baromètre sur la popularité digitale des 14 mairies au Sénégal est révélateur de la fracture communale numérique au Sénégal

Pourquoi Google+, Twitter et Facebook ? Déjà parce qu’il s’agit des trois réseaux sociaux qui tiennent le haut du pavé numérique en termes de popularité (Facebook) de capacité d’échange (Twitter) et de messagerie (Gmail).

Loin de moi l’idée de vouloir réduire à ces trois outils l’ensemble des médias sociaux existants :j’aurais pu prendre en compte également YouTube, Linkeldin, Pinterest, ou encore l’existence de blogs pour les élus. Mais mon choix fut de restreindre le champ de l’étude pour ne pas risquer d’en éparpiller la portée et m’éviter ainsi d’aller dans tous les sens.

A quelques mois des prochaines élections municipales et locales, les maires des principales villes du Sénégal ne semblent pas avoir réellement pris la mesure du potentiel des réseaux sociaux en termes de communication politique, que ce soit en ce qui concerne leur action politique et la valorisation des bilans qu’ils permettent, ou encore le ciselage de leur propre image, ainsi bien sûr que la rencontre de leurs électeurs dans le cadre d’échanges quotidiens.

Car s’il est vrai que les réseaux sociaux restent en 2013 un risque en termes d’image, il faut désormais préciser que celui-ci concerne avant tout ceux qui n’y sont pas présents ni actifs. Peut être pour eux les réseaux sociaux et internet restent à leurs yeux un “gadget” et que les autres moyens de communication sont plus efficaces comme la télé sont plus efficaces.

Suite à ces différents critères, j’ai pu établir que :

– 11 maires sur 14 ne sont présents ni sur internet, ni sur les réseaux sociaux
– seuls 2 maires sur 14 ont un compte Facebook
– Seul 1 maire sur 14 dispose d’un compte twitter
– Aucun maire ou mairie n’utilise Google+

Dakar

Seule la mairie de Dakar est réellement active et présente sur Twitter , via un profil (@kas_sall ) et une page même si une confusion peut naitre entre le compte twitter de @kas_sall (maire de Dakar )et celui de la ville de Dakar, ce qui réduit considérablement tant l’aspect professionnel de sa communication que sa portée virale.

@Mairie de Dakar (2 comptes facebook) dont un avec 300 amis environ et une page avec 780 fans (à la date du 14 novembre 2013
https://www.facebook.com/pages/Ville-de-Dakar/155207722191?ref=hl
Avec un blog http://villededakarsn.blogspot.com/

De loin, le plus prolixe de toutes les communes sur twitter avec 645 tweets pour 2030 Abonnements ainsi que 1 640 abonnés @https://twitter.com/villededakar

Un site internet à base de Drupal qui ne fonctionne pas avec www.villededakar.org mais avec une adresse IP http://69.60.118.48:8084/content/bienvenue-sur-le-site-officiel-de-la-ville-de-dakar.

J’ai eu un peu de mal à comprendre, je me vois mal taper 69.60.118.48 :8084, raison pour laquelle les noms de domaine ont été crée

A noter que plusieurs messages sur le forum à destination du maire sont sans réponse depuis … 2009. Le dernier message sur le site de la mairie de Dakar date du 9 juillet, 2010 - 14:27. Le site n’est pas du tout interactif et semble être le cadet des soucis du maire ou de son équipe

Diourbel

Rien pour la Ville de Diourbel-
Les noms de domaine www.diourbel.org et www.diourbel.com sont pris

Fatick

Rien pour la Ville de Fatick
http://www.fatick.net/mairie-de-fatick/ Rien à signaler sur le site ça ou rien c’est pareil. Le site n’existe que de nom. A enlever au plus vite

Le lien mairie www.fatick.sn (ne fonctionne pas)

Le lien http://fatick.org/ marche pas
La mairie ne dispose ni de compte twitter, ni de compte facebook, ni de compte google+

Pour info en 2003, Macky Sall (actuel président) et Premier Ministre d’alors déclarait que la fracture numérique pour la ville de Fatick allait se conjuguer au passé et qu’il allait connecter la ville de Fatick au net avec le partenariat avec Hewlett Packard et Véolia Water Force. En 2013 force est de constater qu’il n’y a pas eu d’avancées, au contraire c’est un recul.

Kaffrine
rien
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet
Le nom de domaine www.kaffrine.net est même disponible à l’enregistrement

Kaolack
Rien
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet

Kédougou
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet
kedougou.com et . net sont même disponibles à l’enregistrement

Kolda
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet

Louga
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet
Le nom de domaine www.louga.org est même disponible à l’enregistrement

Matam
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet

Saint Louis
http://www.villedesaintlouis.com/
L’un des plus aboutis en termes d’image, mais une absence totale sur les réseaux sociaux Ni compte twitter ni facebook ni google+
Pour information, c’est la ville du ministre des nouvelles technologies

Sédhiou
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet
Le nom de domaine www.sédhiou.net est même disponible à l’enregistrement

Tambacounda
http://www.mairietambacounda.com/ n’existe plus
A savoir que www.tambacounda.org ou www.villedetambacounda.org sont disponibles à l’enregistrement
Ni twitter ni facebook ni google+ ni site internet
A savoir une page Facebook https://www.facebook.com/pages/Mairie-de-Tambacounda/373592626057166 avec 7 mentions j’aime

Thiès
Ni facebook ni google+ ni site internet
https://www.facebook.com/mairie.thies?fref=ts
337 amis sur facebook

Ziguinchor
357 amis sur Facebook
http://www.villedeziguinchor.org/
Pas de twitter ni google+ ni de lien Facebook sur le site de la mairie

A savoir que tous ces noms de domaine peuvent être déposés en .sn pour le Sénégal

Si un classement devrait être effectué
1- Saint Louis
2- Dakar
3- Ziguinchor
Les mairies 2.0 ce n’est pas pour demain au Sénégal

Lamine Ndaw

(Source : Sénégal Médias, 15 novembre 2013)

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