OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Avril 2013 > Les géants technologiques misent sur l’Afrique

Les géants technologiques misent sur l’Afrique

mardi 2 avril 2013

Economie numérique

Depuis le début de l’année 2013, patrons et cadres de la Silicon Valley enchaînent les tournées en Afrique. Au cours de six derniers mois, la patronne d’IBM Ginni Rometty s’est rendue deux fois sur le continent. Début janvier, c’est son homologue de Google, Eric Schmidt, qui a fait le déplacement. Le 25 mars, Bill Gates, l’ancien patron de Microsoft devenu philanthrope, atterrit à Accra.

A coup de millions de dollars et d’innovations technologiques, ces pontes de la Silicon Valley ne cachent pas leur ambition de contribuer à résoudre les maux de cette Afrique où le taux de croissance dépasse les 6%. Après l’Asie, « c’est l’heure de l’Afrique nouvelle », martèlent les géants technologiques qui ont jusque-là délaissé ce continent. Ils avancent leurs pions et investissent massivement pour connecter les Africains à internet et adaptent leurs stratégies aux spécificités locales.

Une Afrique mobile et bientôt ultra-connectée

Le continent compte le moins d’internautes au monde avec près de 16% de la population en ligne. Et les prix de connexion à internet y sont parmi les plus élevés de la planète. Pourtant, des câbles internet sous-marins relient les côtes africaines au reste du monde et irriguent le continent de haut-débit (voir carte). « Il est désormais inexact de dire que l’Afrique est techniquement sous-connectée même s’il reste à établir plus de câbles terrestres et des infrastructures. Mais les prix de connexion devraient baisser rapidement », prédit Alan Mauldin, analyste chez TeleGeography.

Pour le moment, si « révolution technologique » il y a, elle repose sur un vieil appareil qui vient de fêter ses trente ans : le téléphone mobile. Grâce au génie de certains geeks d’Afrique, le téléphone mobile y est augmenté voire hacké tant il ouvre des possibilités bien plus sophistiquées que des appels vocaux et des sms. « De par le manque d’infrastructures et le coût élevé de l’internet fixe, la démocratisation de l’accès à internet se fera avec le mobile en Afrique », explique le spécialiste Vincent Douin du cabinet de consultant Greenwich Consulting. Il y aurait aujourd’hui plus de 700 millions de cartes SIM activées sur le continent contre moins de 16 millions en 2000 (voir graphique 1). Rapidement, la majorité de ces appareils seront des smartphones connectés à internet.

Des géants technologiques qui s’africanisent

Le smartphone constitue la porte d’entrée vers un web africain en construction et donc vers des applications mobiles et de la publicité à terme rentables. Et des alliances uniques sont apparues. Microsoft vient de s’associer au Chinois Huawei et au Finlandais Nokia pour lancer des « Windows phones » à bas coût en Afrique et tenter de contrer Google qui, avec son système d’exploitation Android, occupe une place de leader. En Afrique, même le mastodonte des micro-processeurs Intel s’essaie au mobile avec un smartphone Android à 100 euros. Tandis que le Coréen Samsung maintient sa présence. De son côté, Orange vient de sceller un partenariat avec le moteur de recherche chinois Baidu pour équiper des mobiles et conforter sa place en Afrique et au Moyen-Orient où elle enregistre une hausse de 5,3% de son chiffre d’affaires en 2012, « tirée par la Côte d’Ivoire et la Guinée ».

En Afrique depuis 1992, Microsoft y compte aujourd’hui 750 employés. Présent dans 20 pays d’Afrique, c’est à Nairobi qu’IBM a décidé d’installer son douzième laboratoire de recherches cet été. Le premier en Afrique. Parmi les priorités de recherches de ce laboratoire : développer un secteur public de demain ultra-informatisé et vendre des solutions innovantes aux Etats. En cinq ans, IBM entend générer un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars en Afrique. Un objectif récemment atteint en quinze années par ses laboratoires asiatiques. Dernier venu, en 2007, Google pilote sa stratégie depuis Johannesburg et Nairobi, qualifiée de « hub technologique » par Eric Schmidt.

« Ces géants ne créent que très peu de richesses locales. Tous font du non profit pour approcher le continent. Mais c’est une façade pour conquérir des parts de marché », observe l’entrepreneure franco-camerounaise Reine Essobmadje. Des millions de dollars de la Silicon Valley sont dépensés depuis cinq ans dans des oeuvres de bienfaisance technologique. Microsoft a récemment investi 75 millions de dollars pour attirer un million de PME sur les territoires numériques. « C’est important pour nous de faire de l’argent en Afrique avec des outils qui contribuent à l’éducation, la santé et l’entreprenariat », explique la cyberactiviste kényane Ory Okolloh, désormais en charge de la stratégie de Google en Afrique. Google investit à tout-va dans des universités africaines, des programmes de formation d’étudiants et d’entrepreneurs ou encore directement dans des infrastructures. Avec IBM, Samsung, ou encore Nokia, Google soutient des espaces innovants comme le désormais célèbre iHub de Nairobi. Tous s’échinent à augmenter la connectivité des populations et à les inciter à produire du contenu et des services en ligne appropriés et utiles pour les internautes locaux. Et ça, seule la société civile peut le faire avec brio.

Joan Tilouine

(Source : RFI, 2 mars 2013)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2202/2493 Régulation des télécoms
  • 173/2493 Télécentres/Cybercentres
  • 1707/2493 Economie numérique
  • 876/2493 Politique nationale
  • 2461/2493 Fintech
  • 259/2493 Noms de domaine
  • 990/2493 Produits et services
  • 728/2493 Faits divers/Contentieux
  • 368/2493 Nouveau site web
  • 2493/2493 Infrastructures
  • 899/2493 TIC pour l’éducation
  • 94/2493 Recherche
  • 121/2493 Projet
  • 1732/2493 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 933/2493 Sonatel/Orange
  • 810/2493 Licences de télécommunications
  • 140/2493 Sudatel/Expresso
  • 506/2493 Régulation des médias
  • 630/2493 Applications
  • 525/2493 Mouvements sociaux
  • 809/2493 Données personnelles
  • 70/2493 Big Data/Données ouvertes
  • 312/2493 Mouvement consumériste
  • 180/2493 Médias
  • 321/2493 Appels internationaux entrants
  • 961/2493 Formation
  • 47/2493 Logiciel libre
  • 1075/2493 Politiques africaines
  • 518/2493 Fiscalité
  • 84/2493 Art et culture
  • 290/2493 Genre
  • 903/2493 Point de vue
  • 509/2493 Commerce électronique
  • 731/2493 Manifestation
  • 159/2493 Presse en ligne
  • 62/2493 Piratage
  • 102/2493 Téléservices
  • 487/2493 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2493 Environnement/Santé
  • 177/2493 Législation/Réglementation
  • 194/2493 Gouvernance
  • 883/2493 Portrait/Entretien
  • 72/2493 Radio
  • 398/2493 TIC pour la santé
  • 139/2493 Propriété intellectuelle
  • 29/2493 Langues/Localisation
  • 551/2493 Médias/Réseaux sociaux
  • 985/2493 Téléphonie
  • 95/2493 Désengagement de l’Etat
  • 509/2493 Internet
  • 57/2493 Collectivités locales
  • 204/2493 Dédouanement électronique
  • 604/2493 Usages et comportements
  • 515/2493 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2493 Audiovisuel
  • 1655/2493 Transformation digitale
  • 191/2493 Affaire Global Voice
  • 80/2493 Géomatique/Géolocalisation
  • 161/2493 Service universel
  • 340/2493 Sentel/Tigo
  • 87/2493 Vie politique
  • 781/2493 Distinction/Nomination
  • 17/2493 Handicapés
  • 360/2493 Enseignement à distance
  • 378/2493 Contenus numériques
  • 293/2493 Gestion de l’ARTP
  • 89/2493 Radios communautaires
  • 938/2493 Qualité de service
  • 280/2493 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2493 SMSI
  • 238/2493 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1366/2493 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2493 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2493 Internet des objets
  • 85/2493 Free Sénégal
  • 462/2493 Intelligence artificielle
  • 98/2493 Editorial
  • 31/2493 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2493 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous