OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Février 2024 > Les enjeux de l’intelligence artificielle au menu d’une conférence (…)

Les enjeux de l’intelligence artificielle au menu d’une conférence scientifique à l’UIDT

jeudi 29 février 2024

Intelligence artificielle

Le laboratoire des matériaux énergétiques d’économie et d’électricité de l’Institut universitaire de technologie (IUT) de l’Université Iba Der Thiam de Thiès a organisé, mercredi, une conférence scientifique pour sensibiliser des étudiants et des lycéens aux enjeux de l’intelligence artificielle, une nouvelle donne qui va révolutionner plusieurs secteurs de la vie, a constaté l’APS.

Animée par le Professeur Cheikh Sarr, vice-recteur, en charge des Etudes, de l’Innovation pédagogique et de la vie universitaire de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), cette conférence sur le thème « Intelligence artificielle et données au service de l’innovation et du développement durable », a été une occasion de passer un éventail d’applications de l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle (IA) est un moyen par lequel, la machine grâce à l’expérience et l’accumulation de données, peut accomplir des tâches traditionnellement réservées à l’être humain.

« Ces domaines ne sont pas récents, mais ont connu une application assez récente », a relevé le conférencier, en face d’une audience composée d’étudiants de lycéens et d’autres collègues enseignants.

L’IA est déjà présente dans beaucoup d’applications sur les smartphones et sur Internet. C’est le cas de la reconnaissance vocale, de la reconnaissance faciale, Google Translator, entre autres, a-t-il noté.

« Selon une étude, d’ici 2030, 40 à 70% des métiers seront impactés par l’intelligence artificielle », a noté Cheikh Sarr. Ils vont des professions de l’écriture, comme ceux de secrétaire, de traducteur et de journaliste, à ceux de l’agriculture, en passant par les métiers des finances, de la construction, du transport de l’enseignement, du marketing, de la justice, etc.

Le secteur de la santé, notamment l’imagerie médicale, est un des secteurs qui « ont le plus boosté l’intelligence artificielle », a relevé l’universitaire, lauréat du prix international de recherche Next Einstein Forum (NEF 2019) pour ses travaux de recherche sur la mise en place d’un prototype de voiture autonome, connectée utilisant des capteurs pour les personnes à mobilité réduite.

L’IA peut s’appliquer au diagnostic médical, au développement de médicaments, aux dossiers électroniques des patients ou à la robotique chirurgicale pour des opérations plus précises. Il n’y a cependant pas lieu de s’alarmer laisse entendre l’enseignant chercheur, précisant que pendant que certains métiers disparaîtront, d’autres naîtront.

L’essentiel, rassure le Professeur Salif Gaye, c’est d’être conscient des enjeux et de préparer sa reconversion ou son adaptation, « pour ne pas être pris au dépourvu ».

Les étudiants et lycéens ont été imprégnés, lors de cette conférence, des composantes de l’IA, y compris les données qui sont essentielles pour son fonctionnement. C’était aussi une occasion de promouvoir les sciences auprès des lycéens dans un contexte où le pays compte 80% de bacheliers littéraires, a dit le Professeur Gaye.

A l’UIDT, il y a deux masters dans le domaine spécifique de l’IA. Il s’agit d’un master IA et smart tech, et d’un autre sur les sciences de données, hébergés respectivement par deux UFR.

Ces masters complètent les formations en informatique « pour contribuer à l’un des objectifs de l’Etat dans sa stratégie de développement de l’IA », a dit Sarr, à savoir former 90.000 personnes spécialisées dans les domaines de l’IA et de traitement des données dans les cinq ans à venir, d’ici 2028.

A travers cette stratégie nationale et feuille de route, les autorités cherchent à faire du Sénégal un « hub IA en Afrique de l’Ouest ». Le projet qui se veut « inclusif », devra prendre en compte l’équité sociale, dit-il. Un cadre juridique est déjà élaboré pour encadrer l’aspect éthique de l’IA.

Pour le Professeur Cheikh Sarr, l’idée de cette rencontre était de « lancer la réflexion et le travail pour que dans les années à venir qu’on prenne l’IA comme une discipline à part entière, qui doit être intégrée dans les formations universitaires ».

Il a salué l’initiative d’y inviter des lycéens, futur « vivier » de l’université, afin qu’ils comprennent les possibilités qui s’offrent à eux pour des besoins d’orientation.

L’Etat a commencé à accompagner le développement de l’IA au Sénégal à travers des financements mis en place, pour essayer d’impacter ce secteur et d’essayer de l’amplifier dans les années à venir, a-t-il fait valoir.

Toute une infrastructure technologique est en train d’être mise en place, épauler cette dynamique avec le cas du supercalculateur et le data center de Diamniadio. « Dès qu’on est capable de faire un stockage de données important, on est capable derrière de faire de l’apprentissage et de mettre en place des systèmes d’intelligence artificielle », a-t-il dit.

Il a insisté sur les risques d’une mauvaise utilisation de l’IA, qui selon lui, devrait servir de « complément dans la formation plutôt que (d’)outil (devant) remplacer la réflexion humaine ».

« Il y a une chose que l’IA ne peut pas vous garantir ; c’est la fiabilité ou pas de l’information qu’elle vous donne », poursuit-il, non sans ajouter que c’est l’être humain qui, à travers ses recoupements et ses recherches, doit en vérifier la véracité.

« C’est pourquoi, on aura besoin de l’enseignant pendant très longtemps, pour régler ce genre de problématiques », estime Cheikh Sarr, même s’ils devront enseigner autrement à des apprenants qui ont accès aux mêmes connaissances qu’eux, sinon plus grâce à l’IA. Des élèves peuvent recourir à des applications comme ChatGPT, pour traiter des exercices à leur place, à générer des textes, ou résumer des textes.

« La quatrième révolution industrielle est celle du numérique et rien ne peut se faire sans (lui) », a relevé Salif Gaye, soulignant la nécessité de se mettre à jour. La trentaine d’enseignants chercheurs membres de ce laboratoire transversal de l’IUT, entendaient jouer leur partition dans cette mise à jour, à travers cette conférence inscrite dans l’animation scientifique de l’UIDT.

Pour le professeur Sarr, il faudra à défaut de combler le gap, développer l’IA qui nous sépare des pays occidentaux notamment les Etats-Unis d’où, part l’initiative, adapter l’IA à notre contexte pour répondre à des problématiques qui nous sont propres.

(Source : APS, 29 février 2024)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4641/5207 Régulation des télécoms
  • 368/5207 Télécentres/Cybercentres
  • 3657/5207 Economie numérique
  • 1914/5207 Politique nationale
  • 4974/5207 Fintech
  • 545/5207 Noms de domaine
  • 2862/5207 Produits et services
  • 1540/5207 Faits divers/Contentieux
  • 792/5207 Nouveau site web
  • 5207/5207 Infrastructures
  • 1725/5207 TIC pour l’éducation
  • 195/5207 Recherche
  • 253/5207 Projet
  • 4299/5207 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1831/5207 Sonatel/Orange
  • 1632/5207 Licences de télécommunications
  • 302/5207 Sudatel/Expresso
  • 1004/5207 Régulation des médias
  • 1346/5207 Applications
  • 1152/5207 Mouvements sociaux
  • 1738/5207 Données personnelles
  • 139/5207 Big Data/Données ouvertes
  • 617/5207 Mouvement consumériste
  • 383/5207 Médias
  • 675/5207 Appels internationaux entrants
  • 1930/5207 Formation
  • 98/5207 Logiciel libre
  • 2257/5207 Politiques africaines
  • 1037/5207 Fiscalité
  • 173/5207 Art et culture
  • 603/5207 Genre
  • 1905/5207 Point de vue
  • 1035/5207 Commerce électronique
  • 1526/5207 Manifestation
  • 341/5207 Presse en ligne
  • 134/5207 Piratage
  • 221/5207 Téléservices
  • 962/5207 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5207 Environnement/Santé
  • 396/5207 Législation/Réglementation
  • 410/5207 Gouvernance
  • 1988/5207 Portrait/Entretien
  • 150/5207 Radio
  • 831/5207 TIC pour la santé
  • 302/5207 Propriété intellectuelle
  • 63/5207 Langues/Localisation
  • 1114/5207 Médias/Réseaux sociaux
  • 2106/5207 Téléphonie
  • 209/5207 Désengagement de l’Etat
  • 1044/5207 Internet
  • 124/5207 Collectivités locales
  • 502/5207 Dédouanement électronique
  • 1263/5207 Usages et comportements
  • 1075/5207 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 576/5207 Audiovisuel
  • 3270/5207 Transformation digitale
  • 400/5207 Affaire Global Voice
  • 163/5207 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5207 Service universel
  • 700/5207 Sentel/Tigo
  • 194/5207 Vie politique
  • 1635/5207 Distinction/Nomination
  • 37/5207 Handicapés
  • 715/5207 Enseignement à distance
  • 735/5207 Contenus numériques
  • 631/5207 Gestion de l’ARTP
  • 183/5207 Radios communautaires
  • 1953/5207 Qualité de service
  • 452/5207 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5207 SMSI
  • 471/5207 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2785/5207 Innovation/Entreprenariat
  • 1371/5207 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5207 Internet des objets
  • 179/5207 Free Sénégal
  • 748/5207 Intelligence artificielle
  • 221/5207 Editorial
  • 24/5207 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous