OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Décembre > Les acteurs culturels africains dans la société de l’information

Les acteurs culturels africains dans la société de l’information

mercredi 10 décembre 2003

Art et culture

La fin du deuxième Millénaire est marquée par des bouleversements sur tous les plans. Ces bouleversements se manifestent au niveau des télécommunications par l’émergence et le développement de l’INTERNET. L’Afrique au lieu de trouver, dans l’utilisation des Technologies de l’Information et la Communication (TIC), un moyen de résoudre le problème de son isolement aussi bien sur le plan interne (national et régional) que sur le plan externe (international), semble ignorer ce mouvement de renouveau. Un fait très grave l’atteste : les Africains, selon un recensement très récent publié sur le Portail du site de SENTOO.SN, constituent seulement 1% de la cyber-communauté mondiale. Au Sénégal par exemple, comme dans la plupart des pays du Continent africain, il y a un certain nombre de verrous, telle que la mauvaise circulation de l’Information, qui handicapent l’Initiative.

L’Action Culturelle dans un tel contexte se trouve profondément affectée. Un constat primordial est que les Hommes de Culture en général et les Créateurs de biens esthétiques en particulier, du fait de leur manque de moyen, sont les premières victimes de l’enclavement de notre Continent. L’un des défis majeurs réside dans la gestion de la communication. Face à l’inexistence de programme culturel adéquat à l’échelle nationale et continentale force est de reconnaître la misère matérielle et/ou morale des Gens de Culture.

Les pouvoirs publics sont plus que jamais interpellés. Une analyse globale du système culturel nous pousse à produire un ultime cri de détresse : il faut délivrer les Hommes de Culture de la mort lente à laquelle la misère les expose. Dans un contexte mondial nouveau caractérisé par la tendance au regroupement, à la formation de grands ensembles dans tous les secteurs d’activité, l’Homme de Culture, dans les pays pauvres en général, est laissé à lui-même. Retranché dans les périphéries de la condition humaine cet homme là se débat. Et, poussé par l’instinct de survie, s’emprisonne dans ce retranchement infécond, s’accaparant stoïquement une étrange image si étrangère à l’idée qu’il s’est toujours faite de lui. Pathologie ! Une action socioculturelle s’impose pour sortir les Hommes de Culture africains de l’impasse. Pour ce qui est de la question des Industries Culturelles, nous constatons là aussi qu’il y a un faisceau de facteurs qui convergent pour déboucher sur la marginalisation des Créateurs de biens esthétiques.

Nous n’avons pas la prétention de les traiter tous ici. Seulement, de manière pratique, nous allons orienter notre analyse vers le système communicationnel. Notons encore une fois que le milieu culturel africain souffre, entre autres, de la mauvaise circulation de l’Information. Le Marché de l’Art du fait de sa nature informelle et de sa faiblesse économique ne permet pas aux Créateurs de biens esthétiques d’écouler convenablement leur production. Ceci entraîne une perte double. Les Créateurs de biens esthétiques pour faire face à la dépréciation dont ils font l’objet au niveau local, s’orientent vers les marchés occidentaux. Et dans cette perspective de recherche de débouchés, les touristes constituent une clientèle privilégiée. Cette clientèle étrangère consciente de la précarité de la condition de vie des Créateurs, abusent de celle-ci. Les Créateurs du fait du caractère informel du secteur culturel se trouvent ainsi au centre d’un système d’exploitation intense.

Le mercantilisme sauvage dans le domaine de l’Art, tel que vécu en Afrique constitue également une véritable « saignée » culturelle et économique. Les oeuvres vendues (pour ne pas dire bradées) par cette voie, avec une prédominance étrangère, s’envolent et disparaissent sans laisser de traces. Ce fléau est la conséquence douloureuse d’amalgame qui a fini par s’ancrer profondément dans les consciences, la désorganisation du système culturel aidant. Le dénuement des Hommes de Culture et des Créateurs de biens esthétiques, nous incite à nous poser d’autres questions : Comment rompre avec la marginalisation des Hommes de Culture et des Créateurs ? Faut-il adopter une politique communicationnelle nouvelle et participer à mieux faire le marketing des Cultures Africaines ?

La gestion de l’image devrait être au début et à la fin de toute action culturelle. Pour sortir les Hommes de Culture et les Cultures Africaines de l’impasse, il nous semble nécessaire de commencer par rendre la Culture accessible. Car il est contradictoire voire paradoxal que les Industries Culturelles africaines malgré leur richesse et leur diversité soient marginalisées au niveau international. Les supports traditionnels (galeries d’art, boutiques d’antiquité, foires...) ont montré leur limite dans la promotion des arts et des Cultures en Afrique. Le problème de la diffusion reste entier. Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), sans pour autant les idéaliser, du fait de leur facilité d’accès, offrent des opportunités réelles et inestimables.

C’est en cela d’ailleurs qu’elles constituent une alternative efficace pour la diffusion et la mise en valeur des produits et Industries Culturelles. Et, au lieu de se substituer aux anciens supports, les supports multimédia (tels que les sites web culturels) peuvent conduire à leur renforcement par la création de galeries virtuelles, de press-book électroniques et par une promotion de l’édition électronique (présentation de textes de fiction et publication de documents de référence tirés du patrimoine culturel traditionnel).

Le numérique est une chance pour l’Afrique. De par son accessibilité le web est un outil qui pourrait rendre aisé la promotion des cultures locales et aussi les échanges débouchant sur l’intégration des peuples à l’intérieur du Continent. Chaque jour plus d’un milliard d’internautes se connectent sur le « réseau des réseaux » (INTERNET). La présence sur un tel réseau offre des opportunités communicationnelles inestimables. Cependant, comme nous le constatons plus haut, les Africains semblent ignorer cet enjeu stratégique. Et, dans un contexte de Mondialisation, INTERNET peut devenir pour l’Afrique un handicap supplémentaire.

Les Africains seront encore une fois exposés aux radiations très nocives des productions de la propagande occidentale. Le confort factice « de la position de consommateurs éternels d’idées et de pratiques » est en phase d’empirer l’aliénation culturelle. Les conséquences économiques très négatives, découlant de l’absence de réponse novatrice et efficace pour le positionnement plus conséquent des Cultures et productions culturelles en provenance du Continent, sont réelles.

Papa Oumar FALL, Acteur culturel,
administrateur du site web-culturel Styloculture
(Source : Le Quotidien 10 décembre 2003)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6589/8054 Régulation des télécoms
  • 535/8054 Télécentres/Cybercentres
  • 5320/8054 Economie numérique
  • 2678/8054 Politique nationale
  • 7589/8054 Fintech
  • 779/8054 Noms de domaine
  • 2952/8054 Produits et services
  • 2251/8054 Faits divers/Contentieux
  • 1185/8054 Nouveau site web
  • 8054/8054 Infrastructures
  • 2589/8054 TIC pour l’éducation
  • 284/8054 Recherche
  • 386/8054 Projet
  • 5384/8054 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2734/8054 Sonatel/Orange
  • 2563/8054 Licences de télécommunications
  • 439/8054 Sudatel/Expresso
  • 1517/8054 Régulation des médias
  • 2169/8054 Applications
  • 1634/8054 Mouvements sociaux
  • 2546/8054 Données personnelles
  • 197/8054 Big Data/Données ouvertes
  • 921/8054 Mouvement consumériste
  • 552/8054 Médias
  • 1010/8054 Appels internationaux entrants
  • 2668/8054 Formation
  • 140/8054 Logiciel libre
  • 3136/8054 Politiques africaines
  • 1677/8054 Fiscalité
  • 255/8054 Art et culture
  • 879/8054 Genre
  • 2633/8054 Point de vue
  • 1538/8054 Commerce électronique
  • 2309/8054 Manifestation
  • 556/8054 Presse en ligne
  • 195/8054 Piratage
  • 321/8054 Téléservices
  • 1484/8054 Biométrie/Identité numérique
  • 461/8054 Environnement/Santé
  • 554/8054 Législation/Réglementation
  • 587/8054 Gouvernance
  • 2680/8054 Portrait/Entretien
  • 223/8054 Radio
  • 1181/8054 TIC pour la santé
  • 553/8054 Propriété intellectuelle
  • 90/8054 Langues/Localisation
  • 1660/8054 Médias/Réseaux sociaux
  • 2989/8054 Téléphonie
  • 298/8054 Désengagement de l’Etat
  • 1599/8054 Internet
  • 181/8054 Collectivités locales
  • 617/8054 Dédouanement électronique
  • 2120/8054 Usages et comportements
  • 1594/8054 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 839/8054 Audiovisuel
  • 4850/8054 Transformation digitale
  • 600/8054 Affaire Global Voice
  • 246/8054 Géomatique/Géolocalisation
  • 482/8054 Service universel
  • 1031/8054 Sentel/Tigo
  • 271/8054 Vie politique
  • 2309/8054 Distinction/Nomination
  • 53/8054 Handicapés
  • 1066/8054 Enseignement à distance
  • 1038/8054 Contenus numériques
  • 909/8054 Gestion de l’ARTP
  • 282/8054 Radios communautaires
  • 2832/8054 Qualité de service
  • 660/8054 Privatisation/Libéralisation
  • 203/8054 SMSI
  • 700/8054 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4122/8054 Innovation/Entreprenariat
  • 2134/8054 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/8054 Internet des objets
  • 260/8054 Free Sénégal
  • 1051/8054 Intelligence artificielle
  • 311/8054 Editorial
  • 62/8054 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous