OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mars 2026 > Le Tchad réforme son organe national de cybersécurité pour le rendre plus (…)

Le Tchad réforme son organe national de cybersécurité pour le rendre plus performant

lundi 16 mars 2026

Cybersécurité/Cybercriminalité

Les autorités tchadiennes misent sur le numérique pour soutenir son développement socio-économique. Par exemple, la stratégie nationale « Tchad Connexion 2030 » prévoit 1,5 milliard $ d’investissements dans les infrastructures télécoms, la transformation numérique et l’adoption des services.

Le Sénat, chambre haute du Parlement tchadien, a ratifié l’ordonnance présidentielle sur la réforme de l’Agence nationale de sécurité informatique et de certification électronique (ANSICE). Cette initiative intervient après l’approbation par l’Assemblée nationale du texte qui vise à rendre l’institution plus performante face aux menaces du monde numérique en pleine expansion.

La réforme a été adoptée par les sénateurs le vendredi 13 mars à l’issue des échanges en plénière. Selon un communiqué du Secrétariat général du gouvernement (SGG), la nouvelle loi vise à renforcer les capacités d’action de l’ANSICE et à consolider le dispositif national de cybersécurité.

« Cette réforme permettra notamment de mieux protéger les systèmes informatiques de l’État ainsi que les données des citoyens face aux cybermenaces, dans un contexte marqué par l’essor du numérique », peut-on lire dans le communiqué.

Les nouveautés

Selon l’Agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE), la réforme prévoit un élargissement significatif des missions de l’agence. Celles-ci couvrent désormais la cybersécurité, la protection des données à caractère personnel, la sécurité des transactions électroniques, la lutte contre la cybercriminalité et la protection de l’espace informationnel national.

Le nouveau texte confère par exemple à l’agence un rôle accru dans la régulation des systèmes de vidéosurveillance, ainsi que dans l’encadrement de l’utilisation des drones. Il introduit de nouvelles dispositions relatives à la régulation des réseaux sociaux, des plateformes numériques et des systèmes d’intelligence artificielle. Il prévoit aussi la classification des entités d’importance numérique vitale et le renforcement des pouvoirs de régulation, d’enquête et de sanction de l’ANSICE.

Dans le même esprit, plusieurs concepts clés seront actualisés afin de renforcer le cadre juridique, notamment ceux liés à la souveraineté informationnelle, aux plateformes numériques, aux réseaux sociaux et aux systèmes d’intelligence artificielle.

La réforme vise également à améliorer l’organisation et les capacités opérationnelles de l’ANSICE, à travers le renforcement de ses moyens techniques et humains, ainsi qu’une meilleure coordination avec les institutions nationales et les partenaires internationaux spécialisés dans la cybersécurité.

Cybersécurité, un enjeu crucial

Selon l’ATPE, le ministre de la Sécurité publique, Ali Ahmat Akhabache, a souligné lors de la plénière que la sécurisation de l’espace numérique constitue un enjeu crucial à l’heure où l’administration publique s’oriente progressivement vers la digitalisation de ses services. Pour lui, la mise en place d’un cadre institutionnel solide permettra de renforcer la confiance dans les échanges électroniques et de favoriser le développement de l’économie numérique dans le pays.

Cette vision s’inscrit notamment dans celle de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Dans son « Global Cybersecurity Index 2024 », l’organisation a déclaré que le développement et l’utilisation efficaces des TIC ne peuvent prospérer que dans un environnement de confiance et de sécurité.

« Les pays doivent donc disposer des capacités techniques et institutionnelles nécessaires pour identifier, détecter et atténuer efficacement les cyber-risques et les cybermenaces, y répondre et se remettre des attaques », a-t-elle déclaré.

L’UIT ajoute que les pays doivent aussi promouvoir le partage d’informations, ainsi qu’évaluer et mettre en œuvre des normes, de bonnes pratiques de cybersécurité et des dispositifs visant à garantir la sécurité des TIC. Ces recommandations cadrent avec les missions de l’ANSICE.

Des avancées, mais des efforts encore insuffisants

Dans ce contexte, les autorités tchadiennes multiplient les initiatives pour garantir la sécurité du cyberespace national. Par exemple, l’exécutif a récemment confié à Techso Group la mission de sécuriser le data center national, en amont de son lancement. Il est notamment prévu un audit de sécurité ainsi que la certification du site et des équipements, afin d’assurer leur conformité aux normes en vigueur en matière de protection des infrastructures critiques.

La cybersécurité fait également partie des domaines récurrents de partenariat du Tchad dans le numérique. L’ANSICE a officiellement adhéré au Forum mondial sur la cyber expertise (GFCE) en novembre 2024. Le pays fait également partie des premiers signataires de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (Convention de Malabo), qui offre un cadre de collaboration à l’échelle continentale.

En matière de cadre juridique, le pays a lancé dès décembre 2022 l’élaboration de sa stratégie nationale de cybersécurité. Le Code du numérique, également en cours d’élaboration depuis décembre 2025, intègre les normes internationales en matière de cybersécurité et de protection des données, entre autres.

Toutefois, l’UIT a classé le Tchad dans l’avant-dernier palier (Tier 4) de son Indice global de cybersécurité en 2024. Le pays a enregistré une performance jugée correcte dans les piliers du cadre réglementaire et de la coopération. Il doit toutefois redoubler d’efforts en ce qui concerne les mesures techniques, organisationnelles et le développement des capacités.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 16 mars 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4508/5022 Régulation des télécoms
  • 355/5022 Télécentres/Cybercentres
  • 3397/5022 Economie numérique
  • 1784/5022 Politique nationale
  • 4942/5022 Fintech
  • 537/5022 Noms de domaine
  • 2009/5022 Produits et services
  • 1638/5022 Faits divers/Contentieux
  • 753/5022 Nouveau site web
  • 5022/5022 Infrastructures
  • 1774/5022 TIC pour l’éducation
  • 191/5022 Recherche
  • 242/5022 Projet
  • 3475/5022 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1892/5022 Sonatel/Orange
  • 1628/5022 Licences de télécommunications
  • 280/5022 Sudatel/Expresso
  • 1045/5022 Régulation des médias
  • 1287/5022 Applications
  • 1090/5022 Mouvements sociaux
  • 1688/5022 Données personnelles
  • 145/5022 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5022 Mouvement consumériste
  • 373/5022 Médias
  • 656/5022 Appels internationaux entrants
  • 1634/5022 Formation
  • 94/5022 Logiciel libre
  • 2102/5022 Politiques africaines
  • 1018/5022 Fiscalité
  • 172/5022 Art et culture
  • 592/5022 Genre
  • 1947/5022 Point de vue
  • 1039/5022 Commerce électronique
  • 1500/5022 Manifestation
  • 324/5022 Presse en ligne
  • 127/5022 Piratage
  • 209/5022 Téléservices
  • 946/5022 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5022 Environnement/Santé
  • 352/5022 Législation/Réglementation
  • 378/5022 Gouvernance
  • 1791/5022 Portrait/Entretien
  • 147/5022 Radio
  • 782/5022 TIC pour la santé
  • 296/5022 Propriété intellectuelle
  • 58/5022 Langues/Localisation
  • 1087/5022 Médias/Réseaux sociaux
  • 1994/5022 Téléphonie
  • 192/5022 Désengagement de l’Etat
  • 1040/5022 Internet
  • 115/5022 Collectivités locales
  • 411/5022 Dédouanement électronique
  • 1159/5022 Usages et comportements
  • 1049/5022 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5022 Audiovisuel
  • 3317/5022 Transformation digitale
  • 389/5022 Affaire Global Voice
  • 174/5022 Géomatique/Géolocalisation
  • 331/5022 Service universel
  • 666/5022 Sentel/Tigo
  • 174/5022 Vie politique
  • 1651/5022 Distinction/Nomination
  • 35/5022 Handicapés
  • 704/5022 Enseignement à distance
  • 718/5022 Contenus numériques
  • 588/5022 Gestion de l’ARTP
  • 178/5022 Radios communautaires
  • 1818/5022 Qualité de service
  • 452/5022 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5022 SMSI
  • 483/5022 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2740/5022 Innovation/Entreprenariat
  • 1370/5022 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5022 Internet des objets
  • 171/5022 Free Sénégal
  • 696/5022 Intelligence artificielle
  • 203/5022 Editorial
  • 11/5022 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5022 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous