OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Mars 2016 > Le succès de l’incubation des PME au Sénégal

Le succès de l’incubation des PME au Sénégal

jeudi 3 mars 2016

Innovation/Entreprenariat

Les incubateurs d’entreprises se multiplient en Afrique, comme CTIC Dakar, le premier à être dédié aux technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique francophone. Cette association lancée en avril 2011 est issue d’un partenariat public-privé. Entretien avec Eva Sow Ebion, sa responsable du Business Développement.

Quels sont les principaux problèmes des PME que vous accompagnez ?

Se pose surtout la question de la conquête des marchés, car beaucoup d’entreprises et de grands comptes sont présents à Dakar. Il est difficile pour des start-up de se voir confier des projets malgré les solutions innovantes qu’elles proposent.

Second problème : les ressources humaines. Beaucoup de diplômés ne disposent d’aucune expérience professionnelle et les PME n’ont pas les moyens d’investir dans la formation.

Enfin, la question des financements se pose pour certains, dans un contexte où l’accès au crédit reste difficile. Bien des PME ne peuvent compter sur aucun accompagnement financier, car dans notre contexte, les familles sont plus difficilement des soutiens, et la bancarisation ne répond pas aux besoins des PME. Il n’existe pas de relation directe entre les banques et les PME, et aucune solution d’accès au crédit.

Ce qui nous amène à poser la question de l’écosystème dans lequel évoluent les PME, sachant qu’il est difficile d’avoir un fonds d’amorçage, faute de fonds souverain mis en place par l’Etat. Dans la vie d’une PME, il est crucial de pouvoir disposer au bout de trois ou cinq ans d’un capital qui permette de se développer.

Quel accompagnement proposez-vous aux PME ?

Nous proposons deux programmes. Le premier, dénommé « programme d’accélération », se déroule sur six mois, avec du coaching, de la formation, du mentoring, du suivi et du business development.

Le second porte sur trois ans d’incubation, avec accès à des bureaux, la connexion Internet, du coaching, du mentoring, un suivi administratif, commercial, technique, comptable et fiscal, ainsi qu’un soutien actif dans la recherche de partenaires.

Ayant le statut d’association, CTIC Dakar ne dispose dc pas de fonds à octroyer directement aux PME, mais joue un rôle capital dans leur écosystème. Nous travaillons avec des bailleurs de fonds tels que la coopération allemande, Open Society Initiative for West Africa (Osiwa) ou le Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT) sénégalais, mis sur pied en 2009 par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT). Nous menons pour eux des programmes d’accompagnement pour l’octroi de financements aux porteurs de projets opérant dans la santé, l’agriculture, l’élevage ou la bonne gouvernance. Entre 2011 et 2015, 130 millions de francs CFA (198 000 euros) de financements ont été attribués aux PME.

Combien d’entreprises avez-vous déjà accompagné ?

Nous avons déjà accompagné 75 entreprises sénégalaises qui emploient 150 personnes qualifiées et affichent une croissance moyenne de 41% de leur chiffre d’affaire. Nous avons par ailleurs « coaché » 1750 jeunes.

Quel est le profil des jeunes que vous avez soutenus ?

Ce sont des diplômés ou des étudiants, qui viennent des grandes universités publiques ou des écoles privées avec lesquelles nous avons noué des partenariats. Ce sont aussi des entrepreneurs qui se sont lancés depuis 2 à 5 ans, mais qui rencontrent diverses difficultés et ont besoin d’accompagnement stratégique.

Quelles sont vos sources de financements ?

Ils proviennent surtout des bailleurs de fonds mais aussi de conventions signées avec des entreprises privées. Nous organisons donc des activités sur diverses thématiques afin de dénicher des solutions innovantes pour lesquelles nous mettons en place des programmes. Notre approche est pragmatique : nous partons des besoins de l’entreprise pour susciter une offre adéquate TIC élaborée par nos jeunes entrepreneurs. Une fois la sélection faite parmi ces derniers, nous les suivons dans leur business development, pour nous assurer de la bonne utilisation des fonds et de leur planning d’activités.

Quelles sont les PME passées par le CTIC qui ont rencontré le succès ?

L’agence digitale People Input, fondée en 2002 par Serigne Barro, compte aujourd’hui plus de 45 salariés, avec une belle visibilité sur le web et des activités de mise en œuvre de projets web et mobiles au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, avec des clients parmi les opérateurs télécoms, les institutions ou les médias.

Nous avons aussi incubé Nelam Services, une agence de communication digitale créée en 2008 par la blogueuse Aisha Dème et son partenaire Alassane Dème. Nelam Services a réalisé Agendakar.com, le premier site web du Sénégal dédié à la culture et aux événements, et lancé la campagne « No Smoke Revolution » qui a permis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

L’entreprise Seysoo, une agence spécialisée dans les logiciels et solutions dédiées au secteur médical, compte divers clients au Sénégal mais aussi au Gabon.

Au-delà de vos actions d’accompagnement, menez-vous des actions d’influence auprès des décideurs pour défendre les PME ?

Oui, nous discutons régulièrement avec les institutions publiques afin de leur faire saisir l’impact des TIC sur notre société. Nous mettons l’accent sur le fait qu’une partie de la commande publique soit dédiée aux PME, d’où la nécessité d’une confiance en un savoir-faire local. Nous contribuons à la sensibilisation des grands groupes afin de les amener à comprendre que leur appui aux PME peut être autre que financier, sous forme de locaux, de conseil stratégique et de mentoring.

(Source : Idées pour le développement, 3 mars 2016)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4607/5662 Régulation des télécoms
  • 346/5662 Télécentres/Cybercentres
  • 3650/5662 Economie numérique
  • 1831/5662 Politique nationale
  • 5211/5662 Fintech
  • 626/5662 Noms de domaine
  • 2407/5662 Produits et services
  • 1528/5662 Faits divers/Contentieux
  • 822/5662 Nouveau site web
  • 5662/5662 Infrastructures
  • 1883/5662 TIC pour l’éducation
  • 190/5662 Recherche
  • 244/5662 Projet
  • 3559/5662 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1846/5662 Sonatel/Orange
  • 1603/5662 Licences de télécommunications
  • 278/5662 Sudatel/Expresso
  • 1005/5662 Régulation des médias
  • 1477/5662 Applications
  • 1052/5662 Mouvements sociaux
  • 1631/5662 Données personnelles
  • 143/5662 Big Data/Données ouvertes
  • 612/5662 Mouvement consumériste
  • 363/5662 Médias
  • 644/5662 Appels internationaux entrants
  • 1624/5662 Formation
  • 98/5662 Logiciel libre
  • 2529/5662 Politiques africaines
  • 1126/5662 Fiscalité
  • 168/5662 Art et culture
  • 586/5662 Genre
  • 1827/5662 Point de vue
  • 1053/5662 Commerce électronique
  • 1567/5662 Manifestation
  • 319/5662 Presse en ligne
  • 126/5662 Piratage
  • 207/5662 Téléservices
  • 1117/5662 Biométrie/Identité numérique
  • 363/5662 Environnement/Santé
  • 338/5662 Législation/Réglementation
  • 363/5662 Gouvernance
  • 1769/5662 Portrait/Entretien
  • 145/5662 Radio
  • 832/5662 TIC pour la santé
  • 293/5662 Propriété intellectuelle
  • 60/5662 Langues/Localisation
  • 1129/5662 Médias/Réseaux sociaux
  • 2022/5662 Téléphonie
  • 191/5662 Désengagement de l’Etat
  • 1027/5662 Internet
  • 115/5662 Collectivités locales
  • 416/5662 Dédouanement électronique
  • 1240/5662 Usages et comportements
  • 1036/5662 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5662 Audiovisuel
  • 3614/5662 Transformation digitale
  • 402/5662 Affaire Global Voice
  • 164/5662 Géomatique/Géolocalisation
  • 368/5662 Service universel
  • 663/5662 Sentel/Tigo
  • 176/5662 Vie politique
  • 2068/5662 Distinction/Nomination
  • 35/5662 Handicapés
  • 707/5662 Enseignement à distance
  • 759/5662 Contenus numériques
  • 584/5662 Gestion de l’ARTP
  • 179/5662 Radios communautaires
  • 2142/5662 Qualité de service
  • 467/5662 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5662 SMSI
  • 478/5662 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2800/5662 Innovation/Entreprenariat
  • 1353/5662 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 52/5662 Internet des objets
  • 171/5662 Free Sénégal
  • 809/5662 Intelligence artificielle
  • 203/5662 Editorial
  • 62/5662 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5662 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous