OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Juin 2025 > Le Sénégal, 3e pays au monde où l’envoi d’argent est le plus onéreux

Le Sénégal, 3e pays au monde où l’envoi d’argent est le plus onéreux

mercredi 18 juin 2025

Fintech

Les transferts de fonds de la diaspora, véritables bouées de sauvetage pour des millions de familles et piliers essentiels de nombreuses économies en développement, sont malheureusement grevés par des coûts prohibitifs. Une analyse récente menée par Plasma, une blockchain spécifiquement conçue pour les stablecoins, met en lumière cette réalité mondiale. Elle révèle que le Sénégal figure parmi les pays où l’envoi d’argent est le plus onéreux, se classant au troisième rang mondial et, de fait, au premier rang en Afrique de l’Ouest.

Pourquoi les migrants paient un prix exorbitant ?

Les travailleurs expatriés supportent des frais excessifs pour acheminer des fonds vers leurs pays d’origine. Cette situation multifactorielle trouve ses racines dans une concurrence souvent limitée entre les prestataires de services, une visibilité des prix insuffisante qui entrave la capacité des consommateurs à comparer efficacement les offres, et, dans certains cas, des systèmes de paiement sous-développés qui ne favorisent guère l’efficience. Ce cocktail crée un environnement où les frais de transaction peuvent absorber une part conséquente des sommes envoyées.

À l’échelle mondiale, l’exemple de la Tanzanie illustre cette problématique de manière spectaculaire, affichant un coût moyen astronomique de 115 dollars pour un transfert de fonds de 200 dollars. Cela représente plus de la moitié du montant total transféré, une ponction colossale directement attribuable à la domination du marché par quelques grandes banques, qui maintiennent des coûts de transaction élevés en l’absence de réelle concurrence.

Le Sénégal dans le top 3 des pays les plus chers avec un coût de 17,5% du transfert

Cette problématique des coûts élevés n’est pas l’apanage de la Tanzanie. L’Afrique est particulièrement touchée, avec sept des 15 pays les plus coûteux pour l’envoi de fonds situés sur le continent. Et c’est en Afrique de l’Ouest que la situation du Sénégal interpelle vivement les analystes. Le pays se positionne comme la troisième destination la plus chère au monde, avec un coût moyen de 35 dollars pour un transfert de 200 dollars. Cela représente un prélèvement de 17,5% du montant total envoyé, une part colossale qui ne parvient jamais aux familles bénéficiaires.

Pour les centaines de milliers de Sénégalais de la diaspora, chaque dollar envoyé représente des efforts et des sacrifices considérables. Voir une part aussi importante de ces fonds absorbée par des frais de transfert est une source de frustration majeure et un frein direct au pouvoir d’achat des familles. Cette ponction réduit d’autant la contribution économique vitale des transferts de fonds au développement national, qui représentent une part significative du PIB et un levier d’investissement pour de nombreux foyers.

Une efficience à améliorer pour un impact maximal

Outre la question du prix, l’efficacité des transferts est également un enjeu crucial. À l’échelle mondiale, 32% des envois de fonds prennent un jour ou plus pour atteindre leur destination. Cette lenteur, combinée aux coûts élevés, complique la gestion financière des ménages receveurs qui peuvent avoir des besoins urgents.

Face à ce constat, les autorités sénégalaises et les acteurs du marché ont un rôle primordial à jouer. L’intensification de la concurrence par l’entrée de nouveaux opérateurs, notamment ceux qui s’appuient sur les technologies numériques (mobile money, fintechs), l’amélioration de la transparence des prix et l’éducation des consommateurs pour qu’ils comparent les offres, sont des pistes essentielles.

Les stablecoins, une solution prometteuse

Dans ce contexte, les stablecoins émergent comme une solution prometteuse. D’après l’analyse de Plasma, ces crypto-monnaies, dont la valeur est arrimée à des actifs stables comme le dollar américain, offrent un moyen beaucoup plus rapide et plus rentable d’envoyer de l’argent au-delà des frontières. Leur nature numérique permet de contourner les intermédiaires traditionnels et de réduire significativement les frais.

La Banque mondiale estime que si les coûts de transfert étaient réduits de seulement cinq points de pourcentage par rapport à la valeur envoyée, les personnes recevant de l’argent dans les pays en développement bénéficieraient de 16 milliards de dollars supplémentaires chaque année. Pour le Sénégal et sa diaspora, l’adoption de solutions innovantes comme les stablecoins pourrait transformer la donne, libérant un potentiel économique immense en assurant que chaque dollar durement gagné parvienne intégralement à sa destination

Mamadou Diao Barry

(Source : Sika Finance, 18 juin 2025

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4489/5239 Régulation des télécoms
  • 346/5239 Télécentres/Cybercentres
  • 3456/5239 Economie numérique
  • 2401/5239 Politique nationale
  • 5239/5239 Fintech
  • 514/5239 Noms de domaine
  • 2265/5239 Produits et services
  • 1456/5239 Faits divers/Contentieux
  • 869/5239 Nouveau site web
  • 5066/5239 Infrastructures
  • 1707/5239 TIC pour l’éducation
  • 188/5239 Recherche
  • 242/5239 Projet
  • 3605/5239 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1830/5239 Sonatel/Orange
  • 1585/5239 Licences de télécommunications
  • 274/5239 Sudatel/Expresso
  • 1004/5239 Régulation des médias
  • 1327/5239 Applications
  • 1048/5239 Mouvements sociaux
  • 1684/5239 Données personnelles
  • 126/5239 Big Data/Données ouvertes
  • 594/5239 Mouvement consumériste
  • 360/5239 Médias
  • 644/5239 Appels internationaux entrants
  • 1643/5239 Formation
  • 142/5239 Logiciel libre
  • 2412/5239 Politiques africaines
  • 1073/5239 Fiscalité
  • 166/5239 Art et culture
  • 578/5239 Genre
  • 1693/5239 Point de vue
  • 1156/5239 Commerce électronique
  • 1511/5239 Manifestation
  • 320/5239 Presse en ligne
  • 124/5239 Piratage
  • 207/5239 Téléservices
  • 963/5239 Biométrie/Identité numérique
  • 304/5239 Environnement/Santé
  • 339/5239 Législation/Réglementation
  • 494/5239 Gouvernance
  • 1786/5239 Portrait/Entretien
  • 145/5239 Radio
  • 780/5239 TIC pour la santé
  • 347/5239 Propriété intellectuelle
  • 58/5239 Langues/Localisation
  • 1057/5239 Médias/Réseaux sociaux
  • 1957/5239 Téléphonie
  • 193/5239 Désengagement de l’Etat
  • 1011/5239 Internet
  • 117/5239 Collectivités locales
  • 450/5239 Dédouanement électronique
  • 1235/5239 Usages et comportements
  • 1027/5239 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5239 Audiovisuel
  • 3783/5239 Transformation digitale
  • 383/5239 Affaire Global Voice
  • 158/5239 Géomatique/Géolocalisation
  • 312/5239 Service universel
  • 662/5239 Sentel/Tigo
  • 175/5239 Vie politique
  • 1576/5239 Distinction/Nomination
  • 34/5239 Handicapés
  • 688/5239 Enseignement à distance
  • 683/5239 Contenus numériques
  • 587/5239 Gestion de l’ARTP
  • 180/5239 Radios communautaires
  • 1805/5239 Qualité de service
  • 428/5239 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5239 SMSI
  • 465/5239 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2744/5239 Innovation/Entreprenariat
  • 1352/5239 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5239 Internet des objets
  • 171/5239 Free Sénégal
  • 808/5239 Intelligence artificielle
  • 194/5239 Editorial
  • 2/5239 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5239 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous