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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Octobre 2013 > Le père du Web et des géants d’Internet s’allient pour connecter les pays (…)

Le père du Web et des géants d’Internet s’allient pour connecter les pays émergents

lundi 7 octobre 2013

Fracture numérique/Solidarité numérique

La World Wide Web Foundation, aidée d’une trentaine d’organisations et d’entreprises - dont Google - lancent lundi 7 octobre l’Alliance pour un Internet abordable (« Alliance for affordable Internet », A4AI). Le but de la fondation de Tim Berners-Lee (considéré comme le « père » du web) est de faire passer le coût de connexion à Internet dans le monde sous la barre des 5 % du revenu mensuel moyen de chaque pays, un objectif de l’ONU. Avec le soutien de plusieurs Etats et d’organisations de la société civile, le projet vise à des réformes la de politique et de la régulation dans les pays émergents, pour y créer des marchés de l’Internet haut débit compétitifs.
Voir l’infographie : Qui accède à Internet dans le monde ?

En travaillant d’abord avec trois à quatre pays d’ici fin 2014, puis une douzaine d’ici fin 2015.« Nous sommes clairement une alliance vouée à la promotion [d’une politique en faveur d’Internet] », explique Sonia Jorge, directrice de l’alliance, qui se concentrera d’abord sur l’Afrique. « C’est une décision consciente, l’Afrique est le continent qui a le plus de pays où l’abordabilité est un problème majeur », déclare Sonia Jorge, qui compte ensuite se concentrer sur l’Asie du sud est et l’Amérique du sud. 16 % des Africains sont connectés à Internet, contre le double pour les deux autres continents, selon les dernières estimations de l’Union internationale des télécommunications (UIT), une agence de l’ONU.

Une double mission

L’alliance n’est pas qu’une entreprise de lobbying, elle intègre également une part de recherche. « Le projet comprend un programme de recherche sur différents problèmes d’importance pour l’abordabilité », ajoute la responsable de l’alliance. Les résultats de ces recherches seront partagées de différentes manières, dont un rapport annuel, des études de cas ou des prises de position.

39 % de la population mondiale (2,7 milliards de personnes) est connectée à Internet, avec de grandes disparités selon les régions, indiquent l’UIT. 77 % des habitants des pays développés y sont connectés, contre 31 % des pays en développement. Le coût de la connexion, lui, a fondu de 82 % dans le monde depuis 2008, pour atteindre 21,5 % du produit national brut par habitant ; 1,7 % dans les pays développés contre 30,1 % dans les pays émergents. Le but de l’initiative est de passer ce chiffre à 5 %. En France, le coût mensuel d’une connexion Internet (31,6 euros) correspond à 0,9 % du produit national brut par habitant, contre 747 % et 720 % en Gambie et en Erythrée, les deux pires élèves en matière d’accès à Internet.

Des coalitions locales

« Le coût de l’accès à Internet est un sujet important pour beaucoup de pays. Nous voulons mettre l’abordabilité au coeur des calendriers, notamment au niveau politique. Pour que toutes les décisions soient prises en pensant aux infrastructures, aux types de couverture, de services et de prix que l’on voudrait voir en place. Vous pouvez avoir un pays avec une excellente couverture mais un service que les habitants ne peuvent pas s’offrir. Le but est de maintenir les investissements et de développer les politiques et les stratégies qui vont permettre aux utilisateurs d’en profiter », explique la responsable de l’alliance.

Pour cela, le projet compte contribuer à concevoir et promouvoir des politiques et régulations internationales, régionales et nationales à même de baisser drastiquement ces coûts. Au niveau national, « nous nous impliquerons pour construire des ’coalitions’ et faciliter le développement et l’implantation de bonnes propositions de réformes », prévoit Sonia Jorge. Les coalitions sont censées inclure tous les acteurs locaux. « Les organisations étatiques, la société civile, le secteur public et le secteur privé doivent se grouper pour concevoir les propositions qui font sens dans leur propre pays », détaille l’alliance, qui se dit en contact avec des acteurs locaux.

Cette démarche par la régulation prendra du temps. « Certains pays sont en avance sur d’autres. Les changements politiques et de régulation ne sont pas aisés, ils demandent beaucoup de réflexion, de collaboration, de stratégie. Notre démarche est de laisser s’exprimer tous les acteurs. Vous avez besoin d’être patient, pour arriver à un consensus et vous assurer que le message soit soutenu au moment où il devient une réforme. Il est important de mettre le secteur sur la bonne voie et d’intégrer tous les acteurs, pour que ce soit un effort commun », affirme Sonia Jorge.

Défendre un ’Internet ouvert"

Plus qu’un bas coût de connexion, le groupement - principalement occidental - défend des valeurs précises, au premier rang un « Internet ouvert », sans blocages. « Les membres de l’alliance ont signé sur un lot de ’bonnes pratiques’ en matière de régulation et de politique. Ils ont convenu du principe que la liberté sur Internet, la liberté d’expression, un Internet ouvert et le droit d’association sur internet doivent être protégés. C’est le fondement de notre travail », affirme l’alliance.

« Nous sommes conscients des usages et opportunités que peut apporter Internet mais, en tant qu’alliance, nous pouvons aussi mettre en valeur ses bénéfices socio-économiques. Ce n’est pas seulement regarder des films », affirme l’alliance, qui voit un Internet abordable comme une source de progrès en matière de santé, d’éducation, d’accès aux données gouvernementales (open data) ou d’égalité sexuelle ; dans les pays émergents, les femmes sont 16 % moins connectées à Internet que les hommes.

L’empreinte de Google

Pour ses objectifs, le projet mondial a le soutien des géants américains du numérique, en tête Facebook, Google, Microsoft et Yahoo. Mais celui qui investit le plus est bien Google, qui se pose régulièrement en défenseur d’un « Internet ouvert ». Ce malgré quelques écarts, comme en 2010, lorsqu’il a contribué à l’exclusion du mobile de la régulation américaine sur la libre circulation des contenus sur Internet. D’autres acteurs, comme le concepteur de processeurs Intel ou l’équipementier télécom Cisco participent également à l’initiative.

« Google est un de nos ’sponsors d’or’ [avec le fonds d’investissement du fondateur d’eBay et deux Etats]. [Ces entreprises américaines] nous apportent leur présence, leur collaboration, leurs réseaux dans différents pays, ce qui est un avantage merveilleux à avoir, pour nous et pour eux », affirme la directrice de l’A4AI. Les multinationales américaines voient leur intérêt à ce développement d’Internet.

Avant l’annonce de l’alliance, Google a débuté le développement de réseaux sans fil et de terminaux destinés aux pays émergents, censés connecter un milliard de personnes à Internet, en lien avec les opérateurs locaux. Le groupe a lancé son projet de ballons connectés ’Loon’, un réseau censé accomplir ce but. De son côté, Facebook, bien moins impliqué que Google dans ce projet, a lancé Internet.org, une coalition d’acteurs privés et publics, aussi censée réduire le coût d’Internet dans le monde.

Des géants d’Internet philanthropes ?

En s’impliquant dans l’alliance, ces acteurs deviennent des interlocuteurs privilégiés pour les Etats, opérateurs et entreprises des pays émergents, en limitant d’avance les problèmes de régulation et de concurrence, monnaie courante Etats-Unis et en Europe. Arriver les premiers, même s’ils doivent laisser le champ libre aux acteurs locaux, leur permettra de modeler la vision d’Internet de ces pays.

Il y a un deuxième bénéfice, plus direct : développer eux-mêmes des marchés à conquérir, quand les pays développés approchent la maturité. Connecter les deux tiers du monde qui ne l’est pas est avant tout pouvoir leur fournir leurs services, sans réelle concurrence. Concrètement, cela signifie fournir des contenus, des services et fournir de la publicité de milliards de personnes... Soit soutenir la croissance mondiale de ces groupes, dont le succès et les méthodes leur attirent de plus en plus d’ennuis aux Etats-Unis et en Europe.

Côté français, c’est officiellement le calme plat, l’initiative n’ayant pas de lien avec le gouvernement sur ce projet. « Nous sommes en contact avec beaucoup d’entreprises françaises, parmi de nombreuses autres. Nous sommes aussi en discussion avec différents pays, dont certains européens. Disposer du soutien d’organismes impliqués dans l’Afrique francophone serait fantastique », lance la responsable du projet, qui compte s’entourer de fabricants de terminaux et d’acteurs déjà impliqués dans les pays émergents.

Guénaël Pépin

(Source : Le Monde, 7 octobre 2013)

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