OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Janvier 2017 > Le paiement mobile continue de s’étendre en Afrique

Le paiement mobile continue de s’étendre en Afrique

dimanche 29 janvier 2017

Fintech

Devenu quasiment indispensable partout sur le continent, le mobile money continue d’envahir le continent. Son impact est tel que les autorités publiques africaines ont décidé de favoriser la création de ces services et de mieux les encadrer.

D’après un rapport du groupe d’analyse et de recherche britannique The Economist Intelligent Unit, la Tanzanie est le premier pays d’Afrique en termes de mise en place de réformes favorables à l’inclusion financière de la population. Une situation due en partie à la floraison de services de paiement mobile dans le pays. Le gouvernement tanzanien a récemment décidé de mieux encadrer leur activité.

Activités séparées en Tanzanie

En application du National Payment Systems Act et de l’Electronic Transactions Act adoptés en 2015, les opérateurs de téléphonie mobile fournissant des services financiers sur mobile en Tanzanie devront séparer leurs activités de téléphonie de leurs services financiers sur mobile. Ainsi, en 2017, Vodacom (M-Pesa), Airtel (Airtel Money), Tigo (Tigo-Pesa), Zantel (Z-Pesa) et Halotel (V Money) devront ouvrir des filiales uniquement réservées au mobile money.

Selon la Banque centrale de Tanzanie, cette décision vise une meilleure protection des consommateurs. « Les candidats doivent fournir des détails qui visent à protéger l’argent des clients. Nous voulons terminer cet exercice à la fin de cette année », a expliqué Bernard Dadi, le directeur du système national de paiement à la Banque centrale de Tanzanie. L’opérateur télécom Halotel est le premier à obtenir sa licence pour ouvrir une filiale mobile money. Bernard Dadi a expliqué que, dans le cas de Halotel, il « a été facile pour nous d’évaluer leurs arguments parce qu’ils sont tout à fait nouveaux sur le marché et n’ont pas eu à répondre à autant de questions que les entreprises qui existent sur le marché depuis beaucoup plus longtemps ». Le responsable a ajouté que la Tanzania Revenue Authority vérifiera également la conformité fiscale du demandeur de licence pour l’ouverture d’une filiale mobile money. Vu l’importance que prend le paiement mobile dans l’économie du pays, le gouvernement semble décidé à offrir un meilleur cadre juridique à ce type de services.

Réduire le cash en circulation

Au Bénin, le préfet du Littoral a instauré le mobile money dans les supermarchés pour combattre les attaques à main armée. Depuis le 17 octobre 2016, dans le département du Littoral, les achats d’une valeur égale ou supérieure à 50 000 FCFA sont réglés par mobile money dans les supermarchés et hypermarchés de Cotonou. Cette mesure est une application de l’Arrêté préfectoral N°8/0243/DEP-LIT/SG/SPAT/SA portant instauration de l’usage des moyens de paiement dématérialisés dans les supermarchés et hypermarchés. A travers l’usage de MTN Mobile Money ou du service Flooz de Moov, le préfet Modeste Toboula veut limiter les risques d’attaques à main armée, de plus en plus récurrentes dans les établissements marchands. Le préfet du Littotal estime qu’avec les moyens de paiement numériques pour les grosses sommes, le volume le plus important de l’argent encaissé par les établissements commerciaux ne demeurera plus dans leurs caisses mais sera directement reversé sur leur compte bancaire. De ce fait, ces établissements ne seront plus des cibles de choix pour des braqueurs en quête de fortes liquidités. Les usagers de ces espaces marchands seront alors un peu plus à l’abri de ces actes criminels. Mais au-delà de l’aspect sécuritaire, cette mesure fait un peu plus entrer le mobile money dans les habitudes quotidiennes des populations. Un constat qui pousse même les banques à s’y lancer.

Ecobank se lance dans le paiement mobile

Ecobank a annoncé le déploiement de son service de banque mobile d’ici la fin 2016 dans les 33 pays d’Afrique subsaharienne où la banque est présente. Appelé Masterpass QR, le service est déjà actif au Nigeria. « Il permettra à des millions de micro, de petites et de moyennes entreprises du continent africain d’accepter les paiements électroniques rapides et sécurisés », a expliqué le groupe panafricain. Créé grâce à un protocole d’accord signé avec Mastercard, « Masterpass QR permet de tirer parti des avantages du numérique pour intégrer des millions de personnes dans le secteur financier formel. La finalité d’Ecobank est de bâtir une banque panafricaine d’envergure mondiale et de contribuer à l’intégration et au développement économique et financier du continent africain », informe Ade Ayeyemi, le directeur général d’Ecobank. Pendant ce temps, les opérateurs télécoms du continent continuent de lancer et d’améliorer leurs offres de paiement mobile.

En Algérie, Mobilis prépare son service de paiement mobile

Mohamed Habib, le PDG de Mobilis, a annoncé que la société était techniquement prête pour le paiement mobile. Selon lui, l’opérateur n’attend que l’Assemblée nationale, où le texte législatif qui encadre les paiements via mobile sera bientôt discuté. Pour Mohamed Habib, ce type de service est très important pour atteindre la dématérialisation financière et le développement de l’économie numérique que recherche le gouvernement. A travers cet outil, « c’est une couche de la population qui sera concernée par la dématérialisation du paiement (…) Si tous les Algériens n’ont pas un compte en banque ou un compte postal, ils ont, par contre, une ligne mobile », a expliqué le patron de la branche mobile d’Algérie Télécom. Mobilis a conçu son service de paiement mobile en collaboration avec la Banque Nationale d’Algérie, qui a contribué à tous les tests effectués par l’opérateur. L’Algérie est l’un des rares pays d’Afrique où le mobile money, pourtant développé chez ses voisins, n’est pas encore utilisé.

Olivier De Souza pour le magazine Réseau Télécom No 86

(Source : Agence Ecofin, 29 janvier 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 9172/10748 Régulation des télécoms
  • 670/10748 Télécentres/Cybercentres
  • 6932/10748 Economie numérique
  • 3915/10748 Politique nationale
  • 10559/10748 Fintech
  • 1043/10748 Noms de domaine
  • 4085/10748 Produits et services
  • 3073/10748 Faits divers/Contentieux
  • 1460/10748 Nouveau site web
  • 10748/10748 Infrastructures
  • 3620/10748 TIC pour l’éducation
  • 374/10748 Recherche
  • 472/10748 Projet
  • 8224/10748 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3656/10748 Sonatel/Orange
  • 3053/10748 Licences de télécommunications
  • 503/10748 Sudatel/Expresso
  • 2039/10748 Régulation des médias
  • 2515/10748 Applications
  • 2211/10748 Mouvements sociaux
  • 3361/10748 Données personnelles
  • 396/10748 Big Data/Données ouvertes
  • 1328/10748 Mouvement consumériste
  • 644/10748 Médias
  • 1210/10748 Appels internationaux entrants
  • 3729/10748 Formation
  • 202/10748 Logiciel libre
  • 4945/10748 Politiques africaines
  • 2292/10748 Fiscalité
  • 349/10748 Art et culture
  • 1239/10748 Genre
  • 6014/10748 Point de vue
  • 2026/10748 Commerce électronique
  • 2850/10748 Manifestation
  • 587/10748 Presse en ligne
  • 287/10748 Piratage
  • 421/10748 Téléservices
  • 2020/10748 Biométrie/Identité numérique
  • 784/10748 Environnement/Santé
  • 764/10748 Législation/Réglementation
  • 765/10748 Gouvernance
  • 3856/10748 Portrait/Entretien
  • 307/10748 Radio
  • 1672/10748 TIC pour la santé
  • 522/10748 Propriété intellectuelle
  • 154/10748 Langues/Localisation
  • 2201/10748 Médias/Réseaux sociaux
  • 4109/10748 Téléphonie
  • 411/10748 Désengagement de l’Etat
  • 2026/10748 Internet
  • 258/10748 Collectivités locales
  • 954/10748 Dédouanement électronique
  • 2453/10748 Usages et comportements
  • 1984/10748 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 1006/10748 Audiovisuel
  • 7447/10748 Transformation digitale
  • 739/10748 Affaire Global Voice
  • 430/10748 Géomatique/Géolocalisation
  • 806/10748 Service universel
  • 1181/10748 Sentel/Tigo
  • 352/10748 Vie politique
  • 3316/10748 Distinction/Nomination
  • 113/10748 Handicapés
  • 1486/10748 Enseignement à distance
  • 1556/10748 Contenus numériques
  • 1140/10748 Gestion de l’ARTP
  • 358/10748 Radios communautaires
  • 4065/10748 Qualité de service
  • 1056/10748 Privatisation/Libéralisation
  • 271/10748 SMSI
  • 1033/10748 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5536/10748 Innovation/Entreprenariat
  • 2720/10748 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 110/10748 Internet des objets
  • 332/10748 Free Sénégal
  • 2466/10748 Intelligence artificielle
  • 377/10748 Editorial
  • 47/10748 Gaming/Jeux vidéos
  • 110/10748 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous