Le Mozambique structure son écosystème d’IA avant l’adoption de sa stratégie nationale
lundi 31 août 2026
L’intelligence artificielle s’est imposée ces dernières années comme l’une des principales technologies de transformation des économies. Le Mozambique cherche à structurer son écosystème avant l’adoption de sa stratégie nationale.
L’Association mozambicaine de l’intelligence artificielle (AMIA) a été lancée le mercredi 26 août à Maputo. L’initiative intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à structurer leurs écosystèmes d’IA et à définir des cadres nationaux pour accompagner le développement de cette technologie.
Présentée comme une organisation indépendante et sans fonction de régulation, l’AMIA veut notamment favoriser la formation, la recherche, l’innovation et les échanges entre les différents acteurs de l’écosystème. Elle vise également à contribuer au dialogue sur les enjeux liés à l’utilisation de l’IA, alors que les usages de cette technologie progressent dans les économies africaines.
Le Mozambique travaille par ailleurs à l’élaboration de sa stratégie nationale d’intelligence artificielle. Le projet de stratégie était encore en cours de finalisation en mai 2026, après des consultations menées avec différentes parties prenantes. Les autorités travaillent également à la définition d’une politique et d’une stratégie nationales de gouvernance des données, un chantier étroitement lié au développement des systèmes d’IA.
Une dynamique continentale
Cette démarche intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à mieux encadrer le développement de l’intelligence artificielle. Adoptée en 2024, la stratégie continentale de l’IA de l’Union africaine présente la technologie comme un levier stratégique pour l’innovation, la création d’emplois et le développement économique, tout en appelant à des approches nationales permettant de mieux maîtriser les risques associés. En mai 2025, les États membres ont notamment appelé les pays africains à élaborer leurs propres stratégies, politiques et cadres réglementaires afin de favoriser une utilisation sûre, responsable et inclusive de l’IA.
Pour le Mozambique, la création de l’AMIA pourrait ainsi contribuer à structurer et à fédérer les acteurs appelés à participer au développement de cette filière. Une analyse publiée en avril 2026 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), fondée sur des échanges avec des responsables de 12 pays africains, souligne que les États du continent rencontrent encore des difficultés à traduire leurs stratégies d’IA en dispositifs concrets de gouvernance. Ces difficultés concernent notamment les infrastructures, les compétences, la qualité des données, le financement et la coordination entre institutions.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 31 août 2026)
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