OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Août 2017 > Le mobile money, un remède à la fraude fiscale en Afrique ?

Le mobile money, un remède à la fraude fiscale en Afrique ?

mardi 8 août 2017

Fintech

Un rapport publié par le think tank l’Afrique des Idées expose les bien faits du mobile money, à même de réduire de moitié le manque à gagner fiscal des pays de l’Afrique de l’Ouest selon le document.

« Une pénétration de 100% du mobile money équivaudrait à réduire de moitié le manque à gagner fiscal des pays de l’Afrique de l’Ouest. » C’est la principale conclusion d’un rapport intitulé Mobilisation des recettes fiscales dans l’Uemoa, l’obstacle de l’informel, le levier du mobile money, publié le 24 juillet 2017 par le think tank l’Afrique des Idées.

En effet, l’une des spécificités du mobile money est de réduire les effets du secteur informel, ce en rendant visibles les flux financiers, en particulier ceux qui résultent d’activités économiques informelles. Ces dernières ont généralement lieu entre des agents économiques (particuliers, entreprises) sous la forme de monnaie fiduciaire. Une fois convertis en monnaie électronique grâce au mobile money, ces flux financiers deviennent potentiellementvisibles par l’administration fiscale. Par conséquent, le mobile money constitue unlevier d’élargissement de l’assiette fiscale.

Rappelons que le mobile-money résulte de la conversion de la monnaie fiduciaire en monnaie électronique par le biais d’une opération de dépôt sur un compte associé au numéro de téléphone mobile.

Un meilleurtaux de recouvrement de la TVA

L’effet direct le plus frappant du mobile money sur l’assiette fiscale est l’amélioration du taux de recouvrement de la TVA. En effet, la TVA prélevée sur les transactions payées aux entreprises peut être mieux contrôlée. Cela suppose toutefois que l’opérateur transmette à l’État, de manière automatique, la valeur des paiements destinés à chaque entreprise.

La deuxième source d’effets directs concerne les recettes fiscales inhérentes à la commercialisation des services de mobile money. En effet, comme la plupart des activités économiques, le chiffre d’affaires généré par la commercialisation du mobile money est soumis à la TVA, de même que le bénéfice et, accessoirement, la rémunération des emplois créés. Par conséquent, la commercialisation des services de mobile money offre à l’État des ressources fiscales additionnelles à travers la TVA et les impôts sur les revenus prélevés auprès des opérateurs de mobile money.

Une diffusion rapide du mobile money

Les auteurs du rapport estiment qu’une pénétration de 10% du mobile money générerait des recettes fiscales à hauteur de 31,8 milliards de F CFA en Afrique de l’Ouest. Cette valeur correspond à des recettes fiscales supplémentaires équivalentes à 0,06% du PIB des pays de la zone.

Le mobile moneyse diffuse très rapidement dans l’Uemoa, particulièrement en Côte d’Ivoire. Selon les statistiques de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le nombre d’abonnés au mobile money s’établissait à 22 millions au troisième trimestre 2015, contre 18 millions en 2014 et 11 millions en 2013, soit un taux de croissance annuel moyen de 63%.

Fonde en 2011, l’Afrique des Idées est un think tank qui promeut la réflexion et le débat d’idées sur les défis économiques, sociaux et politiques que doit relever l’Afrique.

Nessim Ben Gharbia

(Source : Jeune Afrique, 8 août 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4430/5112 Régulation des télécoms
  • 347/5112 Télécentres/Cybercentres
  • 3392/5112 Economie numérique
  • 1777/5112 Politique nationale
  • 4966/5112 Fintech
  • 526/5112 Noms de domaine
  • 1996/5112 Produits et services
  • 1521/5112 Faits divers/Contentieux
  • 765/5112 Nouveau site web
  • 5112/5112 Infrastructures
  • 1761/5112 TIC pour l’éducation
  • 188/5112 Recherche
  • 242/5112 Projet
  • 3429/5112 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1854/5112 Sonatel/Orange
  • 1617/5112 Licences de télécommunications
  • 279/5112 Sudatel/Expresso
  • 1006/5112 Régulation des médias
  • 1289/5112 Applications
  • 1072/5112 Mouvements sociaux
  • 1655/5112 Données personnelles
  • 143/5112 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5112 Mouvement consumériste
  • 364/5112 Médias
  • 643/5112 Appels internationaux entrants
  • 1684/5112 Formation
  • 94/5112 Logiciel libre
  • 2096/5112 Politiques africaines
  • 1002/5112 Fiscalité
  • 169/5112 Art et culture
  • 589/5112 Genre
  • 1988/5112 Point de vue
  • 1036/5112 Commerce électronique
  • 1489/5112 Manifestation
  • 318/5112 Presse en ligne
  • 124/5112 Piratage
  • 205/5112 Téléservices
  • 979/5112 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5112 Environnement/Santé
  • 362/5112 Législation/Réglementation
  • 363/5112 Gouvernance
  • 1799/5112 Portrait/Entretien
  • 145/5112 Radio
  • 770/5112 TIC pour la santé
  • 281/5112 Propriété intellectuelle
  • 58/5112 Langues/Localisation
  • 1090/5112 Médias/Réseaux sociaux
  • 2039/5112 Téléphonie
  • 190/5112 Désengagement de l’Etat
  • 1039/5112 Internet
  • 115/5112 Collectivités locales
  • 412/5112 Dédouanement électronique
  • 1166/5112 Usages et comportements
  • 1034/5112 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5112 Audiovisuel
  • 3257/5112 Transformation digitale
  • 382/5112 Affaire Global Voice
  • 173/5112 Géomatique/Géolocalisation
  • 328/5112 Service universel
  • 673/5112 Sentel/Tigo
  • 174/5112 Vie politique
  • 1650/5112 Distinction/Nomination
  • 34/5112 Handicapés
  • 700/5112 Enseignement à distance
  • 713/5112 Contenus numériques
  • 587/5112 Gestion de l’ARTP
  • 179/5112 Radios communautaires
  • 1810/5112 Qualité de service
  • 451/5112 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5112 SMSI
  • 480/5112 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2771/5112 Innovation/Entreprenariat
  • 1354/5112 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5112 Internet des objets
  • 172/5112 Free Sénégal
  • 816/5112 Intelligence artificielle
  • 194/5112 Editorial
  • 11/5112 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5112 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous