OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2018 > Le mobile money triomphera-t-il de la banque mobile ?

Le mobile money triomphera-t-il de la banque mobile ?

dimanche 30 septembre 2018

Editorial

En septembre 2018, Orange Money a célébré le dixième anniversaire de son lancement qui avait eu lieu en décembre 2008 en Côte d’ivoire. Orange Money est actuellement proposé dans dix-sept pays d’Afrique, compte quarante millions de clients, dont treize millions utilisent le service chaque mois et a atteint 26 milliards d’euros de transactions en 2017. Au Sénégal, où le lancement d’Orange Money a eu lieu en avril 2010, il comptait 1,3 millions d’utilisateurs actifs au premier semestre 2018 et le service qui permettait uniquement les dépôts et retraits d’argent, l’achat de crédit téléphonique et le paiement des factures a beaucoup évolué. Ainsi, en matière de transfert d’argent, il est également possible de transférer de l’argent à un tiers possédant un compte Orange Money. Cependant, la dimension la plus innovante est sans conteste le paiement de services via un téléphone portable qui permet régler des factures d’eau, d’électricité, de téléphone, d’Internet, etc. mais également d’acheter des biens et services dans des restaurants, des commerces, petits ou grands, des stations-service, etc. ou encore de payer des frais de scolarité dans les établissements scolaires ainsi que des salaires voire des taxes et impôts. Par ailleurs, depuis le début de l’année 2016, Orange Money a obtenu un agrément d’Etablissement de Monnaie Electronique (EME) de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour la Côte d’ivoire, le Mali et le Sénégal et de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), qui lui permet de faire du mobile banking dans ses pays. Le principal intérêt de l’obtention de ce statut est de ne pas être obligé de s’affilier à une banque commerciale pour opérer et de pouvoir par ailleurs accorder des prêts dans le cadre d’opérations de micro crédit. Ainsi au Sénégal, les clients disposant d’une carte Orange Money, peuvent retirer de l’argent directement dans les guichets automatiques de banque (GAB) des établissements bancaires affiliés au Groupement interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (GIM-UEMOA) et faire des transactions entre leur compte bancaire et leur compte Orange Money. Cela étant, il existe quelques freins au développement du mobile money tels que la faible, voire l’absence, d’interopérabilité entre les plateformes utilisées par les différents opérateurs qui limite fortement l’accès et l’utilisation de ces services financiers ou encore les accords d’exclusivité que les opérateurs de téléphonie mobile peuvent signer avec tel ou tel prestataire de services et qui interdisent, de fait, aux clients des autres opérateurs d’opérer des transactions avec ces prestataires. Le succès d’Orange Money ne doit pas nous faire oublier que le mobile money a vu le jour au Kenya avec le lancement de M-Pesa par Safaricom avant de se répandre à travers le continent africain. Son succès s’explique par le faible taux de bancarisation et le faible déploiement des réseaux postaux, qui constituent une entrave à l’inclusion financière et au développement économique. Cependant, l’irruption du numérique dans ce secteur provoque d’importantes disruptions avec d’une part des opérateurs de télécommunications qui concurrencent désormais les banques et d’autre par des établissements bancaires qui proposent des applications mobiles. Au Sénégal, face à Orange Money, les offres se multiplient et les services se diversifient. Tigo Cash, Joni Joni, Expresso E-money, Wari, Tam Tam, PosteCash, Intouch et d’autres encore se disputent vigoureusement des parts d’un marché en plein essor. Ces tendances fortes, posent avec acuité, la nécessaire coordination des activités de régulation, dans un contexte de convergence de l’économie numérique, qui dépendent jusqu’à présente d’autorités et d’instances spécialisées. S’il est trop tôt pour désigner le vainqueur de ce qui s’annonce comme un combat de titans, il est clair que c’est celui qui saura se montrer le plus innovant qui triomphera.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4920/5285 Régulation des télécoms
  • 375/5285 Télécentres/Cybercentres
  • 3561/5285 Economie numérique
  • 1818/5285 Politique nationale
  • 5285/5285 Fintech
  • 526/5285 Noms de domaine
  • 2451/5285 Produits et services
  • 1476/5285 Faits divers/Contentieux
  • 748/5285 Nouveau site web
  • 5170/5285 Infrastructures
  • 1812/5285 TIC pour l’éducation
  • 199/5285 Recherche
  • 251/5285 Projet
  • 4066/5285 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1881/5285 Sonatel/Orange
  • 1621/5285 Licences de télécommunications
  • 276/5285 Sudatel/Expresso
  • 1033/5285 Régulation des médias
  • 1308/5285 Applications
  • 1085/5285 Mouvements sociaux
  • 1904/5285 Données personnelles
  • 179/5285 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5285 Mouvement consumériste
  • 384/5285 Médias
  • 657/5285 Appels internationaux entrants
  • 1871/5285 Formation
  • 109/5285 Logiciel libre
  • 2254/5285 Politiques africaines
  • 1122/5285 Fiscalité
  • 180/5285 Art et culture
  • 604/5285 Genre
  • 1771/5285 Point de vue
  • 1187/5285 Commerce électronique
  • 1554/5285 Manifestation
  • 325/5285 Presse en ligne
  • 125/5285 Piratage
  • 213/5285 Téléservices
  • 1019/5285 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5285 Environnement/Santé
  • 360/5285 Législation/Réglementation
  • 367/5285 Gouvernance
  • 2007/5285 Portrait/Entretien
  • 146/5285 Radio
  • 751/5285 TIC pour la santé
  • 290/5285 Propriété intellectuelle
  • 64/5285 Langues/Localisation
  • 1164/5285 Médias/Réseaux sociaux
  • 2377/5285 Téléphonie
  • 198/5285 Désengagement de l’Etat
  • 1044/5285 Internet
  • 115/5285 Collectivités locales
  • 499/5285 Dédouanement électronique
  • 1228/5285 Usages et comportements
  • 1048/5285 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 574/5285 Audiovisuel
  • 3548/5285 Transformation digitale
  • 393/5285 Affaire Global Voice
  • 173/5285 Géomatique/Géolocalisation
  • 491/5285 Service universel
  • 686/5285 Sentel/Tigo
  • 179/5285 Vie politique
  • 1557/5285 Distinction/Nomination
  • 35/5285 Handicapés
  • 778/5285 Enseignement à distance
  • 695/5285 Contenus numériques
  • 611/5285 Gestion de l’ARTP
  • 196/5285 Radios communautaires
  • 2187/5285 Qualité de service
  • 536/5285 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5285 SMSI
  • 549/5285 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2840/5285 Innovation/Entreprenariat
  • 1372/5285 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5285 Internet des objets
  • 172/5285 Free Sénégal
  • 694/5285 Intelligence artificielle
  • 201/5285 Editorial
  • 14/5285 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5285 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous