Ces dernières années, l’Éthiopie a multiplié les initiatives pour structurer son écosystème technologique. Un effort qui attire l’attention d’autres pays du continent, désireux de s’en inspirer pour accélérer leur transition numérique.
Le Liberia entend accélérer sa transformation numérique en s’appuyant sur les avancées réalisées par l’Éthiopie dans ce domaine. Mardi 14 avril, les deux pays ont signé des protocoles d’accord portant sur l’intelligence artificielle (IA), la science et la technologie, jetant ainsi les bases d’une collaboration concrète.
Le partenariat prévoit des échanges d’expertise technique et le développement de projets communs entre institutions, universités et acteurs technologiques. L’objectif est de permettre au Liberia de profiter de transferts de compétences et d’adapter certaines solutions éprouvées au contexte local.
« Nous œuvrons pour un Liberia meilleur. Pour y parvenir, nous nous inspirerons des meilleures pratiques de l’Éthiopie en matière d’intelligence artificielle », a indiqué la ministre libérienne des Affaires étrangères, Sara Beysolow Nyanti.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de coopération intra-africaine, où les pays du continent cherchent à mutualiser leurs expériences pour accélérer leur développement technologique. Plutôt que de dépendre exclusivement de partenaires extérieurs, ces collaborations favorisent l’émergence de modèles adaptés aux réalités locales.
De plus en plus de pays africains s’inspirent les uns des autres pour soutenir leur transformation numérique. En mars, la Zambie s’est rapprochée du Kenya pour s’inspirer de son processus de transformation numérique. En marge de l’édition 2026 du GITEX Africa, le Gabon a paraphé deux accords avec le Maroc dans les domaines du numérique, de la formation et de l’IA.
Pour le Liberia, l’enjeu est de combler son retard en matière d’infrastructures et de capacités numériques, tout en posant les bases d’un écosystème plus structuré. L’accent mis sur les technologies émergentes reflète une volonté de se positionner sur des segments à fort potentiel.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 15 avril 2026)
OSIRIS
Le Liberia s’inspire du modèle numérique éthiopien