Le Liberia lance un système numérique de suivi des performances du gouvernement
jeudi 23 avril 2026
Depuis quelques années, le numérique s’impose comme un outil fondamental dans l’administration publique. Au Liberia, le gouvernement y a recours dans le cadre des contrats de performance.
Dans un communiqué publié mercredi 22 avril, le Liberia annonce une réforme de son administration en misant sur une gouvernance axée sur les résultats. Le président de la République, Joseph Boakai (photo), a récemment signé des contrats de performance avec les ministères et agences publiques pour l’année 2026, marquant une volonté de renforcer la redevabilité de l’État.
Selon plusieurs sources médiatiques locales, ces contrats s’appuient sur un système numérique de suivi des performances, conçu comme un tableau de bord centralisé. Celui-ci permet de collecter et d’analyser les données issues des différentes structures publiques afin de faciliter le pilotage de l’action gouvernementale. Toutefois, les autorités n’ont pas détaillé publiquement l’ensemble des fonctionnalités techniques de cette plateforme.
Dans sa communication officielle, l’exécutif met surtout l’accent sur la transparence et la nécessité de rendre les institutions davantage responsables de leurs résultats. La démarche vise également à renforcer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux, dans un contexte où l’efficacité de l’action publique est régulièrement questionnée.
« Le PMCS [le système de gestion de la performance et de la conformité, Ndlr] n’est plus une simple idée ; c’est désormais un cadre opérationnel qui façonne la performance des institutions et la prestation des services à l’échelle de l’État », a déclaré le président Boakai.
Si les modalités opérationnelles restent encore peu documentées, cette réforme illustre une tendance croissante sur le continent : l’adoption d’outils de gestion inspirés du secteur privé pour améliorer la gouvernance publique.
Le pays est à la traîne en matière d’administration en ligne. Selon les Nations unies, il affichait en 2024 un score de 0,2513 sur 1, en dessous de la moyenne africaine, établie à 0,4247.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 23 avril 2026)
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