Le Kenya et la France signent un accord pour booster la connectivité numérique
mardi 12 mai 2026
Au Kenya, près de 40 % de la population a accès à Internet, avec de fortes disparités entre zones urbaines et rurales. Dans ce contexte, les autorités multiplient les partenariats pour étendre la connectivité et soutenir la transformation numérique.
Au Kenya, la coopération numérique avec la France franchit une nouvelle étape. Les deux pays ont signé, le dimanche 10 mai à Nairobi, un accord portant sur la connectivité et la transformation numérique, en présence des présidents William Ruto (photo, à droite) et Emmanuel Macron (photo, à gauche). Cette signature est intervenue en marge du Africa Forward Summit, organisé les 11 et 12 mai dans la capitale kényane, un forum consacré aux investissements et aux partenariats économiques entre l’Afrique et la France.
L’accord signé prévoit le financement et l’extension des infrastructures numériques, avec pour objectif d’élargir l’accès à Internet aux ménages, aux institutions publiques et aux hubs numériques communautaires. L’initiative s’inscrit dans le programme kényan « Digital Superhighway », qui vise à renforcer le backbone national, accélérer le déploiement de la fibre et développer des points d’accès numériques de proximité sur l’ensemble du territoire.
Au-delà de la connectivité, le partenariat couvre un spectre plus large incluant les services numériques, la cybersécurité, les systèmes de données et l’intelligence artificielle. Pour Nairobi, il s’agit de consolider sa position de hub technologique régional, dans un environnement où le numérique contribue déjà de manière croissante à la compétitivité économique. Le gouvernement mise notamment sur des projets structurants comme Konza Technopolis pour attirer investissements et talents.
Cette coopération intervient dans un contexte où le Kenya s’impose comme l’un des écosystèmes numériques les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne, porté par l’essor du mobile money et des services numériques. Le pays affiche toutefois un taux de pénétration Internet encore limité, autour de 40 %, révélant des disparités importantes entre zones urbaines et rurales. Dans ces territoires, l’accès au haut débit reste contraint par le coût des infrastructures et la faible couverture, ce qui freine l’inclusion numérique et le développement de certains usages.
Du côté français, cet accord s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la présence économique de la France en Afrique de l’Est. Il fait partie d’un ensemble de 11 accords signés avec le Kenya à l’occasion de la visite du président Emmanuel Macron à Nairobi, couvrant notamment les secteurs de l’énergie, du commerce, de la santé, de l’éducation et des initiatives climatiques.
Samira Njoya
(Source : Agence Ecofin, 12 mai 2026)
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