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Le Groupe Wari mobilise le financement déjà disponible pour racheter Tigo

dimanche 22 octobre 2017

Sentel/Tigo

Le Groupe Wari que dirige le jeune entrepreneur sénégalais Kabirou MBODJE passe à la vitesse supérieure. Le financement du rachat de l’opérateur Tigo, filiale de Millicom est disponible et en prime une clôture de la transaction immédiate devant intervenir au plus tard le 02 novembre 2017. En dépit des agissements obscurs et manipulations tous azimuts pour saborder la transaction, l’état ne fléchit pas et maintient sa décision de consacrer la cession de Tigo à Wari. Exclusif

Confidentiel Afrique qui suit de très près l’affaire dite » rachat de Tigo au Groupe Wari » revient sur les derniers détails de cette transaction. Nous l’annoncions en exclusivité dans nos précédentes éditions. Il y a beaucoup de manipulations et de pressions dans ce dossier Tigo aux odeurs nauséabondes de la part des concurrents du Groupe Wari qui cherchent à torpiller le bel élan et dynamisme du jeune champion entrepreneur sénégalais Kabirou MBODJE, engagé dans la reprise de l’opérateur Tigo. Bien avant l’engouffrement du consortium amené par NIJI, Free et Yerim Sow de TEylioum via Sofima, véhicule d’investissement, qui carburent sans répit pour écarter le Groupe Wari. En possession d’un document exclusif, daté du 18 octobre 2017, objet : Accord de partage d’achat, Wari SA en tant qu’acheteur et Wari Luxembourg S A en qualité de acheteur – Garant, a tenu à notifier au Groupe Millicom International Cellular S.A en tant que vendeur Garant via MIC Africa BV en tant que vendeur- la disponibilité du financement du rachat de l’opérateur de téléphonie Tigo conformément aux termes du cahier de charges du gentlemen Agreement qui lie les deux parties. On peut lire dans ce document ceci : nous invitons les autorités de Millicom à prendre toutes leurs dispositions pour procéder au paiement du montant du financement requis en conformité avec les clauses de l’accord et pouvoir clôturer rapidement la transaction de cession de Tigo à Wari. Mais en vérité, la bonne foi du Groupe Wari dans la mise à disposition des ressources financières pour racheter Tigo n’a jamais fait défaut compte tenu des garanties techniques et financières données.

Financement disponible

L’argent du rachat de Tigo, filiale de Millicom International Cellular SA est disponible. » Rien ne peut contrarier la bonne suite de la transaction » souffle un expert des télécoms à Confidentiel Afrique. Pourquoi en sommes-nous là ? À plusieurs reprises, Confidentiel Afrique a tiré sur la sonnette d’alarme en alertant l’opinion nationale et internationale. L’immixtion de nouveaux concurrents (Groupe Axian, Free et Yerim Sow ) dans la course alors que Tigo était bien avancé dans la transaction avec Wari a pollué le climat de sérénité et lézardé la transparence et la visibilité de l’écosystème des discussions de rachat. N’eussent été les nombreux agissements indélicats et obscurs tous azimuts des dirigeants du consortium rival, l’opération d’acquisition par Wari de Tigo était bouclée depuis fin août dernier. A l’évidence, le dossier de rachat tant médiatisé est loin d’être une affaire entre des privés. Comme beaucoup le présentent urbi orbi. Les secteurs télécoms et banques -sont hautement régulés -différemment des autres secteurs – par l’état qui détient la prééminence d’arbitrage et d’approbation finale. Seule l’autorité de l’état reste souveraine.

L’état maintient sa décision suite au décret 2017-1475 consacrant la cession de Tigo à Wari

Au fur et à mesure que les masques tombent, l’on découvre du coup les vrais visages des dirigeants du consortium (Xavier Niel, PDG de Free, Roi des Peep- show et le Groupe Axian) accusés respectivement d’abus sociaux en France et de blanchiments de capitaux aux Îles Vierges, éclaboussés par Panama Papers.

Dans une édition précédente, nous avions largement évoqué l’affaire des peep -show du français Xavier Niel qui avait défrayé la chronique en France et le scandale de Axian aux Comores pour non-respect du cahier de charge et insuffisances notoires de résultats dans l’exploitation et la gestion de la deuxième licence de téléphonie que ce Groupe détient aux Comores. Le gouvernement comorien leur a notifié la résiliation de leur licence. Confidentiel Afrique l’avait écrit et personne ne nous démentira. En substance, le décret pris par l’état sénégalais en date du 1er août dernier sous le numero 2017-1475 qui consacre la cession de Tigo à Wari est toujours de vigueur. Selon des informations crédibles en possession de Confidentiel Afrique, le Président Macky SALL et son gouvernement soutiennent le Groupe Wari et continuent à bénir l’opération d’acquisition de l’opérateur Tigo par Wari. D’autant plus que le Groupe Wari de l’entrepreneur Kabirou MBODJE a mobilisé le financement nécessaire (80 milliards de Fcfa au total) après avoir libéré la bagatelle de 12 milliards fcfa quelques mois avant. Désormais Millicom devra respecter les clauses du contrat d’achat et accélérer la cadence pour clôturer la transaction de cession de Tigo à Wari. C’est un principe de droit. Contrairement à ce que l’on veut faire croire à l’opinion nationale, dans cette affaire de rachat qui passionne et agace les citoyens, le palais de la République n’a pas changé d’un iota sa position de consacrer la cession de Tigo à Wari , suite à l’audience accordée à Xavier Niel et Yérim Sow par le Chef de l’état, Macky SALL. Dans cette affaire Tigo, c’est l’état qui décide de vendre à qui il veut. C’est lui qui arbitre, tranche et approuve la transaction. En télécoms et banques, on est en face d’un secteur régulé. Ici l’état a le dernier mot.

Pierre René et Hippolyte Gourmantier

(Source : Confidentiel Afrique, 22 octobre 2017)

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