OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Juillet 2025 > Le e-Dirham, future monnaie numérique : BAM accélère sa mue digitale

Le e-Dirham, future monnaie numérique : BAM accélère sa mue digitale

mercredi 23 juillet 2025

Alors que les monnaies numériques gagnent du terrain dans le monde entier, le Royaume affine ses préparatifs pour lancer son propre e-Dirham.

Lors du conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) tenu le 24 septembre dernier, le wali de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a confirmé que « l’e-Dirham était en cours d’étude, mais son lancement reste un projet de long terme ».

Une déclaration qui traduit à la fois la prudence et l’ambition de BAM, face à une tendance mondiale irréversible, la dématérialisation de la monnaie, écrit le magazine hebdomadaire Challenge.

Depuis quelques années, la monnaie digitale figure parmi les priorités stratégiques de BAM.

À l’occasion du séminaire continental de l’Association des Banques centrales africaines (ABCA), consacré cette année aux cyber-risques et aux technologies financières innovantes, Jouahri a levé le voile sur l’état d’avancement de ce chantier.

« La monnaie digitale de Banque centrale (MDBC), en tant que monnaie souveraine, peut constituer une option de paiement numérique, à la fois pour les transactions de gros et de détail », a-t-il souligné.

Les premières expérimentations sont déjà en cours. Après un pilote centré sur le paiement de détail entre particuliers, BAM collabore désormais avec la Banque centrale d’Égypte pour tester l’usage du e-Dirham dans les transferts transfrontaliers.

Un projet mené avec le soutien de la Banque mondiale, qui doit être complété par une analyse approfondie des aspects juridiques et réglementaires.

Pour BAM, la digitalisation de la monnaie nationale répond à plusieurs objectifs : moderniser le système de paiement, sécuriser les transactions, et surtout reprendre la main, face à des monnaies virtuelles privées comme le Bitcoin.

Contrairement aux cryptomonnaies, le e-Dirham restera émis et contrôlé par une institution centrale, gage de stabilité et de traçabilité. « Là où le Bitcoin est décentralisé et échappe au contrôle des autorités monétaires, le e-Dirham offre un cadre sécurisé et régulé », analyse Ahmed Khaouja, expert en technologies de l’information, cité par le magazine hebdomadaire.

Une logique comparable anime d’autres banques centrales, à commencer par la Banque centrale européenne, qui planche sur le projet d’un e-Euro, pour préserver la souveraineté monétaire de l’UE face aux géants du numérique et aux crypto-actifs.

Avec le e-Dirham, BAM espère aussi s’attaquer au défi structurel qu’est la forte dépendance du Royaume à l’argent liquide.

L’idée est de simplifier le quotidien des citoyens et des entreprises, en facilitant le règlement de taxes, de frais administratifs ou de services publics par voie électronique. « Demain, payer ses impôts ou ses factures pourrait se faire en quelques clics, sans manipulation de cash », a souligné un banquier central, sous couvert d’anonymat, également cité par le magazine hebdomadaire.

Au-delà de la praticité, l’enjeu est aussi fiscal. Un e-Dirham généralisé permettrait une meilleure traçabilité des flux financiers, limitant ainsi l’informel et les transactions échappant au radar de l’administration.

Si la Banque centrale avance prudemment, c’est qu’elle sait que la réussite d’une telle innovation ne tient pas seulement à la technologie. La confiance du public, la cybersécurité et l’adaptation du cadre réglementaire sont autant de préalables à lever avant un déploiement à grande échelle. « Nous nous préparons à ne pas être dépassés, car le monde est en transition rapide et constante vers l’économie numérique. Quand le moment sera venu, nous serons prêts », a assuré Jouahri, devant l’ABCA.

(Source : [Le 360_>https://fr.le360.ma/], 23 juillet 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4651/5632 Régulation des télécoms
  • 348/5632 Télécentres/Cybercentres
  • 3444/5632 Economie numérique
  • 1821/5632 Politique nationale
  • 5632/5632 Fintech
  • 519/5632 Noms de domaine
  • 1961/5632 Produits et services
  • 1475/5632 Faits divers/Contentieux
  • 743/5632 Nouveau site web
  • 5124/5632 Infrastructures
  • 1914/5632 TIC pour l’éducation
  • 187/5632 Recherche
  • 244/5632 Projet
  • 3874/5632 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1966/5632 Sonatel/Orange
  • 1599/5632 Licences de télécommunications
  • 275/5632 Sudatel/Expresso
  • 1019/5632 Régulation des médias
  • 1281/5632 Applications
  • 1057/5632 Mouvements sociaux
  • 1696/5632 Données personnelles
  • 127/5632 Big Data/Données ouvertes
  • 603/5632 Mouvement consumériste
  • 370/5632 Médias
  • 650/5632 Appels internationaux entrants
  • 1851/5632 Formation
  • 95/5632 Logiciel libre
  • 2169/5632 Politiques africaines
  • 1164/5632 Fiscalité
  • 169/5632 Art et culture
  • 587/5632 Genre
  • 1765/5632 Point de vue
  • 1242/5632 Commerce électronique
  • 1558/5632 Manifestation
  • 327/5632 Presse en ligne
  • 130/5632 Piratage
  • 207/5632 Téléservices
  • 924/5632 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5632 Environnement/Santé
  • 351/5632 Législation/Réglementation
  • 355/5632 Gouvernance
  • 1815/5632 Portrait/Entretien
  • 147/5632 Radio
  • 743/5632 TIC pour la santé
  • 278/5632 Propriété intellectuelle
  • 62/5632 Langues/Localisation
  • 1076/5632 Médias/Réseaux sociaux
  • 2366/5632 Téléphonie
  • 194/5632 Désengagement de l’Etat
  • 1026/5632 Internet
  • 119/5632 Collectivités locales
  • 416/5632 Dédouanement électronique
  • 1187/5632 Usages et comportements
  • 1041/5632 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 556/5632 Audiovisuel
  • 3352/5632 Transformation digitale
  • 384/5632 Affaire Global Voice
  • 161/5632 Géomatique/Géolocalisation
  • 387/5632 Service universel
  • 668/5632 Sentel/Tigo
  • 176/5632 Vie politique
  • 1543/5632 Distinction/Nomination
  • 38/5632 Handicapés
  • 758/5632 Enseignement à distance
  • 705/5632 Contenus numériques
  • 599/5632 Gestion de l’ARTP
  • 180/5632 Radios communautaires
  • 1898/5632 Qualité de service
  • 442/5632 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5632 SMSI
  • 470/5632 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2873/5632 Innovation/Entreprenariat
  • 1351/5632 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5632 Internet des objets
  • 173/5632 Free Sénégal
  • 597/5632 Intelligence artificielle
  • 197/5632 Editorial
  • 4/5632 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5632 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous