OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > 01.Janvier 2025 > Le CNRA obligé de faire sa mue

Le CNRA obligé de faire sa mue

vendredi 10 janvier 2025

Régulation des médias

Moussa Sarr, sociologue et dirigeant de « Lachine Lab - l’auberge numérique » pointe du doigt une institution prisonnière d’une vision linéaire du monde, alors que l’écosystème médiatique connaît une croissance exponentielle.

“Etude critique du Cnra : Une régulation linéaire dans un monde exponentiel.” tel est l’intitulé de la contribution de Moussa Sarr, sociologue et président directeur général de “Lachine Lab - l’auberge numérique”. a travers sa tribune, il met en évidence les limites du Cnra et suggère une refonte nécessaire à l’ère de la transformation numérique.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal vit difficilement la révolution digitale. Et il en subit souvent les contrecoups quand il essaye d’assurer pleinement ses missions.

Dans une contribution parvenue hier à “L’AS”, le sociologue, Moussa Sarr, rappelle que le CNRA, dans sa forme actuelle, représente un instrument d’ancrage dans une économie linéaire et un frein à l’avènement d’un écosystème audiovisuel résolument tourné vers l’avenir. C’est pourquoi, dit-il, il est urgent de réarticuler sa mission, sa composition et ses outils pour permettre au Sénégal de se projeter dans un futur où régulation et innovation coexistent harmonieusement.

Pour le chercheur et Président Directeur Général de “Lachine Lab - l’Auberge Numérique”, le CNRA du Sénégal est une institution dont la structure et les missions, bien que pertinentes lors de sa création, s’inscrivent aujourd’hui dans une logique linéaire, inadaptée aux exigences de l’économie exponentielle.

En effet, souligne-t-il, du point de vue de sa composition institutionnelle, cet organe de l’État sénégalais est figé. Non sans ajouter qu’elle ne reflète pas les stratégies de rupture annoncées par le régime actuel. “Le CNRA se compose de neuf membres représentant divers segments de la société civile : universitaires, artistes, associations féminines, jeunesse, et droits de l’homme”, a-t-il fait constater avant d’indiquer que si cette représentation pluraliste peut sembler être un atout, elle reflète une vision statique et linéaire du paysage audiovisuel.

Toujours, selon Dr Moussa Sarr, la durée fixe des mandats, l’absence de renouvellement, et la sélection centralisée par le président de la République dénotent un modèle organisationnel rigide, contraire à la flexibilité nécessaire pour anticiper les mutations rapides de l’économie numérique. En comparaison, souligne-t-il, les organisations de l’économie exponentielle favorisent des structures évolutives, horizontales et collaboratives, permettant une adaptation continue et rapide aux nouvelles tendances. Nonobstant son profil obsolète, le sociologue indique que ses missions sont ancrées dans le passé et ne répondent plus aux appels de l’économie exponentielle. En effet, il estime que le mandat du CNRA se concentre sur le respect des règles de pluralisme, d’éthique et de déontologie, ainsi que sur l’application des lois en vigueur. “Ces objectifs, bien qu’essentiels, traduisent une approche réactive plutôt qu’anticipatoire”, a-t-il relevé. Or, précise-t-il, les institutions doivent non seulement réguler mais aussi stimuler l’innovation en préparant des cadres adaptés aux technologies exponentielles telles que l’intelligence artificielle, la blockchain et la réalité virtuelle. Le CNRA, à l’opposé, perpétue une économie de croissance linéaire en se limitant à une fonction de contrôle, déplore-t-il.

Les fortes recommandations de Moussa Sarr

Selon le chercheur, l’actuel gouvernement doit revisiter cet organe et proposer au Président un remodelage digne des politiques de rupture qu’ils veulent instaurer au Sénégal.

Dr Moussa Sarr note ainsi que le CNRA met l’accent sur la réglementation des contenus audiovisuels existants sans encourager les initiatives disruptives. Alors que les entreprises de l’économie exponentielle, telles que Netflix ou YouTube, redéfinissent les modèles économiques en exploitant les dynamiques de réseaux, l’analyse de données massives et l’automatisation. “Ces organisations intègrent l’anticipation dans leur ADN, adoptant des visions stratégiques capables de transcender les frontières sectorielles”, a-t-il fait savoir.

De ce fait, il pousse l’actuel régime à mener des réformes tout en articulant ses propositions sur la régulation comme levier de transformation. Et pour que le CNRA devienne un vecteur d’accélération vers une économie numérique dynamique, il pense qu’il doit adopter une approche proactive. Cela passe d’abord, dit-il, par la révision de sa composition en intégrant des experts en technologie, en économie numérique et en prospective, afin de mieux capter les signaux faibles de transformation

Ensuite, il appelle les autorités à adopter un cadre réglementaire souple afin de créer des « bacs à sable » réglementaires pour expérimenter de nouvelles approches audiovisuelles.

En plus, il préconise la mise en place d’un observatoire technologique pour surveiller et anticiper les innovations perturbatrices afin de guider les politiques publiques

Aussi, il exhorte le gouvernement à établir des partenariats stratégiques pour collaborer avec des écosystèmes globaux afin de bénéficier des meilleures pratiques en matière de régulation

Enfin, Moussa Sarr propose à l’administration Bassirou Diomaye Faye de s’orienter vers une réforme anticipatoire. A l’en croire, cette réforme du CNRA doit être assumée par les pouvoirs publics sénégalais pour aligner la régulation audiovisuelle sur les exigences de l’économie exponentielle.“Cette transformation permettra au Sénégal de devenir un acteur majeur de la région dans la production et la diffusion de contenus innovants”, a-t-il conclu.

(Source : Seneplus, 10 janvier 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4641/5245 Régulation des télécoms
  • 365/5245 Télécentres/Cybercentres
  • 3697/5245 Economie numérique
  • 1928/5245 Politique nationale
  • 5025/5245 Fintech
  • 555/5245 Noms de domaine
  • 2900/5245 Produits et services
  • 1550/5245 Faits divers/Contentieux
  • 799/5245 Nouveau site web
  • 5245/5245 Infrastructures
  • 1734/5245 TIC pour l’éducation
  • 200/5245 Recherche
  • 257/5245 Projet
  • 4376/5245 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1855/5245 Sonatel/Orange
  • 1646/5245 Licences de télécommunications
  • 299/5245 Sudatel/Expresso
  • 1018/5245 Régulation des médias
  • 1364/5245 Applications
  • 1167/5245 Mouvements sociaux
  • 1762/5245 Données personnelles
  • 132/5245 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5245 Mouvement consumériste
  • 389/5245 Médias
  • 679/5245 Appels internationaux entrants
  • 1975/5245 Formation
  • 99/5245 Logiciel libre
  • 2272/5245 Politiques africaines
  • 1051/5245 Fiscalité
  • 174/5245 Art et culture
  • 616/5245 Genre
  • 1941/5245 Point de vue
  • 1051/5245 Commerce électronique
  • 1544/5245 Manifestation
  • 343/5245 Presse en ligne
  • 138/5245 Piratage
  • 217/5245 Téléservices
  • 967/5245 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5245 Environnement/Santé
  • 408/5245 Législation/Réglementation
  • 424/5245 Gouvernance
  • 2020/5245 Portrait/Entretien
  • 155/5245 Radio
  • 821/5245 TIC pour la santé
  • 311/5245 Propriété intellectuelle
  • 68/5245 Langues/Localisation
  • 1121/5245 Médias/Réseaux sociaux
  • 2122/5245 Téléphonie
  • 221/5245 Désengagement de l’Etat
  • 1057/5245 Internet
  • 133/5245 Collectivités locales
  • 504/5245 Dédouanement électronique
  • 1263/5245 Usages et comportements
  • 1088/5245 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 584/5245 Audiovisuel
  • 3302/5245 Transformation digitale
  • 402/5245 Affaire Global Voice
  • 165/5245 Géomatique/Géolocalisation
  • 327/5245 Service universel
  • 710/5245 Sentel/Tigo
  • 194/5245 Vie politique
  • 1653/5245 Distinction/Nomination
  • 37/5245 Handicapés
  • 722/5245 Enseignement à distance
  • 737/5245 Contenus numériques
  • 641/5245 Gestion de l’ARTP
  • 187/5245 Radios communautaires
  • 1968/5245 Qualité de service
  • 459/5245 Privatisation/Libéralisation
  • 141/5245 SMSI
  • 477/5245 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2825/5245 Innovation/Entreprenariat
  • 1392/5245 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5245 Internet des objets
  • 182/5245 Free Sénégal
  • 768/5245 Intelligence artificielle
  • 232/5245 Editorial
  • 24/5245 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous