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Le Cap‑Vert teste la 5G en vue d’un lancement commercial en 2027 ou 2028

jeudi 30 avril 2026

Téléphonie

Les pays africains accélèrent le déploiement de la 5G. La technologie mobile de cinquième génération, au vu de ses capacités, est présentée comme un levier clé pour soutenir la transformation numérique et stimuler de nouveaux usages.

Les autorités cap‑verdiennes ont lancé cette semaine une phase pilote de la 5G au parc technologique TechPark CV, dans la capitale Praia. L’initiative vise à expérimenter cette technologie de dernière génération sur une période de 12 mois, avant un déploiement commercial prévu entre 2027 et 2028.

Selon l’agence nationale de presse Inforpress, dans cette phase initiale, le projet est limité au TechPark et réservé exclusivement aux entreprises. Il constitue un environnement de test, proposé gratuitement. À terme, il pourrait être étendu à d’autres îles, notamment São Vicente, qui accueille un campus du parc technologique.

« Le TechPark est un espace dédié à l’expérimentation, à l’innovation et à la transformation des idées en réalité. L’introduction de cette phase pilote 5G au TechPark est donc en parfaite cohérence avec notre mission. L’objectif est d’offrir un environnement doté de toutes les infrastructures nécessaires pour commencer à développer des solutions, notamment dans les start‑up ou encore la télémédecine, dans un cadre entièrement préparé », a déclaré l’administrateur du TechPark, Carlos Delgado, cité par le média local Expresso das Ilhas.

Le lancement de cette phase pilote intervient quelques semaines après la présentation d’une feuille de route pour la mise en œuvre de l’ultra haut débit. Selon ce document, ces projets doivent permettre de tester des solutions technologiques en conditions réelles, de démontrer la valeur de la 5G, de stimuler l’innovation et de collecter des données sur ses impacts économiques, sociaux et territoriaux. Ils serviront également de base à une expansion progressive du réseau et à l’ajustement des politiques publiques associées.

Le plan prévoit en outre une vision claire et progressive du déploiement de la 5G. Compte tenu des spécificités géographiques, socio‑économiques et infrastructurelles de l’archipel, la mise en œuvre se fera de manière graduelle, en s’appuyant dans un premier temps sur le modèle 5G Non‑Standalone (NSA), basé sur les réseaux 4G existants.

D’après Valdemar Monteiro, responsable du département des projets d’ingénierie de l’entreprise publique CV Telecom, l’infrastructure actuelle repose sur un seul site 5G, avec un réseau encore dépendant de la 4G. Son extension nécessitera donc des investissements supplémentaires de la part des opérateurs.

Un levier de transformation numérique

Les autorités cap‑verdiennes considèrent la 5G comme un levier d’accélération de la transformation numérique du pays. L’État entend intégrer les TIC dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la santé, le tourisme et l’administration publique, afin de soutenir la croissance et le développement. L’objectif est d’augmenter progressivement la contribution du secteur des TIC au PIB, actuellement estimée à environ 5 %.

« La 5G est une technologie disruptive à l’échelle mondiale, particulièrement pour le Cap‑Vert, car elle aura un impact sur la composante technologique, avec une bande passante environ 10 fois supérieure à la 4G et une latence très faible », a déclaré M. Monteiro.

Il a ajouté qu’elle offre des performances supérieures aux solutions satellitaires comme Starlink. Cet avantage s’explique par la proximité des infrastructures terrestres avec les utilisateurs, contrairement aux satellites situés à de très grandes distances. Cette configuration permet une transmission plus rapide et plus stable, améliorant la qualité de connexion et élargissant les possibilités d’usage.

Selon les autorités, ces caractéristiques ouvrent la voie à de nouvelles opportunités pour les entreprises et les start‑up, en facilitant le développement de services innovants.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 30 avril 2026)

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