Le Cameroun dévoile son plan stratégique national de santé numérique 2026-2030
vendredi 6 mars 2026
Au Cameroun, des progrès ont été enregistrés dans la gouvernance numérique, la mise en place de l’architecture e-santé, le déploiement des outils et le renforcement des compétences des professionnels de santé.
Mercredi 4 mars, le gouvernement camerounais a lancé le plan stratégique national de santé numérique (PSNSN) 2026-2030, pour un coût de 51,3 millions $. Ce programme vise à accélérer la digitalisation du système de santé et à améliorer l’accès aux services médicaux.
Selon le communiqué officiel, « la mise en œuvre du plan devrait améliorer l’accès aux soins, réduire les délais de prise en charge des patients, renforcer la traçabilité des données médicales et améliorer la gestion des urgences sanitaires ». Aucun détail n’a été fourni sur la manière dont ce financement sera mobilisé.
Structuré autour de huit axes stratégiques prioritaires, dont la gouvernance, la législation, les ressources humaines, les infrastructures numériques, l’interopérabilité des systèmes et l’innovation, le PSNSN se veut une réponse coordonnée aux défis identifiés dans la gestion des données et des services de santé.
Depuis plusieurs années, les autorités camerounaises cherchent à renforcer l’intégration des technologies numériques dans le secteur de la santé, afin d’améliorer la gestion des données médicales et la coordination des soins.
L’évaluation en 2025 du précédent PSNSN (2020-2024) a mis en évidence plusieurs avancées, notamment en matière de gouvernance de la santé numérique, de l’élaboration d’une architecture nationale de e-santé, du déploiement d’outils du système national d’information sanitaire et du renforcement des capacités des professionnels de santé.
Cependant, selon le ministère de la Santé, le niveau du système reste limité, estimé à 1,8 sur 5, ce qui souligne la nécessité de renforcer les cadres institutionnel, juridique et financier pour accélérer la transformation numérique du secteur.
La mise en œuvre effective de ce programme s’appuiera sur une gouvernance multisectorielle, associant le ministère de la Santé publique, les administrations chargées du développement numérique, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile ainsi que les institutions académiques.
Ingrid Haffiny
(Source : Agence Ecofin, 6 mars 2026)
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