Le Cameroun annonce la taxation des créateurs de contenus et des influenceurs
mercredi 14 janvier 2026
Depuis quelques années, nombreux sont les jeunes Africains qui vivent de la création de contenus et de l’influence en ligne. Au Cameroun, les autorités ont décidé de taxer ce secteur.
Le gouvernement camerounais entend élargir son assiette fiscale à l’économie numérique. Lors de la présentation des orientations du budget de l’État le mardi 13 janvier 2026, à Ngaoundéré, le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze (photo), a indiqué que les créateurs de contenus numériques et les influenceurs seront désormais soumis à l’impôt.
Selon les premières indications relayées par la presse locale, la mesure concernerait les revenus issus de la publicité en ligne, des partenariats de marque et de la monétisation de contenus sur des plateformes telles que YouTube, TikTok, Instagram ou Facebook.
Le ministre a évoqué la nécessité de mieux capter ces flux financiers, devenus significatifs avec la montée en puissance de l’économie des créateurs, notamment auprès des jeunes.
À ce stade, les modalités pratiques de cette taxation restent cependant peu détaillées. Les autorités n’ont pas encore précisé les seuils de revenus concernés ni les mécanismes de déclaration et de contrôle envisagés. Certaines déclarations ont également suscité le débat, notamment l’évocation du nombre d’abonnés comme critère potentiel, un indicateur qui ne reflète pas nécessairement les revenus réels générés par un créateur.
Pour le gouvernement, cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser l’administration fiscale, à accroître les recettes publiques et à formaliser l’économie numérique. Plusieurs pays, en Afrique et ailleurs, ont déjà engagé des réformes similaires pour adapter leur fiscalité à la transformation digitale.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 14 janvier 2026)
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