Le Burkina Faso se dote d’un cadre pour la délivrance en ligne des actes d’état civil
vendredi 23 octobre 2026
La modernisation de l’état civil constitue l’un des chantiers de la transformation numérique au Burkina Faso, où la simplification des démarches administratives reste un défi pour les services publics.
Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté, le jeudi 22 octobre, un décret encadrant la délivrance en ligne des actes d’état civil. Le texte prévoit l’enregistrement systématique des naissances, des mariages et des décès, la sécurisation des registres par l’archivage électronique et la délivrance des documents à distance.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le dispositif vise à réduire les déclarations hors délai, à sécuriser les registres et à faciliter l’obtention des actes d’état civil. Il prévoit également l’interconnexion des systèmes informatiques afin de permettre aux administrations de partager les données et de vérifier les informations contenues dans les documents.
VENEEM et l’archivage électronique déjà déployés
Le Burkina Faso avait déjà engagé cette transformation. En septembre 2024, le ministère chargé de la Transition digitale avait présenté plusieurs outils, dont la plateforme VENEEM pour l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès, un système d’archivage électronique et un service de demande en ligne d’extraits d’actes d’état civil. Ces solutions permettent d’effectuer certaines démarches à distance, même si le retrait des documents peut encore nécessiter un déplacement.
En juin 2026, un bilan du Service d’information du gouvernement faisait état de 3,71 millions d’actes numérisés et sécurisés dans 30 communes au cours de l’année 2025. Le système informatisé d’enregistrement des faits d’état civil était également déployé dans 30 centres principaux et 140 centres secondaires, tandis que 78 centres principaux étaient mis en réseau.
Le gouvernement avait néanmoins relevé des difficultés de financement, un nombre insuffisant de centres secondaires et un manque de personnel qualifié. L’application du nouveau décret intervient donc dans un contexte où le pays cherche à étendre la couverture de ses outils numériques et à renforcer leur utilisation dans les services d’état civil.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 23 octobre 2026)
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