Le Burkina Faso repense l’aménagement numérique de son territoire à l’horizon 2030
mardi 8 septembre 2026
Les autorités burkinabè multiplient les efforts pour réduire la fracture numérique dans le pays. Environ 70 % de la population n’utilisait pas Internet en 2024, selon l’UIT.
Le Burkina Faso veut réviser son Schéma directeur d’aménagement numérique (SDAN). L’initiative vise à adapter la planification des infrastructures numériques aux nouveaux besoins du pays et à mieux orienter les investissements sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2030.
Du dimanche 6 au samedi 12 septembre, des représentants du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques et de la Direction générale du développement territorial travaillent à la consolidation de l’avant-projet du SDAN révisé. Celui-ci doit ensuite être soumis à la Commission nationale d’aménagement et de développement durable du territoire (CNADDT).
Adopté en 2019, le SDAN constitue un cadre de référence pour le développement des infrastructures et des services numériques en fonction des caractéristiques et des besoins des différents territoires. Sa révision doit permettre de tenir compte des évolutions du secteur et des nouvelles priorités nationales, mais aussi des avancées et des insuffisances relevées depuis son adoption.
La démarche s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plusieurs mois par les autorités. En octobre 2025, le gouvernement burkinabè a lancé l’Observatoire de l’aménagement numérique (OAN), une plateforme destinée à collecter, analyser et cartographier les données relatives aux infrastructures numériques présentes sur le territoire. L’objectif est notamment de fournir aux pouvoirs publics des informations utiles à la planification et à la prise de décision.
Cette volonté de mieux planifier intervient alors que le Burkina Faso poursuit le développement de ses infrastructures pour accompagner sa transformation numérique. Extension du réseau de fibre optique, déploiement de centres de données et renforcement des réseaux télécoms figurent parmi les chantiers engagés. Les autorités visent notamment à parvenir à zéro zone blanche à l’horizon 2027.
Selon les sources officielles, près de 2000 localités demeurent privées d’accès aux réseaux de communication électronique, soit environ 10 à 12 % du territoire national. Dans le même temps, les données de l’Union internationale des télécommunications montrent que 20 % de la population n’étaient pas couverts par la 3G, contre environ 32 % pour la 4G. En matière d’adoption, le taux de pénétration d’Internet dans le pays en 2024 était de 28,3 %, contre 63,9 % pour la téléphonie mobile.
Isaac K. Kassouwi
(Source : WeAreTechAfrica, 8 septembre 2026)
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