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La vente du crédit au détail hypothèque la ‘’survie’’ des télécentres

lundi 25 août 2008

Télécentres/Cybercentres

Jadis très prisés, les télécentres ont perdu de leur prestige du fait de la vente du crédit au détail, notamment ‘’Seedo’’ ou ‘’d’Izi’’ les nouveaux produits lancés par les deux sociétés de téléphonie mobile présentes sur le marché des télécommunications.

Vendu à partir de 100 francs Cfa, le crédit est rechargeable sur le téléphone portable qui est devenu un produit presque à la portée de toutes les couches sociales.

Face à la percée fulgurante de la téléphonie mobile, certaines cabines téléphoniques des quartiers de Dakar comme la Médina, Gueule Tapée ou encore Reubeuss ont fermé boutique, alors que d’autres tentent de résister.

En effet, les clients qui prenaient d’assaut les télécentres, pour passer un coup de fil d’urgence, ou converser avec un ami, préfèrent maintenant user du crédit à détail pour appeler à partir de leur mobile ou juste passer un message.

Rue 6 à la Médina, le temps est un peu maussade en ce début d’après-midi, réputée pour ses embouteillages, la rue est moins grouillante à part le ronronnement du moteur de quelques voitures. Juste à l’intersection de la rue 23, se trouve la boutique- télécentre de Khadim Diallo, avec à l’entrée, un panneau sur lequel est inscrit ‘’télécentre : unité 65 francs’’.

Mais, loin de cette activité de télécentre, c’est plutôt la vente de crédit au détail qui fait marcher son commerce. Une sonnerie typique du portable du client renseigne ainsi de l’arrivée du crédit après une petite opération effectuée par le gérant du télécentre à partir de son portable qui sert uniquement à la vente de crédit.

Les deux cabines téléphoniques peints en bleu et blanc à l’intérieur d’une boutique bien achalandée semblent servir de décor du fait de l’absence de clients, là où les clients de ‘’Seddo’’ ou ‘’Izi’’ s’impatientent devant le gérant.

Interpellé, le gérant du télécentre, Khadim Diallo, sollicité entre des clients de la boutique ou ceux du crédit téléphonique, assure s’en tirer avec les marges bénéficiaires.

‘’Vous avez remarqué que les clients demandent surtout le crédit pour leurs téléphones et ne rentrent dans les cabines que si le stock est épuisé, s’ils ne cherchent pas un autre opérateur dans les parages’’ relève-t-il.

’’Les cabines téléphoniques ne peuvent plus résister à cette nouvelle donne’’ poursuit-il, le ton un peu amer. Un point de vue partagé par un autre gérant d’un télécentre, El hadji Mbaye Kane, établi non loin du Centre social de la Gueule-Tapée qui estime aller droit vers la fermeture de son commerce

‘’C’est la caution que nous avions déposée lors du démarrage du télécentre qui nous fait survivre’’, confie El Hadj Mbaye Kane trouvé en train de feuilleter les quelques revues disposées sur une table.

Avec cette caution la société de téléphonie procède à la recharge de crédit de 25000 francs CFA pour le fonctionnement des cabines. Son collègue Ibou Ndiaye, teint clair, forte corpulence, casquette bien vissée sur la tête, installé à la rue 6 x 19 Médina, confirme.

Il affirme avec enthousiasme que la vente du crédit au détail ‘’marche très bien avec un bénéfice de 5000 francs par jour’’, même s’il s’empresse de rajouter que ‘’les clients ne rentrent que très rarement dans la cabine depuis quelques temps’’.

C’est la même situation que vit Oumou Diallo qui gère un télécentre à Reubeuss avec plusieurs autres prestations de services pour ne pas être obligé de se contenter des clients de la cabine téléphonique.

‘’Les clients viennent au compte-goutte’’ avoue la demoiselle emmitouflée dans un ensemble jupe bleu. Elle s’interroge encore sur la décision du propriétaire de maintenir cette cabine alors que ‘’ça ne marche plus’’.

‘’Les télécentres ne marchent plus et beaucoup ont fermé boutique à cause de la vente du crédit au détail, devenu un sérieux concurrent’’ avoue-t-elle tout en continuant de jeter un coup d’œil sur son journal.

Un point de vue partagé par Mamy Mbaye qui officie à la rue 19x8, à la Médina, avec un télécentre sobrement décoré, un fauteuil dans un coin et des revues sur une table basse pour certainement meubler le temps d’attente des clients qui se font désirer. Deux cabines téléphoniques meublent les lieux, mais si l’une est fonctionnelle, l’autre par contre sert plutôt de dépotoir de divers objets.

En fait, elle explique la fermeture de l’une des cabines par la baisse des revenus qui ne pouvaient plus à assurer toutes les charges, sans toutefois apporter des chiffres à l’appui. ‘’Je vais incessamment me lancer dans la vente du crédit au détail’’ assure-t-elle l’air inquiet.

Pourtant dans ce lot de gérants qui ne trouvent plus leurs comptes dans la gestion des cabines téléphoniques, émerge Cheikh Gaye, établi lui aussi à Médina et qui déclare s’en tirer à bon compte avec une clientèle composée pour la plupart d’étrangers.

Aujourd’hui, les télécentres ont perdu 33 à 44% de leurs chiffres d’affaires selon le dernier rapport annuel de l’Union nationale des exploitants de télécentres et Télé services du Sénégal (UNETTS), relayé récemment par la presse. Le nombre de télécentres qui était de 18.357, diminue régulièrement, selon le document.

Par ailleurs, l’UNETS - qui regroupe la quasi-totalité des gérants de télécentres du Sénégal - relève dans son rapport, que le secteur emploie 30.000 personnes et versent annuellement 7,5 milliards de francs CFA de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’Etat du Sénégal.

(Source : APS, 25 août 2008)

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