La Tanzanie révise son cadre juridique pour attirer les investisseurs technologiques
jeudi 13 août 2026
De plus en plus de pays africains ambitionnent de devenir des hubs technologiques. Pour y parvenir, leur capacité à attirer des capitaux reste essentielle au développement de l’économie numérique.
En marge de la réunion des actionnaires d’Africa50 et de l’Infra for Africa Forum, organisés les mercredi 5 et jeudi 6 août à Dar es Salaam, le ministre tanzanien des Affaires constitutionnelles et juridiques, Juma Homera (photo), a annoncé une révision de plusieurs lois clés pour renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs technologiques. Les réformes concernent notamment les transactions financières numériques, le commerce électronique, le droit des sociétés et les partenariats public-privé.
« À mesure que l’économie mondiale devient de plus en plus numérique, la Tanzanie doit s’assurer que son cadre juridique évolue en conséquence », a indiqué M. Homera. Le gouvernement prévoit par ailleurs de traduire ses lois en kiswahili afin de les rendre plus accessibles aux citoyens.
Cette annonce intervient alors que plusieurs institutions ont relevé des faiblesses dans le cadre réglementaire tanzanien. Selon le rapport Investment Climate Statements 2025 du Département d’État américain, la Tanzanie obtient un score de 1,25 sur 5 en matière de transparence de la gouvernance réglementaire, contre 3,25 pour son voisin kényan. En mars 2026, le gouvernement a également reconnu l’existence de 56 obstacles réglementaires et structurels à l’investissement privé lors de la présentation de son plan MKUMBI II.
Selon Africa50, offrir un cadre réglementaire prévisible reste une condition essentielle pour attirer les capitaux privés dans les infrastructures africaines. La Tanzanie fait face à la concurrence du Kenya et du Rwanda, dont les cadres réglementaires sont perçus comme plus prévisibles par certains investisseurs technologiques étrangers. La révision du PPP Act, du Companies Act et de la législation sur les transactions numériques s’inscrit ainsi dans la volonté du pays d’améliorer son environnement réglementaire.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 13 août 2026)
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