OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Novembre > La stratégie d’Alcatel Lucent pour déployer les backbones africains

La stratégie d’Alcatel Lucent pour déployer les backbones africains

samedi 26 novembre 2011

Infrastructures

Fréderic Sallet, vice-président d’Alcatel-Lucent en Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale (WCA) expose la stratégie mise en place par Alcatel-Lucent pour accompagner les gouvernements et les opérateurs dans le déploiement des backbones nationaux.

Quels sont les principaux chantiers priorités d’Alcatel-Lucent dans les régions Ouest Africaine et Centrale ?

Fréderic Sallet : Le principal enjeu du marché, sur lequel travaille Alcatel-Lucent, c’est de développer et d’accélérer en fait le développement de l’accès à internet, de l’accès aux larges bandes et cela à travers la réalisation de nombreux réseaux 3G dans la région. Mais on travaille également sur toute la capacité de transmission pour permettre ce développement et pour permettre d’abaisser aussi, de manière significative, les coûts d’interconnexion. Donc une première action sur laquelle Alcatel-Lucent a été extrêmement actif, c’est le déploiement des câbles sous marins puisque nous sommes présents sur quasiment l’ensemble des câbles qui sont déployés ou en cours de déploiement dans la région, en particulier le WAN qui est déjà opérationnel, ensuite le WACS, ACE pour n’en citer que ceux-là mais il y en a bien plus...

Justement le WACS c’est pour bientôt...

FS : Le WACS c’est pour très bientôt, oui. Cela va permettre d’apporter la capacité sur les plages. Ensuite, donc aujourd’hui, on travaille avec les différents opérateurs pour les différents gouvernements pour construire les backbones de transmission qui vont permettre d’apporter la capacité à travers les pays ainsi qu’aux pays enclavés. Et on travaille sur la transformation des réseaux existants pour apporter une couche IP qui permettra aux réseaux de croître de manière suffisamment rapide pour supporter le trafic data qui va exploser dans la région dans les années à venir.

Les projets de déploiement de câbles sous-marins ont mis du temps à se matérialiser. Aujourd’hui, on sent une dynamique autour de grands projets en Afrique. Comment analysez-vous ce phénomène ?

FS : Aujourd’hui, on dénombre certain nombre de projets. On sent que le marché est en train de s’accélérer puisque, justement, les câbles sous marins sont maintenant une réalité. Actuellement ces projets sont en train de se matérialiser. Alcatel-Lucent y travaille et on voit se dessiner la mise en place de consortiums. Ces câbles vont permettre le développement des télécommunications en Afrique.

Maintenant, cela représente aussi des investissements assez importants. Les principaux acteurs du marché, que ce soient les grands opérateurs régionaux ou les gouvernements, voient un intérêt à s’allier pour déployer ces câbles.

On va voir dans les dix prochains mois un certains nombre de ces projets aboutir et toute cette capacité arriver dans les pays enclavés. Et il est essentiel que ces équipements soient opérationnels le plus rapidement possible et Alcatel-Lucent fait tout pour permettre ce développement.

Comment Alcatel-Lucent est organisé en Afrique et quelles sont les activités du groupe dans cette région ?

FS : Alcatel-Lucent est active dans presque tous les pays de la région Afrique et Moyen Orient. L’Egypte héberge le siège social d’Alcatel-Lucent dans cette vaste région. Cette organisation est elle-même redistribuée en sous-régions via trois bureaux régionaux : le bureau d’Abu Dhabi qui traite le marché du Moyen Orient, le bureau de Johannesburg qui gère l’Afrique du Sud et l’Afrique de l’Est et un bureau à Rabat qui gère l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale (WCA) dont je m’occupe.

L’Afrique est stratégique pour les affaires d’Alcatel-Lucent qui a développer une forte présence sur les marchés d’Afrique WCA, tels que la Côte d’Ivoire (Abidjan), le Ghana (accra), le Nigeria (Lagos), le Sénégal (Dakar) ou le Togo, mais aussi en en Afrique de l’Est (Éthiopie, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda et Burundi), en en Afrique australe : Afrique du Sud, Angola, Madagascar, Mozambique et Zambie. Bref, nous avons des bureaux dans quasiment tous les pays puisque nous réalisons des projets pratiquement partout en Afrique.

Alcatel promeut actuellement Light Radio Cube, une technologie présentée comme étant révolutionnaire. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette technologie ?

FS : Le Light Radio est effectivement une solution révolutionnaire pour les réseaux d’accès radio. Elle intègre plusieurs innovations majeures qui ont été développées par les Bel Labs, la branche « recherches avancées » d’Alcatel-Lucent.

En fait, la genèse de ce projet est liée à un constat : le trafic des données des réseaux radio est en train d’exploser dans tous les pays du monde pour de multiples raisons. On sait que, dans la prochaine décennie, le trafic devra être multiplié par 30 ou 40 et l’architecture des systèmes radio actuels ne permettra pas cette explosion du trafic de manière économique et viable. Avec les équipements actuels, il faudrait multiplier le nombre de stations de base, cela veut dire multiplier aussi la consommation électrique, le nombre de sites et de tours... Donc nous avons travaillé à définir une nouvelle solution pour répondre à ces aspects là et, selon nous, l’innovation majeure est la fourniture de ce qu’on appelle le Light Radio Cube, une invention Bel Labs qui contient les fonctions d’antenne et d’émetteur-récepteur radio dans un cube de l’ordre de 6 cm qui tient dans le creux de la main, comme vous le pouvez le voir. Ce cube réunit toutes les fonctionnalités de base qu’il y a aujourd’hui sur les sites radio à savoir une partie antenne et à l’intérieur des cartes électroniques qui correspondent à la partie émetteur-récepteur radio avec amplificateur, filtre et toutes les fonctions nécessaires.

L’intérêt de cette invention réside dans le fait que l’on arrive à construire des antennes actives de tailles complètement variables. Il s’agit de petites cellules, de petites antennes actives qui vont offrir de très hautes capacités dans des zones très denses. Concrètement, la combinaison de huit de ces cubes permet de couvrir une rue, un hôtel, ou un hot spot. Plus on en combine un grand nombre, plus on élargit la couverture.

En termes d’économie d’énergie ?

FS : Dans ce design on n’a plus de câble radio entre l’antenne et la partie radio. Grâce à ces innovations, on arrive à réduire et diviser par deux la consommation électrique des équipements radio. C’est quelque chose de très important notamment en Afrique de l’Ouest où la facture énergétique des réseaux radio est importante non seulement en termes d’OPEX, mais aussi en termes de maintenance. C’est un défi pour les opérateurs. Avec cette solution, on peut, à la fois répondre aux besoins de capacité qui vont être énormes dans le futur et en même temps simplifier les sites radio,. Cela présente l’avantage de parsemer les sites radio avec une combinaison intelligente de cellules macro et de petites cellules pour offrir la capacité là ou c’est nécessaire. Une bonne combinaison de ces technologies permet ainsi de réduire considérablement la consommation électrique, pratiquement de moitié. Ce sont là des gains considérables pour les opérateurs.

Interview réalisé par Mohamadou Diallo pour le magazine Réseau Télécom No 49.

(Source : Agence Ecofin, 26 novembre 2011)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4711/5156 Régulation des télécoms
  • 349/5156 Télécentres/Cybercentres
  • 3570/5156 Economie numérique
  • 1857/5156 Politique nationale
  • 5074/5156 Fintech
  • 525/5156 Noms de domaine
  • 1969/5156 Produits et services
  • 1599/5156 Faits divers/Contentieux
  • 750/5156 Nouveau site web
  • 5156/5156 Infrastructures
  • 1822/5156 TIC pour l’éducation
  • 190/5156 Recherche
  • 251/5156 Projet
  • 3834/5156 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1836/5156 Sonatel/Orange
  • 1602/5156 Licences de télécommunications
  • 280/5156 Sudatel/Expresso
  • 1017/5156 Régulation des médias
  • 1276/5156 Applications
  • 1089/5156 Mouvements sociaux
  • 1831/5156 Données personnelles
  • 140/5156 Big Data/Données ouvertes
  • 594/5156 Mouvement consumériste
  • 394/5156 Médias
  • 645/5156 Appels internationaux entrants
  • 1616/5156 Formation
  • 104/5156 Logiciel libre
  • 2193/5156 Politiques africaines
  • 1001/5156 Fiscalité
  • 168/5156 Art et culture
  • 585/5156 Genre
  • 1885/5156 Point de vue
  • 1048/5156 Commerce électronique
  • 1490/5156 Manifestation
  • 327/5156 Presse en ligne
  • 125/5156 Piratage
  • 208/5156 Téléservices
  • 968/5156 Biométrie/Identité numérique
  • 344/5156 Environnement/Santé
  • 352/5156 Législation/Réglementation
  • 358/5156 Gouvernance
  • 1780/5156 Portrait/Entretien
  • 152/5156 Radio
  • 764/5156 TIC pour la santé
  • 291/5156 Propriété intellectuelle
  • 66/5156 Langues/Localisation
  • 1073/5156 Médias/Réseaux sociaux
  • 2005/5156 Téléphonie
  • 197/5156 Désengagement de l’Etat
  • 1028/5156 Internet
  • 114/5156 Collectivités locales
  • 421/5156 Dédouanement électronique
  • 1208/5156 Usages et comportements
  • 1039/5156 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5156 Audiovisuel
  • 3289/5156 Transformation digitale
  • 384/5156 Affaire Global Voice
  • 207/5156 Géomatique/Géolocalisation
  • 351/5156 Service universel
  • 661/5156 Sentel/Tigo
  • 184/5156 Vie politique
  • 1765/5156 Distinction/Nomination
  • 34/5156 Handicapés
  • 700/5156 Enseignement à distance
  • 745/5156 Contenus numériques
  • 584/5156 Gestion de l’ARTP
  • 200/5156 Radios communautaires
  • 1978/5156 Qualité de service
  • 464/5156 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5156 SMSI
  • 513/5156 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2718/5156 Innovation/Entreprenariat
  • 1374/5156 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5156 Internet des objets
  • 172/5156 Free Sénégal
  • 879/5156 Intelligence artificielle
  • 201/5156 Editorial
  • 14/5156 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5156 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous