OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Avril 2017 > La start-up Mlouma révolutionne la commercialisation des produits agricoles (…)

La start-up Mlouma révolutionne la commercialisation des produits agricoles au Sénégal

vendredi 21 avril 2017

Commerce électronique

Le secteur primaire sénégalais est en plein essor avec un éventail de solutions technologiques pour le monde rural. Dans la région de Thiès, les paysans accueillent à bras ouverts la plateforme digitale ‘’mlouma’’, une innovation technologique qui facilite la vente et l’achat en ligne des produits issus des différentes activités agricoles.

Paul Diop est un jeune cultivateur sénégalaise de légumineuses, notamment de la tomate, du piment et de la pomme de terre. Il reçoit périodiquement la visite des émissaires de mlouma dans son champ, situé à Mbawane dans la région de Thiès. « J’aurais pu vendre plus rapidement sur internet ma production de la dernière récolte si mlouma etait là bien avant », regrette-t-il. Dans le même village, le vieux Talla Mboup, un autre agriculteur, a été surpris au marché du village Keur Abdou Ndoye à quelques encablures de Thiès pour la vente de ses produits agricoles.

“J’apprécie l’innovation technologique de mlouma pour l’écoulement rapide des produits agricoles”, racconte le paysan. Le secteur primaire sénégalais est en plein essor avec un éventail de solutions technologiques pour le monde rural. Dans la région de Thiès, les paysans accueillent à bras ouverts la plateforme digitale ‘’mlouma’’, une innovation technologique qui facilite la vente et l’achat en ligne des produits issus des différentes activités agricoles.

Dans les zones enclavées du Sénégal ou l’accès à internet constitue un véritable casse-tête pour les populations, ’mlouma’’ peut fonctionner grâce à la mis en place du service USSD accessible à partir de téléphones portables simples pour faciliter l’utilisation du marché virtuel, même sans la connexion internet.

Avec le service USSD les cultivateurs peuvent transmettre à la plateforme les données nécessaires sur leurs produits à vendre, tandis que les acheteurs ont accès aux renseignements sur la disponibilité des produits et leurs prix. Une fois recueillies, ces données seront traitées et validées avant d’être publiées sur le site mlouma.

Les produits vendus au détail sur les marchés sont importés des zones rurales, comme la zone des Niayes, l’une des plus productives du pays, située dans le nord-ouest du Sénégal

“Il suffit juste pour l’agriculteur de composer sur son téléphone mobile #112#” , racconte l’initiateur Aboubacar Sidi Sonko, “pour ensuite suivre les instructions et supporter quelques frais d’abonnement d’environ 300 francs Cfa (moins de 50 centimes d’euros) pour trouver un produit ou faire part de l’existence d’un produit”.

A travers ses représentants dans les sept régions actuellement couvertes, l’application mlouma organise des rencontres d’échanges avec des paysans en vue de recueillir les informations sur leurs récoltes ainsi que les prix de vente. Par la même occasion, les producteurs agricoles sont sensibilisés sur l’inscription à ses services en ligne et via le téléphone mobile. En fait, la plateforme se chargera de leur fournir des informations en temps réel sur les offres et les demandes du marché agricole.

Le poivre local, produit utilisé quotidiennement dans tous les plats de la cuisine sénégalaise

La start-up mlouma est de l’initiative du jeune ingénieur sénégalais, Aboubacar, qui a décidé d’aider les paysans à vite trouver des marchés d’écoulement pour les produits de leurs récoltes. Originaire de la région de la Casamance, il est lui-même fils de paysan et nourrit l’ambition de contribuer au développement agricole. C’est en mai 2011 que Aboubacar s’est lancé dans la recherche d’une innovation technologique au profit du secteur agricole sénégalaise. Pour ce faire, il avait rejoint l’incubateur CTIC Dakar où il a reçu tout l’accompagnement nécessaire.

Le jeune ingénieur informaticien décide ainsi de réparer une injustice dont étaient victimes les paysans qui n’avaient aucune maîtrise de la commercialisation des produits agricoles. Avec mlouma, fini désormais les pertes post-récoltes et la mévente.

Le site www.mlouma.com offre une interconnexion entre agriculteurs et potentiels acheteurs. Il donne un aperçu des produits agricoles disponibles dans chacune des zones de production et dans chaque marché. Les agriculteurs peuvent y poster les produits qu’ils souhaitent vendre, tandis que les potentiels acquéreurs ont la possibilité de réserver les produits qui les intéressent.

Une application SMS accessible aux paysans

Grâce au partenariat avec la Sonatel (Orange), Aboubacar et son staff ont développé une application mobile utilisant le service USSD (Unstructured Supplementary Service Data). Cette application, fonctionnant sur tout téléphone portable, a été spécialement conçue pour favoriser l’interaction avec la plateforme web mlouma. Quelque 500 utilisateurs étaient connectés à la plateforme jusqu’en 2015, mais en y intégrant le système USSD, mlouma est à plus de 100.000 utilisateurs aujourd’hui.

La plateforme dispose d’un service pour mieux répondre aux préoccupations de ses potentiels clients. Les membres de ce service sont chargés de fournir à la clientèle tous les détails possibles sur le fonctionnement de la start-up.

Un centre d’appel est alors mis en place pour assister, par des personnes physiques, toutes celles et tous ceux qui n’ont pas accès aux services de mlouma. Ce qui permet d’aider tout le monde à acheter et/ou vendre des produits agricoles.

Mlouma se positionne aujourd’hui comme l’un des premiers fournisseurs africains de services web et mobiles dédiés au secteur agricole et au monde rural. Son business model est basé sur des abonnements auxquels agriculteurs, groupements de producteurs et industries agro-alimentaires peuvent souscrire.

(Source : Social Net Link, 21 avril 2017)


Ce reportage fait partie du projet Agritools, et a été réalisé avec le soutien du European Journalism Centre (EJC) grâce au financement de la Bill and Melinda Gates Foundation.

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4699/5474 Régulation des télécoms
  • 379/5474 Télécentres/Cybercentres
  • 3788/5474 Economie numérique
  • 1876/5474 Politique nationale
  • 5353/5474 Fintech
  • 587/5474 Noms de domaine
  • 2505/5474 Produits et services
  • 1679/5474 Faits divers/Contentieux
  • 799/5474 Nouveau site web
  • 5474/5474 Infrastructures
  • 1870/5474 TIC pour l’éducation
  • 194/5474 Recherche
  • 258/5474 Projet
  • 4473/5474 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1890/5474 Sonatel/Orange
  • 1733/5474 Licences de télécommunications
  • 300/5474 Sudatel/Expresso
  • 1059/5474 Régulation des médias
  • 1565/5474 Applications
  • 1103/5474 Mouvements sociaux
  • 1750/5474 Données personnelles
  • 137/5474 Big Data/Données ouvertes
  • 636/5474 Mouvement consumériste
  • 393/5474 Médias
  • 714/5474 Appels internationaux entrants
  • 1864/5474 Formation
  • 102/5474 Logiciel libre
  • 2170/5474 Politiques africaines
  • 1079/5474 Fiscalité
  • 181/5474 Art et culture
  • 615/5474 Genre
  • 2323/5474 Point de vue
  • 1075/5474 Commerce électronique
  • 1643/5474 Manifestation
  • 401/5474 Presse en ligne
  • 136/5474 Piratage
  • 221/5474 Téléservices
  • 992/5474 Biométrie/Identité numérique
  • 337/5474 Environnement/Santé
  • 413/5474 Législation/Réglementation
  • 386/5474 Gouvernance
  • 1933/5474 Portrait/Entretien
  • 173/5474 Radio
  • 787/5474 TIC pour la santé
  • 368/5474 Propriété intellectuelle
  • 65/5474 Langues/Localisation
  • 1149/5474 Médias/Réseaux sociaux
  • 2207/5474 Téléphonie
  • 220/5474 Désengagement de l’Etat
  • 1119/5474 Internet
  • 124/5474 Collectivités locales
  • 480/5474 Dédouanement électronique
  • 1496/5474 Usages et comportements
  • 1103/5474 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 594/5474 Audiovisuel
  • 3464/5474 Transformation digitale
  • 407/5474 Affaire Global Voice
  • 163/5474 Géomatique/Géolocalisation
  • 351/5474 Service universel
  • 709/5474 Sentel/Tigo
  • 191/5474 Vie politique
  • 1683/5474 Distinction/Nomination
  • 34/5474 Handicapés
  • 754/5474 Enseignement à distance
  • 717/5474 Contenus numériques
  • 649/5474 Gestion de l’ARTP
  • 192/5474 Radios communautaires
  • 1933/5474 Qualité de service
  • 476/5474 Privatisation/Libéralisation
  • 152/5474 SMSI
  • 499/5474 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2917/5474 Innovation/Entreprenariat
  • 1509/5474 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 53/5474 Internet des objets
  • 194/5474 Free Sénégal
  • 702/5474 Intelligence artificielle
  • 207/5474 Editorial
  • 28/5474 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous