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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Décembre > « La Sonatel abuse de son monopole dans le secteur »

« La Sonatel abuse de son monopole dans le secteur »

lundi 5 décembre 2011

Politique nationale

Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat estime qu’il n’y a aucun argument technique qui montre que la surtaxe sur les appels entrants va entraîner des pertes pour la Sonatel.Estimant les conséquences du mouvement d’humeur des travailleurs de la société de télécommunications moindres pour l’Etat, Tamsir Amadou Salif Ba, affirme, dans cet entretien, que cette grève est la conséquence du monopole de la Sonatel dans le secteur des télécommunications.

Comment jugez-vous la grève des travailleurs de Sonatel ?

La grève de cinq jours des travailleurs de la Sonatel, déclenchée depuis jeudi pour protester contre la taxe sur les appels entrants, n’est rien d’autre qu’une manifestation de son monopole dans le secteur des télécommunications. Le Backbone, la liaison V3, la fibre optique atterrissent à la Sonatel. Et tous les autres opérateurs passent par elle. Donc, c’est elle qui doit gagner plus que les opérateurs. La Sonatel abuse de son monopole dans le secteur. Le Sénégal est dans une dynamique de développement. Mais, malheureusement, le monopole, qui est un abus de pouvoir, freine le développement. Il n’incite pas les entreprises à s’élargir et à soutenir leur croissance. Donc, aujourd’hui, l’Etat doit tout faire pour éviter qu’une entreprise ait le monopole dans un secteur aussi stratégique que les télécommunications et les nouvelles technologies. Actuellement, le monde tourne autour des nouvelles technologies que sont l’internet et la téléphonie. Les banques, l’éducation, la médecine, etc, tous tournent autour de ces deux secteurs. En plus, si on a le monopole dans un secteur, on doit servir et assurer la continuité des services du pays. Même s’il y a enjeux financiers, il faut savoir trouver la meilleure solution.

La grève a-t-elle des conséquences majeures sur le fonctionnement de l’Etat et des entreprises ?

L’Etat subit en partie cette grève parce que des structures pourvoyeurs de recettes comme les Impôts et domaines, la douane, etc, sont bloquées en partie. Il en est de même de certaines transactions financières. C’est une perte de recettes pour l’Etat, des recettes destinées non pas à l’Etat, mais au peuple. Elles servent à construire des écoles, des hôpitaux et des infrastructures routières et autres. Donc, la Sonatel doit mesurer la portée de cette grève qui profite à une minorité.

Quelle stratégie l’Adie a mise en place pour parer aux désagréments engendrés par cette grève ?

Nous avons pris des dispositions par rapport à la téléphonie. L’Etat a mis en place une infrastructure qui permet aux membres de l’administration de communiquer entre eux et gratuitement. Donc, aujourd’hui, malgré la grève, l’Etat continue à communiquer. Il y a quelques couacs certes, mais l’administration fonctionne normalement. Les perturbations sont minimes. Nous allons tout faire pour maximiser ces dispositions pour qu’à l’avenir nous puissions être autonomes sur la téléphonie. Concernant par exemple la connectivité, nous sommes en train de prendre des mesures afin de permettre à l’Etat d’être autonome. Mais, en tout état de cause, la Sonatel doit aider l’Etat qui est, il faut le rappeler, actionnaire dans l’entreprise. La Sonatel c’est un bien commun qui appartient au peuple et qui doit être gérée avec beaucoup d’efficacité. J’ai assisté à la première réunion avec le président de la République, mais il n’a rien imposé. Au contraire, il a demandé aux gens de se concerter et de lui faire des propositions. Ce qu’ils ont fait. Donc, on peut s’asseoir autour d’une table pour trouver une solution dans le bien de l’intérêt national.

En tant que directeur de l’Adie quelle est votre opinion sur cette surtaxe ?

Le directeur de l’Agence de régulation des télécommunications (Artp) est mieux habilité à répondre à cette question. Mais, en tant que directeur de l’Adie, je pense que la taxe sur les appels entrants ne cible pas les immigrés. Elle est plutôt destinée aux autres administrations étrangères qui font beaucoup plus d’appels vers le Sénégal que les immigrés. L’Etat ne peut pas prendre de décision sans analyser la situation. Si vous faisiez la comparaison entre les appels entrants des immigrés et ceux des administrations des autres Etats, vous vous rendrez compte que le taux d’appel le plus important vient de ces administrations étrangères. Mais le plus important dans tout cela c’est la destination de l’argent récolté. J’ai suivi le discours du président de la République et des autorités concernées par rapport à la collecte et à la répartition par l’Etat de cette taxe. En effet, l’argent issu de cette taxe ne va dans les poches de l’Etat ; il est distribué efficacement et de manière efficiente à la population. Les recettes sont destinées au développement du Sénégal. En plus, il faut préciser que toutes les entreprises de téléphonie sont concernées par la taxe sur les appels entrants.

Pourtant on entend que les travailleurs de la Sonatel

En effet, paradoxalement, la Sonatel est la seule entreprise à crier sur tous les toits. Je ne sais pas pourquoi ils crient haut et fort que c’est une perte énorme pour eux. D’ailleurs, cela reste à prouver. Aujourd’hui, jusqu’à présent, je n’ai pas encore obtenu aucune preuve montrant que cette taxe constitue une perte pour la Sonatel. Par ailleurs, il faut dire que ce ne sont pas les télécommunications qui sont les seules à être soumises à une taxation. D’autres domaines sont également taxés et pourtant les concernés ne crient pas sur tous les toits, parce qu’ils savent que c’est dans l’intérêt des Sénégalais.

Donc, selon vous, cette grève ne se justifie pas ?

Je suis un technicien et je dis que jusqu’à présent je n’ai reçu aucun argument technique qui peut justifier une telle grève. Maintenant, ce que je peux dire c’est que la Sonatel doit revoir sa politique. D’ailleurs, je ne pense même que la grande majorité des travailleurs de l’entreprise soit favorable à la grève. Les syndicalistes qui s’agitent sont une minorité. Vous savez, Internet et la téléphonie ne sont plus des luxes, ils sont devenus une nécessité. Par exemple, nous avons implanté la télémédecine dans certains hôpitaux pour permettre, en cas d’évacuation, aux médecins de pouvoir travailler ensemble et à distance. La Sonatel doit être sensible à cela et éviter de couper le robinet aux Sénégalais pour des raisons infondées. Les conséquences de cette taxe sur les appels entrants sont négligeables par rapport à d’autres secteurs où l’Etat taxe plus et pourtant il n’y a pas de tapage médiatique encore moins de menaces de grève. Soyons raisonnables : aidons l’Etat à mieux faire face à sa politique. En tout cas, à notre niveau, nous avons pris des dispositions pour permettre à l’Etat d’assurer la continuité du service. Et la Sonatel doit faire la même chose parce qu’elle appartient en partie à l’Etat et si elle n’aide pas l’Etat, elle n’aide pas le peuple.

Propos recueillis par Charles Gaïky Diène

(Source : Wal Fadjri, 5 décembre 2011)

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