OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Juillet 2018 > La Silicon Valley fait du charme à l’Afrique, vaste marché non régulé

La Silicon Valley fait du charme à l’Afrique, vaste marché non régulé

dimanche 15 juillet 2018

Economie numérique

Avec ses hamacs colorés et sa table de ping-pong, ses jeunes cadres branchés en permanence sur leurs smartphones, le nouvel incubateur « high tech » de Facebook à Lagos n’a rien à envier aux sièges des start-up installés de l’autre côté de l’Atlantique, dans la Silicon Valley.

Le géant américain vient de jeter son dévolu sur Yaba - aussi surnommé « Yabacon Valley »-, au coeur de la bouillonnante capitale économique nigériane, aujourd’hui courtisée par les poids lourds mondiaux des nouvelles technologies.

Pour promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat auprès d’une jeunesse africaine de plus en plus connectée, Google et Facebook ont tous deux lancé en mai de nouveaux projets à Lagos.

Mais le Nigeria, marché gigantesque de quelque 180 millions d’habitants, n’est pas le seul à aiguiser les appétits : la conquête de l’Afrique est devenue une priorité pour les entreprises de la Silicon Valley.

Le lancement en juin du premier laboratoire d’intelligence artificielle par Google au Ghana, l’un de nombreux ’tech hubs’ créés ces derniers mois sur le continent, en est une nouvelle preuve.

La démographie joue un rôle clé : la population africaine représente environ 1,2 milliard de personnes, dont 60% sont âgées de moins de 24 ans. Un chiffre qui devrait doubler d’ici 2050, selon les Nations unies.

« Il y a clairement une opportunité pour les entreprises comme Facebook et Google de s’installer et d’imposer leur marque sur le sol » africain, explique Daniel Ives pour GBH Insights, un cabinet de conseil basé à New-York.

« Si vous regardez Netflix, Amazon, Facebook, Apple, où peuvent-ils encore croître ? Il faut viser l’international », souligne ce chercheur en technologies.

Facebook n’a pas encore de bureau permanent au Nigeria. Mais l’incubateur de Yaba, créé en partenariat avec des start-up locales, est une première étape pour « cultiver la communauté tech », qui n’en est qu’à ses balbutiements, selon Ebele Okobi, directrice des politiques publiques de Facebook pour l’Afrique.

Facebook s’est ainsi engagé à former 50.000 personnes à travers le pays afin « de leur donner les connaissances en numérique nécessaires pour réussir », affirme-t-elle.

En échange de ces formations, Facebook, qui recense déjà quelque 26 millions d’utilisateurs au Nigeria, compte bien poursuivre son expansion, mais aussi tester de nouvelles stratégies pour le groupe.

- Cyber-colonisation ? -

Jusque-là, la plupart des gouvernements africains ont réservé un accueil chaleureux aux géants de la tech.

Cette semaine, le vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo s’est rendu en Californie pour rencontrer des investisseurs américains. Il y a promis un « soutien actif » à Google pour conquérir le fameux « prochain milliard d’utilisateurs » qui fait rêver les industriels du numérique.

« On veut que les prochains Zuckerberg soient nigérians », affirme à l’AFP son conseiller pour l’innovation et l’entrepreneuriat, Ife Adebayo.

Peu de secteurs donnent autant d’espoir de développement que celui des nouvelles technologies pour révolutionner le domaine de la santé ou de l’agriculture.

Ubenwa en est un exemple. Cette application, conçue au Nigeria, est surnommée le « Shazam pour bébés ». Si Shazam permet d’identifier une chanson ou un artiste à partir d’un extrait musical, Ubenwa analyse les pleurs des nouveaux-nés pour diagnostiquer les asphyxies à la naissance.

Détecter plus tôt les problèmes respiratoires, à l’origine de nombreux cas de mortalité infantile, pourrait sauver des milliers de vies dans un pays comme le Nigeria, où la plupart des hôpitaux sont sous-équipés et en sous-effectif.

« Les Africains devraient être ceux qui apportent les solutions » aux problèmes sur le continent, estime Tewodros Abebe, auteur d’une thèse sur les nouvelles technologies à l’université d’Addis Abeba, en Ethiopie.

« Personne ne peut comprendre les problèmes auxquels nous sommes confrontés mieux que ceux qui sont directement affectés », assure-t-il.

Ce spécialiste balaie toutefois les critiques qui voient une forme de « cyber-colonisation » derrière les actions de Facebook et de Google.

« Je pense que travailler ensemble est une bonne façon de transférer la technologie en Afrique », dit-il. « S’ils étaient seulement là pour faire du business alors on pourrait dire que c’est de la colonisation. »

- ’Epocalypse’ -

Alors que les nouvelles technologies gagnent du terrain, les gouvernements africains sont de plus en plus sous pression pour mieux réguler le secteur et protéger les données personnelles.

Les législations encadrant la vie privée restent quasi inexistantes dans de nombreux pays du continent, contrairement à l’Europe qui a récemment adopté un texte pionnier, le Règlement général sur la protection des données.

Après le scandale Cambridge Analytica, dans lequel Facebook a été mis en cause pour avoir permis l’utilisation des données de millions d’utilisateurs à des fins politiques, notamment dans le cadre de l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, des ONG craignent que l’Afrique devienne le nouveau terrain de jeu d’entreprises sans scrupules.

« Nous pourrions nous retrouver à avancer les yeux fermés vers un monde où une poignée d’entreprises de tech exerceraient un monopole du contrôle de pans entiers de l’économie mondiale », notait Global Justice Now dans un rapport baptisé « Epocalypse Now » (mai 2018).

« Cela pourrait aggraver les inégalités Nord-Sud », si ces deux régions n’adoptent pas les mêmes régulations, selon cette ONG basée à Londres.

Des inquiétudes partagées par Renata Avila, chercheuse à la World Wide Web Foundation, un organisme basé à Genève qui milite pour l’égalité numérique.

« Le message -que l’on entend actuellement- est que l’Afrique a besoin d’investissements et qu’elle a besoin de développer ces industries (...). Mais cela reste très peu contrôlé », dit-elle. « Le développement ne devrait pas être incompatible avec la protection de la vie privée ».

Stephanie Findlay

(Source : TV5 Monde, 15 juillet 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4434/5285 Régulation des télécoms
  • 358/5285 Télécentres/Cybercentres
  • 3614/5285 Economie numérique
  • 1920/5285 Politique nationale
  • 5285/5285 Fintech
  • 533/5285 Noms de domaine
  • 2369/5285 Produits et services
  • 1524/5285 Faits divers/Contentieux
  • 748/5285 Nouveau site web
  • 5073/5285 Infrastructures
  • 1788/5285 TIC pour l’éducation
  • 192/5285 Recherche
  • 250/5285 Projet
  • 3642/5285 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1954/5285 Sonatel/Orange
  • 1660/5285 Licences de télécommunications
  • 285/5285 Sudatel/Expresso
  • 1201/5285 Régulation des médias
  • 1296/5285 Applications
  • 1071/5285 Mouvements sociaux
  • 1729/5285 Données personnelles
  • 130/5285 Big Data/Données ouvertes
  • 614/5285 Mouvement consumériste
  • 377/5285 Médias
  • 663/5285 Appels internationaux entrants
  • 1652/5285 Formation
  • 194/5285 Logiciel libre
  • 2483/5285 Politiques africaines
  • 1085/5285 Fiscalité
  • 171/5285 Art et culture
  • 652/5285 Genre
  • 1759/5285 Point de vue
  • 1114/5285 Commerce électronique
  • 1503/5285 Manifestation
  • 326/5285 Presse en ligne
  • 124/5285 Piratage
  • 210/5285 Téléservices
  • 914/5285 Biométrie/Identité numérique
  • 312/5285 Environnement/Santé
  • 348/5285 Législation/Réglementation
  • 357/5285 Gouvernance
  • 1773/5285 Portrait/Entretien
  • 155/5285 Radio
  • 753/5285 TIC pour la santé
  • 282/5285 Propriété intellectuelle
  • 59/5285 Langues/Localisation
  • 1158/5285 Médias/Réseaux sociaux
  • 2033/5285 Téléphonie
  • 191/5285 Désengagement de l’Etat
  • 1078/5285 Internet
  • 115/5285 Collectivités locales
  • 419/5285 Dédouanement électronique
  • 1298/5285 Usages et comportements
  • 1066/5285 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 573/5285 Audiovisuel
  • 3660/5285 Transformation digitale
  • 403/5285 Affaire Global Voice
  • 163/5285 Géomatique/Géolocalisation
  • 328/5285 Service universel
  • 679/5285 Sentel/Tigo
  • 180/5285 Vie politique
  • 1547/5285 Distinction/Nomination
  • 34/5285 Handicapés
  • 703/5285 Enseignement à distance
  • 704/5285 Contenus numériques
  • 618/5285 Gestion de l’ARTP
  • 180/5285 Radios communautaires
  • 1824/5285 Qualité de service
  • 440/5285 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5285 SMSI
  • 520/5285 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3000/5285 Innovation/Entreprenariat
  • 1374/5285 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5285 Internet des objets
  • 178/5285 Free Sénégal
  • 807/5285 Intelligence artificielle
  • 195/5285 Editorial
  • 2/5285 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5285 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous