La République mauricienne lance un comité interministériel pour piloter sa stratégie numérique
samedi 30 août 2025
En mai 2025, les autorités mauriciennes ont présenté la stratégie nationale de transformation numérique. Plusieurs actions sont en train d’être mises en œuvre dans ce cadre.
Le gouvernement mauricien a mis en place un comité interministériel chargé de coordonner la mise en œuvre de sa stratégie nationale du numérique. La première réunion de ce nouvel organe s’est tenue le 26 août à Ébène, sous la houlette du ministère des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation (MITCI).
Le comité fait office de point de contact unique pour assurer la cohérence entre les différents ministères impliqués. Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers prioritaires, dont la numérisation des écoles, la mise en place d’un système national d’alerte publique, le développement d’une plateforme de gestion des prestations sociales et la réduction des retards dans les prestations de services publics. Les autorités ont aussi souligné la nécessité de protéger les populations vulnérables contre les abus en ligne.
Cette initiative vise à accélérer la modernisation de l’administration mauricienne et à renforcer la capacité de l’État à offrir des services plus efficaces et inclusifs. Elle survient alors que les pays africains multiplient les programmes d’e-gouvernance pour améliorer la qualité de leurs services publics et soutenir leur transformation numérique.
En 2024, la République mauricienne s’est classée 76ᵉ mondial pour le développement de son administration en ligne, se plaçant en tête de l’Afrique de l’Est selon le département des affaires sociales des Nations unies. Elle occupe la 69ᵉ place mondiale et la 2e en Afrique pour sa préparation à l’IA, devant l’Afrique du Sud et le Maroc, d’après le cabinet britannique Oxford Insights. Sur le plan du développement des infrastructures numériques, l’Union internationale des télécommunications positionne le pays au 3ᵉ rang africain.
Si les projets avancent comme prévu, le pays insulaire pourrait renforcer sa position en matière de gouvernance numérique. Cette dynamique devrait aussi renforcer la confiance des citoyens dans l’administration numérique.
Adoni Conrad Quenum
(Source : WeAreTechAfrica, 30 août 2025)