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La « racine » du Net soumise à un appel d’offres

samedi 19 novembre 2011

Gouvernance

La « racine » de l’Internet pourrait-elle changer de gestionnaire ? Depuis l’an 2000, l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority), qui recense l’ensemble des noms de domaine de premier niveau, comme le .com, ou les suffixes des différents pays, tel le .fr, dans les adresses Web, est intégrée à l’Icann, organisme américain. Mais les autorités américaines ont décidé, jeudi 10 novembre, de lancer un appel d’offres sur la gestion de cette fonction, cruciale dans la gouvernance d’Internet. Ce nouveau contrat, octroyé par le département du commerce, est valable pour une période de trois ans, renouvelable.

Comme l’indiquent les documents officiels, le vainqueur de l’appel d’offres ne touchera pas un dollar pour sa mission. De quoi dissuader les concurrents de l’Icann, qui ont jusqu’au 12 décembre pour postuler. L’organisme chargé des noms de domaines a indiqué avoir dépensé 5,6 millions de dollars (4,1 millions d’euros) pour administrer la fonction IANA l’an passé. Les frais de gestion devraient s’élever à 6,5 millions de dollars (4,8 millions d’euros) cette année. Les clauses de l’appel d’offre restreignent encore plus le champ des possibles, en stipulant également que le candidat doit être américain.

Par cette initiative, le gouvernement américain entend montrer qu’il est indépendant de l’Icann, dont l’actuel responsable, Rod Beckstrom, a indiqué qu’il quitterait ses fonctions en juillet 2012. L’administration américaine est régulièrement accusée de maintenir sa mainmise sur la fonction IANA, qui permet, théoriquement, de retirer l’extension d’un pays de la « racine ».

UN CONTRAT TAILLÉ POUR L’ICANN ?

« Le renouvellement du contrat n’est pas une formalité, prévient Stéphane Van Gelder, président du Generic Names Supporting Organization de l’Icann. Si le gouvernement américain reçoit cinq candidatures sérieuses, il sera bien obligé de les examiner. ». Toutefois, selon une source proche du dossier, un tel appel d’offres, jugé « joué d’avance », suscite le mécontentement au sein des instances européennes. « Personne ne pense qu’ils iront jusqu’au bout de donner la gestion IANA à d’autres que l’Icann... », assure cette source.

De fait, si l’Icann était dépossédée du contrat, elle serait vidée de sa substance. « J’ai demandé à Rod Beckstrom, patron de l’Icann, quel était le plan B, si nous n’étions pas retenus ; le plan B, c’est demander trois mois pour fermer l’Icann », affirme M. Van Gelder. L’ouverture de cet appel d’offres s’inscrit dans un contexte international tendu, notamment depuis le lancement du programme de nouvelles extensions génériques. Certains pays, réunis au sein du GAC, organe consultatif de l’Icann représentant les Etats, ont beaucoup critiqué l’extension .xxx, destinée aux contenus à caractère pornographiques. L’Inde, qui a menacé de bloquer cette extension, va proposer une réorganisation complète de la gouvernance de l’Internet, sous l’égide de l’ONU.

L’Union européenne a également durci le ton. Financement, transparence de l’Icann, validation des nouveaux domaines génériques, Bruxelles a établi une série de points problématiques à la fin du mois de septembre. Dans un communiqué publié ce lundi, la vice-présidente de la Commission européenne Neelie Kroes reconnaît que l’appel d’offre comporte des avancées, notamment sur la prise en compte des conflits d’intérêt. « Le contrat n’est cependant toujours pas parfait », écrit Mme Kroes. « Par exemple, il est réservé aux entreprises américaines, ce qui est une honte étant donné qu’Internet est une ressource pour le monde entier ».

Laurent Checola

(Source : Le Monde, 15 novembre 2011)

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