OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Septembre 2025 > La Poste, symbole d’une transition digitale trop longtemps différée

La Poste, symbole d’une transition digitale trop longtemps différée

mardi 2 septembre 2025

Transformation digitale

La relance de La Poste sénégalaise annoncée par le Premier ministre Ousmane Sonko s’inscrit dans une logique claire : repositionner cette institution centenaire au cœur de l’économie numérique. L’ambition est forte, les pistes sont pertinentes : création d’une banque postale, gestion des paiements de masse, appui au e-commerce, mise en place d’une messagerie électronique nationale. Mais au-delà des annonces, une question s’impose : comment a-t-on pu attendre aussi longtemps pour engager ce virage qui s’imposait depuis plus longtemps ?

La Poste du Sénégal n’est pas un cas isolé. Elle incarne un mal partagé par de nombreuses institutions : le manque d’anticipation face à la révolution digitale. Pendant que des opérateurs privés plus agiles occupaient le terrain du paiement mobile, de la logistique connectée ou de la distribution numérique, l’institution est restée figée dans des schémas anciens. Résultat : là où il aurait fallu une évolution continue, on parle aujourd’hui de « relance ».

Pourtant, La Poste n’est pas dépourvue d’atouts. Elle détient le plus vaste réseau d’agences du pays et une présence inégalée jusque dans les zones les plus reculées. Cette capillarité territoriale est un trésor stratégique : aucun autre acteur, ni public ni privé, ne peut se prévaloir d’une telle proximité avec les populations. Dans un contexte où l’État cherche à rapprocher ses services des citoyens et où le secteur privé a besoin de relais physiques pour gagner la confiance des usagers, La Poste pourrait devenir une plateforme de mutualisation. Ses guichets pourraient accueillir aussi bien les paiements publics que les produits financiers privés, servir de points de retrait pour le e-commerce, ou encore appuyer la distribution de services numériques nationaux comme l’identité digitale ou la messagerie sécurisée.

La comparaison avec la France est éclairante. Confrontée elle aussi au déclin du courrier papier, La Poste française a engagé depuis plus de quinze ans une diversification et une digitalisation profondes. Elle a misé sur la banque postale, devenu un pilier de son modèle économique. Elle a lancé l’identité numérique certifiée, permettant aux citoyens de s’authentifier en ligne pour leurs démarches administratives. Elle a transformé ses facteurs en acteurs de proximité, capables d’apporter des services sociaux ou digitaux jusque chez les particuliers. Bref, elle a utilisé son réseau comme levier pour inventer de nouveaux usages.

Le contraste est saisissant. Là où la France a cherché à réinventer son service postal, le Sénégal a laissé filer des opportunités, au point de voir La Poste marginalisée dans ses propres métiers. C’est exactement le même scénario que dans la presse nationale, qui n’a pas su négocier à temps la transition numérique et se retrouve aujourd’hui affaiblie, dépendante de plateformes étrangères pour distribuer ses contenus.

Il ne s’agit pas de jeter la pierre à La Poste sénégalaise ni aux médias traditionnels. Mais il faut être lucide : le numérique n’attend pas. Les acteurs qui repoussent les réformes ou qui hésitent trop longtemps se condamnent à subir la vague, purement et simplement.

La relance annoncée peut être une chance, à condition de tirer les leçons du passé. Le Sénégal a besoin d’institutions publiques et privées qui comprennent que la transition digitale n’est pas une option mais une exigence vitale. La Poste, avec son maillage territorial et sa légitimité historique, possède les atouts pour devenir l’ossature territoriale de la souveraineté numérique. Encore faut-il que la vision politique se traduise en actes rapides et concrets.

Car une chose est sûre : dans le numérique, les retards ne se rattrapent jamais totalement.

(Source : Le Techobservateur, 2 septembre 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4405/5100 Régulation des télécoms
  • 351/5100 Télécentres/Cybercentres
  • 3772/5100 Economie numérique
  • 1900/5100 Politique nationale
  • 4889/5100 Fintech
  • 524/5100 Noms de domaine
  • 1973/5100 Produits et services
  • 1506/5100 Faits divers/Contentieux
  • 758/5100 Nouveau site web
  • 5100/5100 Infrastructures
  • 1765/5100 TIC pour l’éducation
  • 186/5100 Recherche
  • 246/5100 Projet
  • 3348/5100 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1773/5100 Sonatel/Orange
  • 1631/5100 Licences de télécommunications
  • 278/5100 Sudatel/Expresso
  • 1439/5100 Régulation des médias
  • 1281/5100 Applications
  • 1089/5100 Mouvements sociaux
  • 1707/5100 Données personnelles
  • 126/5100 Big Data/Données ouvertes
  • 606/5100 Mouvement consumériste
  • 369/5100 Médias
  • 659/5100 Appels internationaux entrants
  • 1799/5100 Formation
  • 95/5100 Logiciel libre
  • 2040/5100 Politiques africaines
  • 1269/5100 Fiscalité
  • 170/5100 Art et culture
  • 584/5100 Genre
  • 1687/5100 Point de vue
  • 1005/5100 Commerce électronique
  • 1558/5100 Manifestation
  • 362/5100 Presse en ligne
  • 129/5100 Piratage
  • 212/5100 Téléservices
  • 984/5100 Biométrie/Identité numérique
  • 308/5100 Environnement/Santé
  • 375/5100 Législation/Réglementation
  • 452/5100 Gouvernance
  • 1735/5100 Portrait/Entretien
  • 145/5100 Radio
  • 725/5100 TIC pour la santé
  • 276/5100 Propriété intellectuelle
  • 60/5100 Langues/Localisation
  • 1098/5100 Médias/Réseaux sociaux
  • 1912/5100 Téléphonie
  • 195/5100 Désengagement de l’Etat
  • 1021/5100 Internet
  • 116/5100 Collectivités locales
  • 447/5100 Dédouanement électronique
  • 1146/5100 Usages et comportements
  • 1040/5100 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 560/5100 Audiovisuel
  • 3302/5100 Transformation digitale
  • 393/5100 Affaire Global Voice
  • 201/5100 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5100 Service universel
  • 676/5100 Sentel/Tigo
  • 186/5100 Vie politique
  • 1526/5100 Distinction/Nomination
  • 34/5100 Handicapés
  • 698/5100 Enseignement à distance
  • 695/5100 Contenus numériques
  • 599/5100 Gestion de l’ARTP
  • 181/5100 Radios communautaires
  • 1917/5100 Qualité de service
  • 474/5100 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5100 SMSI
  • 464/5100 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2686/5100 Innovation/Entreprenariat
  • 1396/5100 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5100 Internet des objets
  • 173/5100 Free Sénégal
  • 555/5100 Intelligence artificielle
  • 197/5100 Editorial
  • 27/5100 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous