La Police nationale mise sur de nouveaux outils pour valoriser son image
vendredi 2 janvier 2026
La Police nationale s’assure depuis quelques mois “une présence effective sur tous les réseaux, sauf sur Snapchat”, dans le cadre d’une nouvelle orientation visant à valoriser son image en s’appuyant sur de nouvelles formes de communication, a confié le commissaire Mamadou Diouf, chef de sa division Communication et Relations publiques.
“On travaille sur plusieurs choses à la fois pour améliorer l’image de la Police. Et lorsque j’ai été installé au mois de janvier [comme chef de sa Division communication et Relations publiques], on a jugé nécessaire d’occuper les réseaux. Sur ce, on a créé une présence effective sur tous les réseaux, sauf sur Snapchat”, a-t-il expliqué à l’APS.
Selon lui, le nombre d’abonnés à chaîne WhatsApp de la Police nationale dépasse désormais 180 000, là 160 000 personnes suivent la page Facebook de l’institution.
“Pour vous dire que les citoyens nous suivent, on sait que le digital est un outil qui est là et qui peut faciliter à toucher nos concitoyens”, a commenté le commissaire Mamadou Diouf.
Mais au-delà du digital, la Police nationale continue de collaborer parallèlement avec les médias, observe-t-il.
“Et là, je dois vous dire que je m’apprête à faire le tour des médias pour une visite de courtoisie et voir comment on peut faire pour mieux vulgariser l’image de la police à notre niveau et à votre niveau, faciliter l’accès à l’information”, a-t-il renseigné.
Il a assuré que durant la première quinzaine du mois de janvier, des médias seront ciblés pour la première phase de cette tournée qui va se poursuivre progressivement au cours de l’année 2026.
Le chef de la division Communication et Relations publiques de la Police nationale a révélé qu’une autre option retenue est de collaborer avec les maisons de production cinématographiques.
“Si vous observez l’image de la police projetée dans les séries, c’est toujours un policier qui est corrompu, qui fréquente des bordels ou qui fait des choses véritablement qui ne reflètent pas l’image de la police”, a-t-il affirmé.
Sur la base de ce constat, des consultations ont été lancées et un travail a débuté avec deux maisons de production, en l’occurrence Marodi et Evenprod.
“On a eu à faire deux choses : un reportage sur les 50 ans de la BIP, la première unité d’élite du Sénégal, et un autre reportage sur la densité démographique de Yeumbeul”, une commune d’arrondissement de la grande banlieue dakaroise, a-t-il révélé.
Le commissaire Mamadou Diouf a assuré que la division qu’il dirige reste ouverte à tous ceux qui veulent réaliser des productions sur la police, ajoutant que des projets sont déjà de mise en œuvre, concernant le volet proximité avec les citoyens.
Dans cette perspective, la Police nationale a procédé à l’instauration de bureaux d’accueil et d’orientation dans les commissariats tels que Dakar, Guédiawaye, Point E, Parcelles Assainies, Rufisque, a-t-il signalé.
“Vous savez, on dit souvent que l’administration a un problème d’accueil. Et pour pallier cela, la Police a mis en place un bureau d’accueil et d’orientation”, a déclaré le commissaire Diouf.
Les usagers ont l’habitude de se rendre dans les postes de police pour s’informer, mais compte tenu de la charge de travail, “le citoyen n’était pas quelquefois bien accueilli”, a-t-il avancé.
“Donc, l’autorité a jugé nécessaire de créer des bureaux d’accueil et d’orientation au niveau des services de police. En 2025, c’était la phase test”, l’année 2026 devant consacrer la généralisation de cette initiative, a-t-il ajouté.
Au-delà de Dakar, ces bureaux existent à Touba, Tivaouane, Bignona, Kaolack et Thiès, a signalé le commissaire Mamadou Diouf.
“Il s’agit d’un projet consistant à envoyer la police à l’école et l’école à la police, pour conscientiser et sensibiliser les élèves et les étudiants sur un certain nombre de questions”, a expliqué le commissaire Mamadou Diouf, selon qui le lancement de ce projet s’est déroulé à l’école Issa Kane de Grand Yoff.
“Il ne s’agit pas seulement de cérémonies de levée des couleurs, il y a aussi l’aspect sensibilisation sur un certain nombre de questions, la sécurité routière, la cybercriminalité, l’extorsion, le harcèlement, l’escroquerie en ligne, la drogue, le terrorisme”, a-t-il détaillé.
Les forces de police, de cette manière, essaient de “prendre les devants” pour répondre à leur mission première qui est d’éduquer, a poursuivi le commissaire Mamadou Diouf.
“Notre mission est d’éduquer, d’aider, de renseigner et enfin de réprimer, et EDUPOLSEN représente l’un de nos projets phares” sur ce plan, a expliqué le chef de la division Communication et Relations publiques de la Police nationale.
Il a tout de même précisé que la Police nationale ne peut pas réagir à toutes les allégations la concernant, car étant régie par des règles de fonctionnement et le respect de la hiérarchie.
(Source : APS, 2 février 2026)
OSIRIS