La Namibie mise sur les autorités traditionnelles pour accélérer la couverture réseau
vendredi 31 juillet 2026
Environ 35 % des Namibiens restaient privés d’accès à Internet en 2024, selon l’UIT. Parmi les facteurs qui expliquent cette fracture numérique figure l’insuffisance de la couverture réseau dans certaines parties du territoire.
La Namibie veut s’appuyer sur les autorités traditionnelles pour accélérer le déploiement des réseaux de télécommunications dans le pays. Ces acteurs locaux sont considérés comme des relais essentiels pour faciliter l’accès aux communautés et contribuer à lever certains obstacles liés à l’installation des infrastructures numériques.
La question était au cœur d’une réunion organisée le mercredi 29 juillet par le Traditional Authorities Trust, avec la participation de la ministre des Technologies de l’information et de la communication, Emma Theofelus, ainsi que des représentants de la Communications Regulatory Authority of Namibia (CRAN), de MTC, de Telecom Namibia et de PowerCom.
Les échanges ont porté sur les moyens de simplifier les procédures d’installation des pylônes de télécommunications dans les communautés, afin de limiter les retards et les coûts de déploiement des infrastructures.
Cette initiative intervient alors que les autorités namibiennes ambitionnent de généraliser l’accès aux services de télécommunications d’ici 2030, dans un contexte marqué par une fracture numérique encore importante. L’atteinte de cet objectif nécessite le déploiement de nouvelles infrastructures, notamment dans les zones rurales et isolées.
Dans plusieurs pays africains, l’installation de pylônes de télécommunications dans certaines communautés peut toutefois se heurter à des réticences locales. Ces oppositions sont parfois alimentées par des informations erronées attribuant aux rayonnements non ionisants des effets nocifs sur la santé. Le déploiement des réseaux 4G et, plus récemment, de la 5G, a notamment suscité des inquiétudes dans certaines populations.
Selon les données officielles, environ 360 000 Namibiens, soit près de 12 % de la population, n’étaient toujours pas couverts par un réseau 4G en février 2024. La couverture 3G atteignait 89 %, selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), tandis que la 2G couvrait déjà l’ensemble du territoire. Par ailleurs, 339 écoles et 50 centres de santé ne disposaient toujours pas d’une connectivité adéquate début 2024, d’après les autorités.
Isaac K. Kassouwi
(Source : Agence Ecofin, 31 juillet 2026)
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