Les pays africains s’intéressent de plus en plus à la 5G. La technologie mobile de dernière génération promet des capacités accrues en matière de débit, de latence et de connectivité, susceptibles de soutenir les ambitions de transformation numérique du continent.
La Libye entend s’appuyer sur l’expertise de l’équipementier finlandais Nokia pour moderniser ses réseaux télécoms et préparer le déploiement de la 5G. Les autorités comptent sur cette technologie de dernière génération pour améliorer la qualité des services, améliorer l’efficacité des infrastructures de communication et accompagner la transformation numérique du pays.
Dans cette perspective, la société publique Libyan Post, Telecommunications and Information Technology Holding Company (LPTIC) a tenu, le mercredi 15 juillet, une réunion avec Nokia en présence des responsables des entreprises du secteur des télécommunications. Les discussions ont porté sur les perspectives de coopération entre les deux parties et sur les moyens de développer les infrastructures numériques en Libye.
Au cours de la rencontre, Ali Ben Ghrieb, président du conseil d’administration de la LPTIC, a insisté sur l’importance de renforcer les partenariats stratégiques avec les acteurs technologiques internationaux et de tirer parti des dernières innovations ainsi que de l’expertise mondiale pour soutenir les projets de modernisation du secteur. De son côté, la délégation de Nokia a présenté ses dernières solutions dans le domaine des réseaux 5G.
Ce rapprochement intervient quelques mois après le lancement officiel de la 5G en Libye par l’opérateur Al Madar Al Jadeed. Le service, introduit dans la capitale Tripoli dans le cadre d’une première phase de déploiement, doit progressivement être étendu à l’ensemble du pays.
Par ailleurs, le déploiement de la technologie au‑delà des principales zones urbaines est souvent cité comme l’un des principaux défis de l’extension de l’ultra haut débit en Afrique. Les opérateurs concentrent généralement leurs investissements dans les zones à forte densité de population, où la demande et les perspectives de rentabilité sont plus importantes, laissant les régions rurales confrontées à un accès plus limité aux services numériques avancés.
Le facteur coût du déploiement de la 5G doit également être pris en compte. Selon une étude publiée en 2022 par Ericsson, le coût de base du déploiement de la 5G dans un pays est estimé entre 3 et 8 milliards USD, auxquels s’ajoutent 20 à 35 % d’investissements supplémentaires pour étendre la couverture du réseau à l’échelle nationale.
Par exemple, la 4G a été officiellement lancée en Libye en 2017. Fin 2024, 10 % de la population n’était toujours pas couverte par ce réseau, d’après les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT). En matière d’adoption, 18 % de la population n’utilisait pas encore Internet.
Isaac K. Kassouwi
(Source : Agence Ecofin, 16 juillet 2026)
OSIRIS
La Libye veut accélérer le déploiement de la 5G avec Nokia