OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Janvier 2026 > La justice à l’ère de l’Ia : Antigone Diop alerte sur le risque de « (…)

La justice à l’ère de l’Ia : Antigone Diop alerte sur le risque de « déshumanisation algorithmique »

mercredi 28 janvier 2026

Usages et comportements

A l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, Antigone Diop a livré une réflexion percutante sur l’intégration de l’Intelligence artificielle (Ia) dans le système judiciaire sénégalais. Tout en saluant la modernisation technologique, elle met en garde contre une automatisation qui sacrifierait l’âme de la Justice et l’humanité du magistrat sur l’autel de la statistique.

A l’ère de l’Ia, c’est une modernisation nécessaire, mais elle devrait être sous haute surveillance. La rentrée judiciaire au Sénégal ne se limite pas à un protocole institutionnel ; elle est le baromètre de l’Etat du droit dans notre pays. Si le Sénégal s’est résolument engagé dans la transformation numérique-dématérialisation des procédures, numérisation des archives et gestion électronique des dossiers-, Antigone Diop rappelle une distinction fondamentale : la modernisation n’est pas l’automatisation.

La célérité et la transparence, bien que légitimes et attendues par les justiciables, ne doivent pas occulter les principes constitutionnels que sont l’indépendance du Pouvoir judiciaire et le droit à un procès équitable.

L’algorithme face à la singularité humaine

Le cœur de l’alerte réside dans la nature même de l’outil. Par définition, l’algorithme traite des probabilités et des corrélations statistiques. Or, rendre la justice exige de saisir la singularité d’une vie, la complexité d’un contexte social et les nuances culturelles propres au Sénégal. « Juger, ce n’est pas appliquer mécaniquement une règle à un fait ; c’est interpréter, pondérer et, parfois, humaniser le Droit. » L’Ia peut assister le magistrat dans ses recherches jurisprudentielles, mais elle ne saurait en aucun cas se substituer à son appréciation souveraine. Le risque de « l’hallucination » technologique -où la machine invente des jurisprudences ou des raisonnements erronés- menace directement la sécurité juridique et la qualité des jugements.

Un autre enjeu crucial soulevé concerne l’origine des outils technologiques. Utiliser des algorithmes conçus à l’étranger, nourris de données exogènes, pose la question de notre souveraineté numérique. Le Droit sénégalais, riche de son héritage écrit et de ses réalités sociales, ne peut être confié à des boîtes noires opaques contrôlées par des acteurs privés internationaux.

Pour Antigone Diop, la trajectoire est claire : la transition numérique doit être progressive, encadrée et éthique. Cela passe par la formation continue des acteurs du Droit (magistrats, greffiers, avocats), l’adoption de normes strictes encadrant l’usage de l’Ia et la consécration d’un principe intangible : le dernier mot doit rester à l’humain.

La clémence ne se code pas

En s’adressant directement à ses pairs, Antigone Diop a conclu par un rappel puissant de la mission du magistrat : « La loi peut être codée, mais la clémence ne s’algorithme pas. » Si un robot peut traiter des volumes massifs de données, seul l’humain peut mesurer une faute à l’aune de la dignité et de la compassion. A l’ère de l’Ia, le véritable progrès ne sera pas de déléguer le jugement à la machine, mais d’utiliser la technologie pour rendre une justice plus accessible, sans jamais cesser d’être profondément humaine.

(Source : Seneplus, 27 janvier 2026)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4427/5416 Régulation des télécoms
  • 355/5416 Télécentres/Cybercentres
  • 3588/5416 Economie numérique
  • 1788/5416 Politique nationale
  • 5125/5416 Fintech
  • 537/5416 Noms de domaine
  • 1999/5416 Produits et services
  • 1513/5416 Faits divers/Contentieux
  • 787/5416 Nouveau site web
  • 5416/5416 Infrastructures
  • 1770/5416 TIC pour l’éducation
  • 193/5416 Recherche
  • 253/5416 Projet
  • 3656/5416 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1836/5416 Sonatel/Orange
  • 1744/5416 Licences de télécommunications
  • 289/5416 Sudatel/Expresso
  • 1006/5416 Régulation des médias
  • 1466/5416 Applications
  • 1100/5416 Mouvements sociaux
  • 1708/5416 Données personnelles
  • 133/5416 Big Data/Données ouvertes
  • 616/5416 Mouvement consumériste
  • 371/5416 Médias
  • 671/5416 Appels internationaux entrants
  • 1771/5416 Formation
  • 102/5416 Logiciel libre
  • 2133/5416 Politiques africaines
  • 1074/5416 Fiscalité
  • 169/5416 Art et culture
  • 592/5416 Genre
  • 1802/5416 Point de vue
  • 1035/5416 Commerce électronique
  • 1553/5416 Manifestation
  • 381/5416 Presse en ligne
  • 135/5416 Piratage
  • 217/5416 Téléservices
  • 1029/5416 Biométrie/Identité numérique
  • 322/5416 Environnement/Santé
  • 365/5416 Législation/Réglementation
  • 397/5416 Gouvernance
  • 1807/5416 Portrait/Entretien
  • 157/5416 Radio
  • 776/5416 TIC pour la santé
  • 374/5416 Propriété intellectuelle
  • 58/5416 Langues/Localisation
  • 1137/5416 Médias/Réseaux sociaux
  • 2003/5416 Téléphonie
  • 197/5416 Désengagement de l’Etat
  • 1076/5416 Internet
  • 123/5416 Collectivités locales
  • 430/5416 Dédouanement électronique
  • 1418/5416 Usages et comportements
  • 1059/5416 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 574/5416 Audiovisuel
  • 3278/5416 Transformation digitale
  • 412/5416 Affaire Global Voice
  • 159/5416 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5416 Service universel
  • 692/5416 Sentel/Tigo
  • 179/5416 Vie politique
  • 1584/5416 Distinction/Nomination
  • 36/5416 Handicapés
  • 705/5416 Enseignement à distance
  • 711/5416 Contenus numériques
  • 613/5416 Gestion de l’ARTP
  • 185/5416 Radios communautaires
  • 1891/5416 Qualité de service
  • 446/5416 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5416 SMSI
  • 476/5416 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2800/5416 Innovation/Entreprenariat
  • 1439/5416 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5416 Internet des objets
  • 174/5416 Free Sénégal
  • 664/5416 Intelligence artificielle
  • 207/5416 Editorial
  • 34/5416 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous