La Guinée s’inspire du modèle azerbaïdjanais pour lancer son guichet unique de services publics
mercredi 18 mars 2026
Avec un score de 0,4 sur 1 à l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) en 2024 selon l’ONU, la Guinée progresse mais reste confrontée à une digitalisation fragmentée. La centralisation des services publics apparaît désormais comme un levier clé pour améliorer l’efficacité administrative.
Le ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Faya François Bourouno (photo, à droite), a signé le lundi 16 mars à Bakou un accord avec l’Azerbaïdjan pour la mise en place d’un Guichet unique des services publics, un dispositif destiné à simplifier et digitaliser les démarches administratives.
Ce futur guichet unique vise à centraliser l’accès aux services administratifs, en permettant aux usagers d’effectuer plusieurs démarches via une interface unique. Inspiré du modèle azerbaïdjanais ASAN Service, reconnu pour son efficacité, le système devrait contribuer à réduire les délais de traitement, limiter les lourdeurs administratives et améliorer la qualité des prestations publiques.
Une digitalisation encore fragmentée des services publics
Ce projet intervient dans un contexte de numérisation accélérée des services publics en Guinée. Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été lancées, notamment dans la gestion des finances publiques, la modernisation de l’état civil ou encore la dématérialisation de certains services fiscaux. Toutefois, ces dispositifs fonctionnent souvent de manière isolée, limitant leur impact global sur l’efficacité de l’action publique.
La mise en place d’un guichet unique apparaît ainsi comme une réponse à cette fragmentation, en permettant d’intégrer progressivement différents services au sein d’une plateforme centralisée. Une approche qui s’inscrit dans les standards internationaux en matière de gouvernance numérique, où l’interopérabilité des systèmes est un facteur clé de performance.
La Guinée affiche néanmoins des progrès en matière d’administration numérique. Selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies, le pays a obtenu un score de 0,4 sur 1 en 2024, se classant au 160e rang sur 193 pays, contre 0,3 et la 162e place en 2022. Une évolution qui traduit une amélioration progressive des capacités numériques de l’État, même si des efforts restent nécessaires pour renforcer l’intégration et l’accessibilité des services.
Samira Njoya
(Source : Agence Ecofin, 18 mars 2026)
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