La Guinée équatoriale confie à Huawei la modernisation de son opérateur télécom public
mardi 14 juillet 2026
Alors que la Guinée équatoriale cherche à combler ses retards en matière de connectivité et à soutenir sa transformation numérique, les autorités engagent un vaste plan de modernisation de l’infrastructure télécoms.
La Guinée équatoriale poursuit la remise à niveau de ses infrastructures de télécommunications. L’opérateur public GETESA a signé, le jeudi 9 juillet, un accord avec le groupe chinois Huawei pour lancer un programme de six mois destiné à moderniser le réseau national de téléphonie et d’Internet. Ce projet vise à améliorer la qualité des services, augmenter la capacité du réseau et soutenir les ambitions numériques du pays.
L’accord, signé au Palais présidentiel de Malabo sous la présidence du vice‑président Nguema Obiang Mangue, intervient quelques jours après l’adoption du plan stratégique 2026‑2030 de GETESA. Les autorités souhaitent redresser un réseau confronté à des interruptions de service, à la saturation des stations de base et à des équipements insuffisants face à la hausse de la demande en services numériques.
Concrètement, Huawei accompagnera GETESA dans un vaste programme d’optimisation portant sur les infrastructures existantes. Les travaux prévoient l’augmentation de la capacité du réseau, l’amélioration des débits de données, la réduction des interruptions de service ainsi que la modernisation des équipements de télécommunications. L’objectif est d’offrir aux particuliers, aux entreprises et aux administrations des services Internet et mobiles plus rapides, plus fiables et plus stables.
Cette modernisation répond à une demande croissante de connectivité. Selon les estimations citées par DataReportal, la Guinée équatoriale comptait environ 1,18 million d’internautes à la fin de 2025, soit un taux de pénétration d’Internet de 60,4 %. Cette progression exerce une pression croissante sur des infrastructures dont les limites avaient été mises en évidence par un audit technique ayant relevé des insuffisances en matière de bande passante, d’équipements réseau et de capacité de transmission.
Au‑delà de l’amélioration des services mobiles, le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de développement des infrastructures numériques. Le gouvernement prévoit notamment de s’appuyer sur les 2 000 kilomètres de fibre optique exploités par la compagnie publique d’électricité SEGESA afin d’étendre la couverture haut débit sur l’ensemble du territoire. Les autorités étudient également la création d’une société dédiée à la gestion commerciale de cette infrastructure, Huawei étant identifié comme l’un des partenaires techniques susceptibles d’accompagner cette transformation.
Samira Njoya
(Source : Agence Ecofin, 14 juillet 2026)
OSIRIS