La Guinée accélère la TNT avec un prêt de 77,7 millions USD de la France
lundi 20 avril 2026
La Télévision numérique terrestre est cruciale pour moderniser l’audiovisuel, offrant une meilleure qualité d’image/son et une plus grande diversité de chaînes gratuites. En Afrique de l’Ouest, certains pays dont la Guinée sont encore en retard sur ce projet.
La Guinée franchit une étape dans la modernisation de son secteur audiovisuel. Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a promulgué la semaine dernière une loi autorisant la ratification d’accords de prêts d’un montant global de 66 millions d’euros (environ 77,7 millions USD), destiné à financer le déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT).
Ce financement, structuré autour de crédits garantis par la Banque publique d’investissement (BPI France) et d’un prêt du Trésor français, doit permettre de relancer un projet longtemps à l’arrêt. Il servira notamment à la modernisation des infrastructures de la Radiodiffusion télévision guinéenne (RTG), à la construction de studios, ainsi qu’au déploiement d’un réseau de diffusion numérique plus étendu.
« Le projet TNT va également permettre la construction de 5 studios régionaux de radio télévision à Kindia, Boké, Labé, Kankan et Nzéréroké. 15 sites de diffusion TNT/FM seront entre autres réhabilités et construits. A cela se greffe un vaste programme de formation pour les techniciens tant en Guinée qu’en France pour garantir une utilisation adéquate et la durabilité des équipements de dernière génération qui seront installés », a indiqué le ministère guinéen chargé de la Communication.
Ce programme intervient dans un contexte de retard structurel. La Guinée peine depuis près de deux décennies à finaliser sa migration de l’analogique vers le numérique, alors que les échéances internationales fixées par l’Union internationale des télécommunications (31 juillet 2025) sont dépassées. La couverture TNT reste encore limitée, concentrée principalement dans la capitale.
Au-delà de l’amélioration de la qualité de diffusion, les autorités guinéennes ambitionnent de réduire les inégalités d’accès à l’information sur le territoire et de renforcer le rôle du service public audiovisuel.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 20 avril 2026)
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