La Centrafrique discute avec la Banque mondiale pour renforcer ses infrastructures numériques
jeudi 5 mars 2026
Avec l’accélération de la transformation numérique, le développement des services numériques est devenu indispensable. Les autorités centrafricaines discutent avec divers partenaires pour améliorer l’accès des populations à ces services .
Le ministre centrafricain de l’Économie numérique, Justin Gourna Zacko, a reçu une délégation de la Banque mondiale le lundi 2 mars. Les échanges ont porté sur le renforcement des infrastructures publiques numériques dédiées au commerce électronique et aux paiements digitaux.
L’intégration du pays au programme régional CARDIP (Central African Digital Integration Program), une initiative portée par la Banque mondiale visant à accélérer l’intégration numérique en Afrique centrale, a été au cœur des discussions. Il ambitionne de construire un marché numérique régional à travers l’amélioration de la connectivité, la circulation sécurisée des données et le développement des services en ligne.
Malgré une vision numérique intégrée à son plan de développement national, la Centrafrique est l’un des pays les moins connectés au monde. Le taux de pénétration de l’Internet s’établit à 12 % à la fin de l’année 2025, selon DataReportal. L’accès à l’électricité, une des conditions essentielles au développement des services numériques, demeure faible, à 17 % en 2023 d’après la Banque mondiale.
Le CARDIP pour accélérer l’intégration numérique régionale
En plus de la Centrafrique, le CARDIP réunit le Cameroun, le Tchad, le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon la Banque mondiale, le programme agira simultanément sur plusieurs leviers tels que l’extension des infrastructures haut débit, les interconnexions transfrontalières, le développement des plateformes publiques numériques et le renforcement des compétences digitales. L’objectif est de créer un environnement propice à l’émergence d’un écosystème numérique capable d’attirer les investissements privés et de stimuler l’entrepreneuriat local.
À terme, les autorités centrafricaines espèrent que le renforcement des infrastructures publiques numériques permettra non seulement d’améliorer l’accès aux services administratifs, mais aussi d’accélérer l’adoption des paiements digitaux et de structurer un marché du commerce électronique encore embryonnaire.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 5 mars 2026)
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