La BAD et le PNUD lancent une initiative de 10 milliards $ pour développer l’IA en Afrique
mercredi 25 février 2026
Selon un rapport de la BAD, un déploiement inclusif de l’IA sur le continent pourrait générer jusqu’à 1000 milliards $ de PIB supplémentaire d’ici 2035, soit près du tiers de sa production économique actuelle. Pour capter ces ressources, des initiatives sont mises en place avec des partenaires stratégiques.
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a dévoilé lundi 23 février une initiative visant à mobiliser jusqu’à 10 milliards $ pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique.
Baptisée « Initiative 10 milliards USD pour l’IA », elle a été présentée à Nairobi, lors du Nairobi AI Forum 2026, consacré aux perspectives et aux opportunités offertes par l’IA sur le continent. La plateforme d’investissement ambitionne de soutenir une adoption responsable de l’IA tout en favorisant une croissance économique numérique inclusive. Les financements seront progressivement mobilisés d’ici 2035, grâce à un partenariat associant institutions de développement, gouvernements et acteurs privés.
« En tant qu’institution multilatérale de développement de premier plan, le Groupe de la BAD tire parti de son avantage comparatif pour s’assurer que l’Afrique ne soit pas laissée pour compte à l’ère de l’IA. », a indiqué Nicholas Williams, chef de la Division des opérations TIC du Groupe de la Banque africaine de développement. Et d’ajouter : « l’Initiative 10 milliards $ pour l’IA ouvre la voie à des partenariats élargis et à des investissements soutenus qui accéléreront l’entrepreneuriat dans le domaine de l’IA, renforceront les écosystèmes de données et d’infrastructures, et soutiendront une croissance inclusive à travers le continent ».
Concrètement, l’initiative prévoit des investissements dans les infrastructures de données, les capacités de calcul, le financement de start-up technologiques ainsi que la formation de talents spécialisés. Elle s’appuie sur une feuille de route définie par la BAD qui identifie cinq leviers essentiels au développement de l’IA : les données, l’informatique, les compétences, la confiance réglementaire et l’accès au capital.
À l’horizon 2035, les partenaires estiment que ces investissements pourraient contribuer à la création de jusqu’à 40 millions d’emplois et générer un gain économique de 1000 milliards $ sur le PIB du continent, selon la BAD. Une tournée de mobilisation auprès des gouvernements et des investisseurs doit désormais permettre de transformer cette annonce en engagements financiers effectifs, alors que l’Afrique cherche à se positionner dans la nouvelle économie mondiale de l’intelligence artificielle.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 25 février 2026)
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