Dans le cadre du New Deal Technologique porté par le gouvernement, la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) s’engage dans une réforme centrée sur la digitalisation des services fiscaux. L’ambition est de simplifier les procédures, améliorer la compréhension de l’impôt et renforcer la relation entre l’administration et les contribuables.
La modernisation de l’administration fiscale sénégalaise franchit un nouveau cap. À travers la digitalisation progressive prévue pour l’exercice 2026, la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) entend faciliter l’accès aux services fiscaux et favoriser une meilleure adhésion des citoyens à l’impôt. Au cœur de cette transformation, l’introduction de solutions de paiement mobile constitue comme un instrument important. Ces outils numériques doivent permettre aux contribuables de s’acquitter de leurs obligations fiscales à distance, sans déplacement, tout en réduisant les contraintes administratives et les coûts liés aux démarches physiques. Selon les responsables, cette transition numérique vise également à renforcer la communication autour de l’impôt. Ils expliquent qu’il s’agit de mieux faire comprendre aux Sénégalais le rôle de la fiscalité dans le fonctionnement de l’État, mais aussi de promouvoir une culture civique fondée sur la transparence et la responsabilité.
Les autorités mettent en avant la nécessité d’adapter en permanence les mécanismes fiscaux aux réalités économiques et sociales. Des concertations régulières sont conduites avec les acteurs concernés, pour ajuster les conventions et améliorer les dispositifs existants.
Par ailleurs, la DGID entend renforcer sa collaboration avec les organisations professionnelles et les partenaires institutionnels ; dans le but de bâtir une administration fiscale plus ouverte, fondée sur le dialogue, la confiance et une meilleure prise en compte des préoccupations des contribuables. Cette réforme s’inscrit dans spectre plus large porté par les pouvoirs publics qui est celle d’une gouvernance modernisée, appuyée sur le numérique, au service de l’efficacité administrative et du développement économique. À terme, les autorités espèrent que ces innovations permettront d’élargir l’assiette fiscale, et renforcer le civisme fiscal, condition essentielle pour soutenir les politiques publiques et répondre aux besoins des populations.
(Source :Seneplus, 27 mars 2026)
OSIRIS
L’Etat à l’heure du virage numérique fiscal