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Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Avril 2026 > L’ère de la diplomatie algorithmique : Macky Sall et la révolution (…)

L’ère de la diplomatie algorithmique : Macky Sall et la révolution technologique de l’ONU

vendredi 1er mai 2026

Transformation digitale

L’Organisation des Nations Unies (ONU) traverse, en cette année 2026, une période de turbulences institutionnelles et géopolitiques inédite. Tiraillée entre une paralysie décisionnelle endémique et l’obsolescence d’une architecture héritée du siècle dernier, l’institution fait face à une urgence de réinvention. L’impuissance politique récurrente de son Conseil de sécurité et l’amenuisement critique des capacités de financement pour les opérations de maintien de la paix rendent la succession du Secrétaire général António Guterres cruciale pour la survie du multilatéralisme.

Lors des dialogues interactifs télévisés qui se sont tenus les 21 et 22 avril 2026 au siège de l’organisation à New York, quatre personnalités de premier plan ont défendu leur vision pour diriger l’institution internationale : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall.

Parmi ces prétendants prestigieux, la candidature de l’ancien président de la République du Sénégal (2012-2024), officiellement présentée par le Burundi, détonne fortement par son approche conceptuelle résolument novatrice. Loin de se cantonner aux rhétoriques diplomatiques habituelles axées uniquement sur les réformes normatives ou sécuritaires, Macky Sall s’est fermement positionné comme le candidat du renouveau technologique. Son projet postule sans ambiguïté que la refondation de l’ONU et la résolution des profondes asymétries mondiales exigent une intégration systémique de l’intelligence artificielle (IA) et des infrastructures numériques avancées à la gouvernance mondiale.

L’Intelligence artificielle comme bouclier préventif et outil de gestion des états

L’une des propositions les plus disruptives et ambitieuses du candidat sénégalais réside dans l’intégration stratégique de l’intelligence artificielle à la gestion des problématiques étatiques, notamment dans le domaine sensible du maintien de la paix et de la prévention des conflits. Traditionnellement, l’ONU déploie des missions d’interposition militaires lourdes, complexes et extrêmement coûteuses, intervenant très souvent après que la violence a déjà irrémédiablement fracturé les sociétés et détruit les économies. Macky Sall ambitionne de transformer cette dynamique strictement réactive en une véritable « diplomatie algorithmique » et prédictive. La puissance fulgurante de l’analyse des données massives (Big Data) permet aujourd’hui de détecter de manière précoce les « signaux faibles » annonciateurs de crises multidimensionnelles. Qu’il s’agisse de fluctuations brutales et inexpliquées des prix des denrées alimentaires de base, d’anomalies climatiques identifiées par satellite causant des stress hydriques majeurs, ou d’une polarisation haineuse accrue sur lesréseaux sociaux, ces éléments constituent des indicateurs fiables de conflits imminents.

En dotant les départements de prévention du système onusien d’outils d’alerte précoce optimisés par l’apprentissage automatique, l’organisation serait intrinsèquement capable d’anticiper les déstabilisations régionales bien avant l’éruption de violences armées ou les effondrements institutionnels sévères.

Ce faisant, l’intelligence artificielle devient un formidable levier politique. Elle facilite non seulement l’objectivation mathématique des menaces, mais permet également de contourner les blocages politiques traditionnels en fournissant au Conseil de sécurité des analyses factuelles irréfutables. Cette approche proactive réduit considérablement les inégalités de développement en protégeant les économies fragiles et émergentes des destructions inhérentes aux guerres asymétriques, préservant ainsi les acquis économiques des États les plus vulnérables.

L’émergence d’un « Right to Compute » pour démocratiser le progrès

Au cœur de ce vibrant plaidoyer technologique en faveur du Sud global se trouve la notion émergente de « right to compute », ou droit au calcul. Pour Macky Sall, l’accès universel à la puissance informatique de pointe, aux algorithmes et au traitement

souverain des données constitue le grand enjeu d’équité et de justice sociale du XXIe siècle. Alors que le fossé technologique s’élargit inexorablement entre les nations du Nord hyper-connectées et celles du Sud, priver les pays en voie de développement d’infrastructures cloud souveraines ou de capacités de calcul intensif revient à les condamner à une subordination économique perpétuelle. Son ambition, largement nourrie par son expérience exécutive et théorisée dans ses écrits récents tels que l’ouvrage L’Afrique au cœur, est de favoriser un véritable saut technologique, ou « leapfrogging », pour les pays du continent africain et au-delà. Il plaide vigoureusement pour que les Nations Unies impulsent des mécanismes de coopération et de financements mixtes novateurs. L’objectif est de permettre aux États émergents d’acquérir les capacités algorithmiques nécessaires pour moderniser leur agriculture de précision, optimiser la gestion de leurs infrastructures urbaines et monétiser leurs propres données, sans rester sous la tutelle technologique exclusive des géants occidentaux ou asiatiques.

Le grand Oral du 22 Avril 2026 : pragmatisme et refonte structurelle

Lors de son grand oral organisé le mercredi 22 avril 2026 devant l’Assemblée générale, le seul candidat africain de cette course a livré une prestation remarquée, axée sur une méthode pragmatique qu’il a synthétisée en trois impératifs de gestion : « Rationaliser, Simplifier, Optimiser ». S’appuyant sur son riche parcours et ses interactions régulièresavec le G7, le G20 et l’Union africaine, il a diagnostiqué avec sévérité la prolifération bureaucratique de l’ONU, appelant à repenser en profondeur les innombrables mandats historiques dont une grande partie ne sont plus actifs ou génèrent des chevauchements ruineux entre les agences. C’est précisément ici que l’intelligence artificielle s’intègre concrètement à sa feuille de route opérationnelle. Macky Sall a ardemment mis en avant l’IA comme un accélérateur de progrès incontournable pour révolutionner le fonctionnement interne de l’institution. Il a explicitement proposé le déploiement systémique de modèles linguistiques avancés pour assurer des traductions simultanées en temps réel d’une qualité inédite. Cette numérisation innovante du multilinguisme ne vise pas seulement à réduire drastiquement les lourds coûts logistiques liés à l’interprétation. Elle se veut surtout un puissant outil d’inclusion et d’équité, garantissant à toutes les délégations, y compris celles des pays les moins avancés, de participer à armes égales aux négociations les plus techniques.

Cette foi inébranlable dans le potentiel des technologies n’élude cependant pas sa conscience des risques. Durant son audition, le candidat a longuement insisté sur l’absolue nécessité de protéger les droits humains fondamentaux face aux dérives algorithmiques, militant pour une coopération numérique mondiale strictement encadrée afin d’éviter que la technologie ne se transforme en un vecteur d’exclusion supplémentaire ou en une arme de désinformation massive.

Le Sénégal : un laboratoire éprouvé de la souveraineté numérique

La crédibilité de l’argumentaire pro-tech de Macky Sall repose fondamentalement sur ses accomplissements tangibles. Durant ses deux mandats à la tête de l’État (2012-2024), le Sénégal a été audacieusement transformé en un véritable hub technologique pionnier en Afrique de l’Ouest, offrant une vitrine concrète à ses ambitions mondiales. Sous son impulsion, des investissements d’infrastructures stratégiques ont été déployés. En 2021, il a notamment inauguré le Data Center de Diamniadio, une infrastructure physique souveraine dotée d’une capacité colossale de 1000 Téraoctets.

Cette réalisation majeure visait à consolider la dématérialisation complète de l’administration publique et à garantir la résilience numérique de l’État en rapatriant l’hébergement des données vitales des citoyens sur le sol national. Dans cette même ville émergente de Diamniadio, véritable incarnation de sa politique d’aménagement, son gouvernement avait acquis dès 2016 un supercalculateur ultra-performant d’une puissance d’un Pétaflop le plus puissant de la sous-région àl’époque — pour un investissement bouclé de 15 millions d’euros. Dédié au calcul scientifique intensif, cet équipement permet aux instituts de faire tourner des modèles climatiques et agricoles prédictifs. Il s’est accompagné d’un vaste programme de formation de chercheurs en IA, en Big Data et en robotique, offrant à la communauté scientifique ouest-africaine la capacité de résoudre ses propres défis de manière indépendante. L’achèvement du Parc des Technologies Numériques (Senegal Connect Park), conçu pour incuber les startups et attirer les investissements internationaux, vient couronner cette ambition globale de modernité.

Un nouveau multilatéralisme pour le XXIe Siècle

Au moment où la plupart de ses concurrents privilégient des approches purement normatives, institutionnelles ou focalisées sur la macroéconomie classique, la candidature de Macky Sall se distingue par une véritable rupture paradigmatique. En considérant le déficit technologique et l’asymétrie algorithmique non pas comme de simples dommages collatéraux du sous-développement, mais comme les matrices profondes des inégalités contemporaines, il redéfinit intégralement les priorités de la gouvernance mondiale.

En plaçant résolument l’intelligence artificielle, le « right to compute » et l’équité numérique au centre du prochain agenda des Nations Unies, Macky Sall propose de doter le multilatéralisme des armes pacifiques de son époque. Sa promesse est singulière : utiliser l’innovation technologique de pointe, encadrée par une éthique rigoureuse, pour bâtir un monde plus prévisible, plus efficace et profondément plus juste.

(Source : Social Net Link, 30 avril 2026)

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