L’Angola prépare un cadre éthique pour l’intelligence artificielle
mercredi 4 mars 2026
L’intelligence artificielle est en plein boom dans le monde entier. Selon les institutions internationales et les gouvernements, il urge d’encadrer le développement de cette technologie.
L’Angola a officiellement démarré le projet RAM (Readiness Assessment Methodology), une initiative portée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) visant à mesurer le niveau de préparation des États à une adoption responsable de l’intelligence artificielle (IA). L’information émane d’un communiqué de presse publié le mardi 3 mars par le ministère angolais des Télécommunications, des Technologies de l’information et de la Communication sociale.
L’initiative marque le début d’un diagnostic national destiné à évaluer les capacités institutionnelles, réglementaires et techniques du pays face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle. L’objectif est d’anticiper les risques tout en maximisant les opportunités économiques offertes par ces technologies émergentes.
Pour Amanda Mukwashi, coordonnatrice résidente des Nations Unies en Angola, « l’intelligence artificielle représente une opportunité pour accélérer le développement durable, en particulier pour les jeunes ». Et d’ajouter : « sa mise en œuvre doit respecter les droits humains et s’accompagner de mécanismes de régulation et de gouvernance appropriés ».
Cette initiative s’inscrit dans les priorités du Plan national de développement 2023-2027, qui place la transformation numérique au cœur de la diversification économique du pays. Selon Oxford Insights, l’Angola occupait la 147e place sur le plan mondial et la 26e sur le plan continental à l’indice de préparation à l’IA en 2025, avec un score de 27,09 sur 100, derrière les Seychelles et devant la République démocratique du Congo (RDC). Il faut souligner que la moyenne continentale est de 29,12.
La méthodologie RAM permettra d’analyser plusieurs dimensions clés : les infrastructures technologiques, le cadre juridique, les compétences numériques, la gouvernance des données ainsi que les implications sociales et éthiques liées à l’usage de l’IA. L’enjeu consiste notamment à garantir que l’adoption de l’IA respecte les droits fondamentaux, renforce la confiance des citoyens et soutienne l’innovation locale.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 4 mars 2026)
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